De l'agriculture au logiciel libre (et autres propositions)
100 milliards, c'est la somme que doit rassembler la France pour combler son déficit budgétaire. Mission impossible? Nous attendons vos propositions.
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Le 20 mai, à l'occasion du deuxième volet de la conférence exceptionnelle sur la réduction des déficits, le ministère de l'Economie a annoncé le montant de la facture. Pour que la France bouche son trou budgétaire abyssal, il va falloir réunir 100 milliards d'euros d'ici 3 ans. Pour une bonne partie de la classe politique et un grand nombre d'économistes, c'est un défi impossible à relever. Aux yeux du président de la commission des Finances, Jean Arthuis, il faudrait «au moins quatre ou cinq ans» pour y parvenir.
Devant cette somme babylonienne, où trouver les fonds? Christine Lagarde l'a annoncé, il va falloir gratter les «fonds de tiroir». Peu ou prou, cela représente le coût du plan de sauvetage pour la Grèce, une fois et demi le budget annuel de l'Education nationale, trois fois celui du programme de développement du Rafale.
Et vous, où suggérez-vous d'aller chercher un tel pécule? Envoyez-nous vos propositions à 100milliards @ gmail.com, nous publions au fur et à mesure les plus intéressantes (celles-ci doivent être chiffrées, étayées et argumentées).
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Damien Chenel pense avoir trouvé 35 milliards d'euros, le tiers de la somme, à travers six mesures fiscales, qui s'appuient sur le rapport de la Cour des comptes:
- Supprimer le taux réduit de TVA sur les matériaux en cas de rénovation rapporterait 1 milliard d'euros.
- Supprimer l'abbatement de 10% pour frais professionnels applicables aux pensions de retraite rapporterait 2,7 milliards d'euros.
- Supprimer les avantages fiscaux consentis pour investissement dans les DOM-TOM rapporterait 3,5 milliards d'euros.
- Supprimer l'exonération d'imposition des plus-values de cession de filiale rapporterait 12,5 milliards d'euros.
- Supprimer l'avantage fiscal attribué en cas de remplacement de sa chaudière rapporterait 2,8 milliards d'euros.
- Faire une évaluation très précise de l'utilité des différentes agences gouvernementales (Agences françaises pour les investissements internationaux...), offices publics (ONIC, ONF, Pôle Emploi, etc.), autorités (Halde...) etc. dont la gestion me semble opaque. Vu la forte croissance de leurs effectifs et la faiblesse du contrôle exercé par leur ministère de tutelle, je ne serai pas étonné que l'Etat puisse y trouver 2,5 milliards d'euros.
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Eric Janton a d'autres propositions, libertariennes (pour les moeurs), protectionnistes ou ultra-keynésianistes (pour le volet financier). Il propose de «légaliser le cannabis, les maisons closes, d'amnistier les Français ayant déposé de l'argent dans des paradis fiscaux en échange du rapatriement des fonds, de taxer les produits fabriqués en dehors de l'UE (en abaissant de 10 points celle de ceux qui sont fabriqués au sein de l'Union et en accordant une diminution d'impôts aux contribuables qui consomment du «made in France»)». Il préconise également «d'augmenter les salaires de 10%, de diminuer celui de Nicolas Sarkozy, du Premier ministre, des ministres, des députés, sénateurs et hauts fonctionnaires, de nationaliser les banques, de taxer les transactions boursières - même faiblement». Nous étudions encore l'idée de «planter du pavot et inonder le marché anglais»...
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PG pense également qu'il faut taxer les transactions boursières, pour «punir ceux qui nous ont mis dans cette situation». Il rappelle qu'à Paris, «on échange entre 2 et 5 milliards d'euros par jour, 220 jours par an, soit 770 milliards d'euros par an en moyenne. Si on taxe chaque euro de 4,3 centimes d'euros, on arrive à 99 milliards en trois ans, sur une base de 2.310 milliards».
