Parents & enfants / Sciences

Le risque d'obésité décroît chez les bébés qui font bien leurs nuits 

Temps de lecture : 2 min

Les nouveau-nés dormant plus longtemps et se réveillant moins souvent semblent mieux réguler leur appétit.

Une heure de sommeil supplémentaire entre 1 et 6 mois serait associée à une baisse de 26% du risque de surpoids. | hessam nabavi via Unsplash
Une heure de sommeil supplémentaire entre 1 et 6 mois serait associée à une baisse de 26% du risque de surpoids. | hessam nabavi via Unsplash

On sait depuis longtemps que bien dormir la nuit est vital, au sens strict. Mais peu d'études s'étaient pour le moment penchées sur la qualité du sommeil durant les premiers mois de la vie et ses conséquences sur la santé des enfants. Une étude publiée le 22 octobre dans la revue spécialisée Sleep tend à montrer que les nouveau-nés dormant le plus longtemps et sans réveils intempestifs sont mieux protégés contre le surpoids et l'obésité.

En l'espèce, ce travail mené par des chercheurs du Brigham and Women's Hospital, le deuxième plus grand hôpital universitaire de la faculté de médecine de Harvard, conclut qu'une heure de sommeil supplémentaire entre 1 et 6 mois est associée à une baisse de 26% du risque de surpoids à cet âge. En outre, moins le sommeil est agité, mieux c'est: un écart-type de sommeil continu en plus, c'est 16% de risque en moins.

Corrélation

L'étude porte sur 298 bébés nés au Massachusetts General Hospital entre 2016 et 2018. Les mesures objectives ont été recueillies par un capteur actigraphique placé à la cheville.

Une fois obtenues sur trois nuits consécutives à 1 et 6 mois, ces données ont ensuite été complétées par les horaires de sommeil et d'éveil que les parents avaient pour consigne de noter dans un journal de bord. Pour déterminer la masse corporelle des bébés, les scientifiques ont mesuré leur taille et leur poids et les ont classés en surpoids si le chiffre était supérieur ou égal au 95e percentile des courbes de croissance de l'Organisation mondiale de la santé.

Inscrivez-vous à la newsletter de SlateInscrivez-vous à la newsletter de Slate

Si l'étude ne permet pas de préciser la nature de la corrélation –et rien ne dit qu'elle soit causale– les scientifiques soupçonnent que des nuits plus longues et plus calmes favorisent des pratiques alimentaires plus régulières et une meilleure gestion de la faim, autant de facteurs protégeant des excès. Raison pour laquelle, s'ils entendent compléter leurs observations par des données à plus long terme et plus démographiquement représentatives, ils conseillent d'ores et déjà de ne pas laisser les bébés accéder à leur biberon une fois mis au lit.

Newsletters

Affirmant qu'elle n'aurait jamais dû naître, une femme gagne un procès contre son médecin

Affirmant qu'elle n'aurait jamais dû naître, une femme gagne un procès contre son médecin

Elle recevra plusieurs millions d’euros de dommages et intérêts.

Fille ou garçon, et si c'était la pollution?

Fille ou garçon, et si c'était la pollution?

Selon une étude portant sur d'énormes bases de données américaines et suédoises, la proportion de bébés humains mâles et femelles a davantage à voir avec l'arsenic dans l'eau qu'avec la saison ou la météo.

Le parent impatient n'est pas impatient, il est en plein déni de réalité

Le parent impatient n'est pas impatient, il est en plein déni de réalité

Je vais beaucoup mieux depuis que j'ai accepté que l'éducation, c'était cela: répéter.

Podcasts Grands Formats Séries
Slate Studio