Parents & enfants

La majorité des parents américains pensent que leurs enfants sont de gros ingrats

Temps de lecture : 2 min

Sans pour autant désespérer: 96% estiment possible l'apprentissage de la gratitude à la nouvelle génération.

42% des parents sondés déclarent être parfois gênés par l'égoïsme de leurs mouflets. | Hunter Johnson via Unsplash
42% des parents sondés déclarent être parfois gênés par l'égoïsme de leurs mouflets. | Hunter Johnson via Unsplash

Comme tous les quatrièmes jeudis de novembre, les Américains célèbrent aujourd'hui Thanksgiving, une réminiscence des fêtes de la moisson des sociétés paysannes européennes durant lesquelles on remerciait son Créateur pour tous les bienfaits reçus durant l'année. Devenue à peu près laïque –et jour férié depuis 1941– la fête de Thanksgiving est désormais un moment où les États-Unis portent une attention toute particulière à la notion de gratitude.

Mais selon une étude menée par l'hôpital pour enfants C.S. Mott, attaché à l'Université du Michigan, la valeur est en perte de vitesse –du moins pour les 81% de parents d'enfants de 4 à 10 ans interrogés par ce sondage représentatif de la population américaine. Outre cette écrasante majorité pour qui «les enfants d'aujourd'hui ne sont pas reconnaissants de ce qu'ils ont», plus de la moitié des parents (58%) craignent de trop les gâter et 42% déclarent être parfois gênés par l'égoïsme de leurs mouflets.

Des parents qui sont loin de désespérer pour autant, puisqu'ils sont 96% à penser qu'un apprentissage de la gratitude est possible, ce à quoi 63% des sondés s'attellent d'ailleurs quotidiennement. Parmi les techniques les plus courantes, le fait d'apprendre à dire «s'il vous/te plaît» et «merci» ou l'obligation faite aux enfants d'aider aux tâches ménagères familiales.

Bénévolat et assistance à autrui

Parmi les stratégies moins courantes, certains parents demandent à leurs enfants de donner leurs jouets ou leurs vêtements aux bonnes œuvres, d'autres en passent par les prières, actions de grâce et autres bénédicités. Vient ensuite la consigne d'envoyer des cartes de remerciement lorsqu'on a reçu un cadeau et, tout en bout de file (13% des parent sondés disent le faire régulièrement, 26% occasionnellement et 61% rarement), le fait de demander à l'enfant de puiser dans son propre argent de poche pour le reverser aux nécessiteux.

Enfin, les deux tiers des parents déclarent faire participer leurs enfants à des activités de bénévolat ou d'assistance à autrui. Pour la moitié d'entre eux, il s'agit d'aide informelle aux voisins ou aux membres de la famille. Un tiers affirme impliquer ses enfants dans des activités scolaires bienveillantes (collectes de fonds ou journées de nettoyage), 28% le font dans un cadre religieux et 18% au sein d'organisations communautaires.

Inscrivez-vous à la newsletter de SlateInscrivez-vous à la newsletter de Slate

Reste maintenant à mener un autre sondage sur les enfants, dans l'idéal sur le long terme, histoire de mieux jauger de l'efficacité réelle de toutes ces bonnes intentions.

Newsletters

Le parent impatient n'est pas impatient, il est en plein déni de réalité

Le parent impatient n'est pas impatient, il est en plein déni de réalité

Je vais beaucoup mieux depuis que j'ai accepté que l'éducation, c'était cela: répéter.

Quand faut-il emmener son enfant chez le psy?

Quand faut-il emmener son enfant chez le psy?

Les symptômes des bambins, si tant est qu'ils en soient vraiment, expriment souvent des névroses qui ont à voir avec les parents.

Les chambres instagrammables des bébés nuisent-elles à leur développement?

Les chambres instagrammables des bébés nuisent-elles à leur développement?

Le taupe et le crème sont à la mode chez les «aesthetic moms». Ces tons neutres pourraient-ils impacter la vision des nourrissons, à un âge où ils ont besoin de couleurs vives?

Podcasts Grands Formats Séries
Slate Studio