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Dans un mail, Pierre Pelissier suggère quant à lui de «relancer le débat sur l'impôt proportionnel et l'impôt progressif, en étendant la progressivité non seulement aux impôts proprement dit mais aussi aux cotisations sociales et aux cotisations de retraite». A ses yeux,il n'est pas choquant de cotiser pour la Sécurité sociale, le chômage et les retraites au prorata de ce que l'on gagne, en franchissant des paliers de 2 à 5%. «Selon des simulations qui demeurent à réaliser, je ne crois pas stupide d'atteindre 33 milliards par an et 99 en trois ans, écrit-il. Il n'y aurait d'ailleurs aucune raison de stopper ce principe une fois le but atteint...»
Dans un autre registre, il évoque une «rationalisation» et une «mutualisation européenne» des dépenses militaires. Il nous promet de «revenir avec plus d'arguments millimétrés» quand il aura «fait mouliner la calculette».
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Pour Sébastien Le Gall, il faut lancer le débat sur les intérêts bancaires, «ne serait-ce que par respect pour les générations suivantes». Notre internaute rappelle qu'il s'agit du deuxième budget annuel de la France, après la Défense mais avant l'éducation nationale ou la santé. «On arrête de verser cet argent (40 milliards d'euros tous les ans) avant que cela ne prenne des proportions inouïes, écrit-il. On emprunte désormais à la Banque de France. Avec un taux nul.» Depuis la réforme bancaire entreprise sous Pompidou et matérialisée par Valéry Giscard d'Estaing, la France ne peut plus agir de cette façon, «qui risquerait de nous ramener à une situation d'inflation semblable à celles des années 50» selon l'ancien président de la République.
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Laurent Georges, de son côté, suggère une réforme des «régimes très spéciaux», notamment celui des parlementaires. «Ceux-ci paient une cotisation ridicule de symbolique de 0,5% de leur revenu pour avoir droit à une retraite extrêmement avantageuse, nous écrit-il. Quelques dizaines de millions d'euros à économiser de ce côte-là.»
De manière plus inattendue, il suggère la «suppression des remboursements de TVA et les notes de frais relatives aux déjeuners d'affaires. Il est quand même assez incroyable d'imaginer que des centaines de milliers de repas sont passés chaque année en notes de frais et donc en partie remboursés avec l'argent du contribuable alors qu'un nombre assez conséquent d'entre eux sont de simples déjeuners entre "collègues" à partir d'une certaine position dans une entreprise mais également le fait qu'une très grosse partie de ces repas se font entre personnes ayant un niveau de vie n'ayant rien de commun avec le français lambda. Où est la justification?»
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Pour cogito, il faut stimuler le secteur primaire:
Reduire les depenses onéreuses ne suffit plus, il faut faire des sacrifices obligés et vendre des biens de l'Etat. Mais le plus important, qui pourrait rapporter gros, serait d'autoriser les gens à construire sur les terrains agricoles moyennant une taxe calculée au prorata du metre carré construit. Un hectare de terrain agricole vaut en moyenne entre 3.000 et 10.000 euros en fonction des regions. Avec un permis de construire, le prix sera augmenté facilemment de 50.000 euros à 200.000 euros en fonction des regions. 500.000 permis de construire sur des terrains de loisirs et agricoles taxés en moyenne de 100.000 euros (prix d'un terrain constructible dans une ville moyenne) rapporteraient 50 milliards d'euros. Cela permettrait en outre à de nouveaux agriculteurs de s'installer sur de nouvelles exploitations, et d'attirer des gros investisseurs qui régleront le problème de la disparition des villages agricoles en les remplaçant par le tourisme rural.
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Comme une mise en abyme à notre article collaboratif, Bertrand Jubault avance l'idée d'une «initiative populaire» qui s'appuierait notamment sur les réseaux sociaux pour «fédérer toutes les énergies positives». Il cite en exemple le fameux slogan des années 70, «en France, on a pas de pétrole mais on a des idées» et suggère la création d'un «site participatif». En outre, il suggère que l'administration française adopte enfin le logiciel libre au quotidien, «aussi performant et moins cher qu'un logiciel propriétaire».
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Georges Demier pose la question, «pourquoi ne pas rétablir la vignette sur les véhicules à moteur?» En 2007, le parc automobile recensait 37 millions de véhicules, auxquels il faut ajouter 3 millions de deux-roues, sans compter les bicyclettes. Il suggère une taxation comme suit, qui rapporterait 5 milliards de dollars:
- 300 euros par an pour un véhicule utilitaire
- 100 euros pour un véhicule personnel
- 30 euros par deux-roues
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Outre les propositions les plus sérieuses, vous avez été nombreux à nous souffler des recommandations farfelues, parfois drôles, souvent hilarantes. Il aurait été dommage de ne pas en garder un florilège:
- Sur le blog Warrant Marrant («l'économie est une comédie dramatique»), propose un remède en vidéo: façonner la «dream team des traders».
