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À l’approche de Noël, les industries vietnamiennes tentent de convaincre les ouvriers de revenir travailler 

Temps de lecture : 2 min

Le Vietnam est l’un des plus grands fournisseurs de vêtements et chaussures au monde mais suite à l'épidémie de Covid, beaucoup d'employés ont démissionné.

21 septembre 2021, des travailleuses d'une usine Maxport à Hanoï.
| Nhac NGUYEN / AFP
21 septembre 2021, des travailleuses d'une usine Maxport à Hanoï. | Nhac NGUYEN / AFP

À l’été 2021, le Vietnam, jusqu'alors épargné par la pandémie de coronavirus, subit une vague épidémique très difficile. Le pays se confine. L’usine de fabrication de baskets Adidas, Converse et New Balance où travaille Thu Trang ferme ses portes au public. Elle partage avec ses collègues un appartement exigu et a du mal à se nourrir. À la fin des trois mois de restrictions, elle décide de rejoindre sa campagne natale. Son manager s’empresse de lui proposer de revenir travailler à un meilleur taux horaire.

Elles sont nombreuses les ouvrières du textile comme Thu Trang, qui refusent de revenir travailler à Ho Chi Minh ville, peut-on lire dans le New York Times. Ainsi, certaines enseignes de textile et chaussures ont pris de longues semaines de retard de production. Deux journalistes basées en Asie du Sud-Est décortiquent les causes de cet abandon des travailleurs et travailleuses.

Le 3 sur place

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En 2020, fort de son contrôle épidémique réussi, le Vietnam avait réalisé la plus haute croissance économique du continent asiatique (2,9%). Puis le variant Delta est arrivé. Les autorités de la ville d’Ho Chi Minh ont alors suggéré aux gestionnaires des usines de proposer aux ouvriers de faire le «3 sur place»: manger, vivre et travailler à l’usine.

Dans l’urgence, certains patrons n'ont pas su fournir un lieu de vie décent: sous tente, sur le parking de l’usine, sans suffisamment de toilettes, etc. Les travailleurs se sont contaminés et beaucoup d'usines ont fermé. Ainsi, des milliers d’employés ont été laissés sans revenus. Pendant le confinement, entre juillet et septembre, 1.3 million d’ouvriers ont quitté Ho Chi Minh ville et Binh Duong. À la levée des restrictions en octobre, des centaines de milliers ont suivi. La masse ouvrière présente à Ho Chi Minh ville pourrait avoir diminué de 46% selon certaines estimations. À celles et ceux qui souhaiteraient revenir, les usines proposent d’augmenter les salaires et les autorités locales offrent de fournir un moyen de logement et de transport le premier mois.

Certaines grandes enseignes américaines tentent d’encourager le gouvernement à fournir un meilleur accès à la vaccination –seulement 29% de la population a terminé son parcours vaccinal. Elles espèrent ainsi faire revenir les ouvriers dans un environnement plus sécurisant.

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