Société

Après avoir emménagé chez leurs parents pendant la pandémie, ces adultes font le bilan

Temps de lecture : 2 min

Leurs fortunes furent diverses.

En juillet 2020, 52% des Américain·es âgé·es de 18 à 29 ans habitaient avec l'un de leurs parents. | Hillary Peralta via Unsplash
En juillet 2020, 52% des Américain·es âgé·es de 18 à 29 ans habitaient avec l'un de leurs parents. | Hillary Peralta via Unsplash

The Guardian s'est intéressé au cas de ces jeunes adultes qui, à l'annonce du premier confinement, ont filé retrouver leurs parents. Sans doute pour pouvoir passer cette épreuve à plusieurs et pouvoir se soutenir moralement entre proches, mais aussi pour profiter d'un logement plus spacieux que leur petit appartement de célibataire. En Grande-Bretagne, 3,5 millions de jeunes gens auraient fait ce choix.

Jamais il n'y avait eu, en tout cas depuis la Grande Dépression, autant d'adultes vivant avec leurs parents. C'est en tout cas ce qui a été constaté aux États-Unis, une étude ayant montré qu'en juillet 2020, 52% des Américain·es âgé·es de 18 à 29 ans habitaient avec l'un de leurs parents, ou les deux.

Pour autant, la pandémie ne semble pas avoir marqué une modification profonde du rapport à la famille et de la définition d'un foyer. La vie dite normale ayant plus ou moins repris ses droits, les jeunes adultes qui avaient emménagé avec leurs parents ont, pour la plupart, repris leur indépendance dès que cela a été possible. Seul·es celles et ceux qui avaient perdu leur emploi entre temps ont parfois consenti à rester un peu plus longtemps auprès de leurs parents.

Bilan contrasté

Le bilan de cette phase de cohabitation est assez mitigé. La majeure partie des jeunes adultes s'accorde à dire qu'elle a économisé pas mal d'argent en cessant de payer une location onéreuse et en se faisant héberger gratuitement par son parent A et/ou son parent B, mais certain·es jurent qu'on ne les y reprendra pas, même en cas de nouvelle pandémie. Vivre avec d'autres adultes, c'est devoir composer avec leurs règles, perdre en indépendance, et se prendre la tête pour savoir qui n'a pas accompli telle tâche ménagère ou qui a fait trop de bruit en se couchant trop tard.

L'article donne des exemples de cohabitations qui se sont merveilleusement déroulées, sous le signe d'une complicité de tous les instants. Pour certaines personnes interrogées, vivre au plus près de leurs parents pendant plusieurs mois a été l'occasion de les découvrir ou de les redécouvrir vraiment –ce qu'un week-end passé ensemble de temps à autre ne donne pas réellement le temps de faire.

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Pour des exemples aussi contrastés que possible de ce que la cohabitation (plus ou moins) forcée peut créer, on vous suggère un visionnage de la série Canal+ 6 X Confiné·e·s, qui montre qu'il est parfois plus sage de rester en solo chez soi –mais que certaines alchimies peuvent miraculeusement avoir lieu.

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