Santé / Sciences

Un traitement efficace à l'essai pour lutter contre un cancer rare du cerveau chez l'enfant

Temps de lecture : 2 min

La combinaison de deux médicaments jugés sûrs contre d'autres cancers serait la recette miracle pour vaincre la tumeur DIPG.

Le gliome portique intrinsèque diffus (DIPG) est une tumeur cérébrale rare, à la croissance rapide, qui évolue chez les enfants. | National cancer institute via Unsplash
Le gliome portique intrinsèque diffus (DIPG) est une tumeur cérébrale rare, à la croissance rapide, qui évolue chez les enfants. | National cancer institute via Unsplash

Le gliome portique intrinsèque diffus (DIPG) est une tumeur cérébrale rare, à la croissance rapide, qui évolue chez les enfants. Capable de muter et d'évoluer pour résister au traitement, elle n'est pour l'instant pas guérissable. Mais les médecins de l'Institute of Cancer Research (ICR) sont sur une piste qui semble efficace. Leur remède fait appel à la bithérapie: il s'agit de combiner deux médicaments qui ont déjà reçu une approbation.

L'équipe de recherche a associé le médicament d'un cancer contre la peau avec un traitement contre le cancer du sang. Cette utilisation conjointe s'avère «prometteuse», selon les experts en cancérologie qui ont révélé leurs résultats dans la revue Cancer Discovery.

De l'espoir à faire valider en laboratoire

Après avoir étudié la manière dont la tumeur DIPG mute pour lutter contre les traitements à un seul médicament, explique le professeur de biologie des tumeurs cérébrales pédiatriques à l'ICR, Chris Jones, l'équipe a pu identifier «ce que nous espérons devenir un nouveau traitement combiné efficace pour cette terrible maladie».

La combinaison médicamenteuse se compose du dasatinib pour la leucémie et du trametinib pour le mélanome. Ensemble, ils ralentissent la croissance des tumeurs DIPG. Cette technique de bithérapie «a eu un effet beaucoup plus important que ce à quoi on aurait s'attendre en additionnant les effets des deux médicaments», ajoute le professeur. Ce traitement actuellement à l'essai a réduit de plus de 60% la croissance des cellules cancéreuses DIPG cultivées sur du tissu cérébral de souris.

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Prochaine étape: la validation en laboratoire. «Mais, parce que nous utilisons des médicaments approuvés que nous savons sûrs, nous espérons qu'il ne faudra pas trop de temps avant que le nouveau traitement entre dans les essais cliniques», conclut Chris Jones.

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