- Faire s'accoupler Tony Musulin & Bernard Madoff, cloner en grande quantité la progéniture et la repartir un peu partout sur le globe (de préférence non-loin d'une bourse ou d'un fourgon) (Kevin Desbonnes, sur Facebook)
- Supprimer le statut de docker, les haras nationaux, des cours de musique au collège, des orchestres philarmoniques et de l'Académie française («qui coûte trop cher en frais d'obsèques») (le bien-nommé jcroispas, dans les commentaires)
- Emprunter à la Grèce (étant donné le nombre d'occurences, il s'agit visiblement d'un running gag)
Photo: Des euros grecs / REUTERS, Yiorgos Karahalis
Mis à jour le 26/05/2010 à 18h36










































Dans les poches des banquiers à qui on a récemment distribué bien plus pour subvenir aux conséquences de leurs erreurs...
Je rigole mais après tout il ne faudrait pas oublier d'ou viennent les problèmes économiques actuels et demander à tous ces gens d'assumer leurs erreurs plutôt que de continuer à s'auto-distribuer de larges bonus comme si de rien n'était...
c'est de voir avec quelle rapidité les banques, à l'origine plus ou moins des problèmes que rencontrent aujourd'hui des millions de personnes dans leur quotidien, ont remboursé capital et intérêts...
Cet argent, alors qu'elles étaient exsangues, viendrait de nos poches que je n'en serais pas autrement surpris...
Mais si on parle de taxer les transactions boursières de ces organismes si brillants pour se redresser en un temps record...
On vit dans un monde d'......, et j'ai l'impression qu'il va falloir faire avec...
Je me souviens d'un dessin paru dans le canard enchainé au début des années 90. On y voyait E. Balladur avec un sceptre à la main dont seul l'index était dressé.
la légende était la suivante :
"j'hésite entre l'impôt direct et l'impôt indirect."
Je crois qu'on a eu les deux...
Et je voudrais dire aux utopistes auteurs des suggestions qu'au début des années 70 c'était la Banque de France qui créait la monnaie dont notre état avait besoin, pas des entreprises privées à but lucratif.
Posez vous la question du total des intérêts que nous avons payés chaque année depuis 37 ans et souvenez vous du dessin d' Édouard...
Comme mes idées ne sont pas chiffrées ni chiffrables je vous les livre en vrac et pour rire:
Après tout cela ne fait guère que 1600 euros par sujet de la présipauté donc ma proposition numéro un: un emprunt d'état, fort bien expliqué par l'économiste Fernandel...
http://www.youtube.com/watch?v=i1Si2DEmogg
Proposition numéro 2: revendre des petites culottes usagées de Carla Bruni-Sarkozy à des hommes Japonais obsédés, mais pourrons nous fabriquer assez de culottes pour répondre à la demande c'est la vraie question ?
Proposition numéro 3:
Faire payer 10 euros le droit de mettre une baffe à un élu quelconque, 100 euros pour un député, 1000 pour un ministre, 10000 pour baffer Sarko, le trou pourrait se boucher plus vite que prévu...
Proposition numéro 4:
Conjonction de la technique des grains de riz et de la fierté nationale:
On va voire le pays le plus pauvre et on lui demande 1 euro, ils ne peuvent pas refuser... On va voir le deuxième pays le plus pauvre et on lui demande le double: 2 euros en insistant sur le fait que le pays plus pauvre que lui nous a donné, etc, etc... comme aux dernière nouvelles il y avait 226 pays dans le monde on finirait en théorie avec 2 exposant 226 euros soit beaucoup mais alors beaucoup plus qu'il n'en faut...
proposition numéro 5:
on demande 100 milliards en petites coupures à Israel sinon on refile la bombe à l'Iran (la nucléaire pas Carla...)
proposition numéro 6:
on emprunte 100 milliards à la Grèce !!!
proposition numéro 7:
on demande 100 milliards en petites coupures à Israel sinon on leur donne le porte-avion Charles de Gaulle !
