Culture

Queffélec publié malgré lui

Temps de lecture : 2 min

Il trouve le titre -Le Piano de ma mère- ridicule, le livre «désuni», «dommageable» pour lui, et «gênant» vis-à-vis de ses proches. Et à moins d'acheter un à un les 10.000 exemplaires mis en librairie pour les soustraire à la lecture de quiconque, Yann Queffélec ne peut pas faire grand-chose. A part se plaindre d'avoir été publié par les éditions de l'Archipel sans son consentement. «Le livre publié sans que l'auteur soit d'accord! Encore une nouveauté dans l'édition française», ironise Libé.

Mais ironie mise à part, ce serait en effet bien la première fois, en France, qu'un éditeur force ainsi la volonté d'un auteur, et son droit moral. Le prix Goncourt 1985 (pour les Noces barbares) tenait la première version envoyée aux édition de l'Archipel pour provisoire, «nécessitant encore un bon mois de travail». Mais début mai, le Piano de ma mère paraît, sans son accord.

D'après Libé, le patron de L'Archipel, Jean-Daniel Belfond, prétend que l'auteur n'a jamais retourné les épreuves corrigées, malgré demandes réitérées et trois reports de parution. «Le processus éditorial était très avancé. Nous avons été contraints d'agir ainsi. Yann Queffélec est sympathique, mais aussi inconséquent.»

Yann Queffélec critique la relation avec la maison d'édition, où on lui a «beaucoup plus parlé chiffres que littérature». Pour lui, c'est un signe de dérapage du monde de l'édition, atteint de plus en plus par le cynisme:

On ne prend plus le temps de faire mûrir les livres, le commerce prime, il faut faire vite, jusqu'à violer le droit moral.

[Lire l'article sur Libération]

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Photo: Salon du Livre/ Album de Michèle Picasa

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