Monde

Des prisonniers haïtiens tués lors d'une évasion

Temps de lecture : 2 min

prison
prison

La prison de Port-au-Prince n'avait pas été épargnée par le violent tremblement de terre qui avait balayé Haïti le 12 janvier et près de 4.000 prisonniers avaient fui le bâtiment après son effondrement. Mais dans le reste du pays, les prisons surpeuplées et endommagées ont connu des émeutes dues aux conditions de détention des détenus et à la peur des répliques.

Une enquête parue dans le New York Times mardi 25 révèle une «bavure» à la prison de Les Cayes que la mobilisation autour des sinistrés du séisme avait en grande partie masquée jusqu'à aujourd'hui. Dans les cellules où était entassés 467 prisonniers, terrorisés pour certains par les répliques du séisme, une rébellion s'était organisée:

Le plan d'évasion, déclenché le 19 janvier par l'attaque sur un garde, s'est avéré être un échec. Des officiers de police haïtiens et des Nations unies encerclant la prison, les détenus n'avaient aucune issue.(...) Après l'assaut de la police haïtienne sur le bâtiment, des dizaines de prisonniers furent tués et blessés, leurs corps éparpillés dans la cour et les cellules.

Si l'information ne surgit que quatre mois après l'évènement, c'est, explique le Nouvelobs, en partie dû au retard de l'enquête après l'effondrement des bâtiments de l'ONU et les pertes importantes qu'a connu l'organisation.

[Lire l'article du New York Times ici, celui du Nouvel Obs ]

LE DOSSIER DE SLATE SUR LE SÉISME À HAÏTI

Vous souhaitez proposer un lien complémentaire sur ce sujet ou sur tout autre sujet d'actualité? Envoyez-le à infos @ slate.fr

Photo: Port-au-Prince, le 16 janvier. REUTERS/Eric Quintero-IFRC

Slate.fr

Newsletters

Le travail de sape d'Orbán pour pousser Soros hors de Hongrie

Le travail de sape d'Orbán pour pousser Soros hors de Hongrie

Les fondations du milliardaire-philanthrope américano-magyar quittent Budapest où elles travaillaient depuis 1984. Un départ accéléré par vingt-quatre mois d’intense campagne gouvernementale anti-Open Society.

À San Francisco, des équipes médicales vont aller soigner les toxicomanes directement dans la rue

À San Francisco, des équipes médicales vont aller soigner les toxicomanes directement dans la rue

On leur administrera notamment de la buprénorphine, plus connue sous le nom de Suboxone.

En Irlande du Nord, une mère emmène son fils se faire tirer dessus

En Irlande du Nord, une mère emmène son fils se faire tirer dessus

Dans les faits, la guerre est finie. Dans les têtes et les réflexes sociétaux, pas encore.

Newsletters