Il s'agit de 100 milliards PAR AN qu'il faut trouver! Tes propositions ne peuvent servir qu'une seule fois j'en ai peur...
Excellentes ces propositions. Et en plus ill y en a déjà pour 7 ans. Si l'on maintien la proposition pour baffer Sarkozy, je pense que ça peut tenir très longtemps :)
Plus sérieusement, il s'agit de 100 milliards sur 3 ans soit 33.3 milliards par an. A moins que la question soit mal écrite.
Non non il s'agit bien de redresser la barre de 100 milliards/an, d'ici 3 ans.
Le calcul est simple: le PIB de la France est de 2000 milliards d'€: on veut passer d'un budget en déficit de 8% du PIB (soit 160 milliards) cette année à un budget en déficit de 3% du PIB (soit 60 milliards) en d'ici 3 ans.
Le solde est donc bien une différence de 100 milliards PAR AN entre le budget 2013 par rapport au budget 2010!
Aucun poste individuel ne pourra permettre de trouver 100 milliards, mais les milliers de gaspillages de la puissance publique et des collectivités territoriales sont depuis des décennies à l'origine de notre dette actuelle!
Alors penchez-vous sur les dépenses injustifiées des administrations et collectivités, les abus de ceux qui vivent aux frais de la princesse, les cumuls de fonction ou emploi-retraite abusifs, les évadés fiscaux, les voyages d'agrément des conseillers généraux, certains abus du bouclier fiscal, les femmes de ministres qui déclarent leurs revenus à l'étranger, les inspecteurs des Finances qui touchent leur retraite alors qu'ils n'ont jamais mis les pieds à l'Inspection des Finances...des milliers de postes qui créent ces déficits!
Un exemple dans "Le Point" de cette semaine:
M. Benyamine, 77ANS, dirige le Defi, outil de promotion de la mode et de l'habillement, qui rackette les entreprises du secteur et dépend de M.Estrosi.
M.Benyamine a déjà une retraite de haut fonctionnaire et reçoit pour sa prestation au Defi, sûrement exceptionnellement brillante, 160 000 euros par an, qui s'ajoute bien sûr à sa retraite!
C'est sûrement normal, M.Estrosi!
Mais ces structures parasites, qui ne servent qu'à recaser des vieux serviteurs de l'Etat souvent déjà retraités, sont des centaines, peut-être plus!
La crise a débuté il y a plus de 2 ans, M.Sarkozy est là depuis 3 ans , et de toute urgence, on s'aperçoit AUJOURD'HUI, qu'il faut réduire les dépenses de l'Etat!
Soyons sérieux, car vous ne l'êtes pas et cessez de prendre vos citoyens pour des imbéciles!!
Et au lieu d'une ministre de l'Economie qui saute comme un cabri en disant en boucle:" La France s'en sort mieux que les autres" et "L'euro n'est pas en danger", quand Mme Merkel dit le contraire, nommez un(e) Ministre des Economies!
Supprimer le Sénat et le conseil général
Douloureuses ou non les economies à venir seront un choix de societe.
- Supprimer les départements et les fonctionnaires qui vont avec. Tous les postes redondants entre region et departement,
- limiter de fait les elus senateurs et parlementaires,
- Faire un prelevement à la source, avec un impot sur le revenu de nouveau payer par tous.
Allucinant quand on y pense que l'impot sur le revenu deviennent presque un impot pour les plus riches...
Faire payer tout le monde de façon progressive.
Que le plus pauvre paye un euro et ainsi de suite.
L'argent recuperer pourrait etre enorme.
- On parlait de supprimer la citoyennete francaise pour certains delits, je propose de la supprimer à tout ceux qui ne declarent pas leur revenu en France, ce qui veut dire bien sur leur supprimer le droit à la sante rembourse et autres droits liés au "pacte social".
A mon sens avec tout cela on devrait economiser quelques milliards.
Rajouter à cela un arrêt total de creation de fonctionnaire, n'engageons plus qu'avec des contrats classiques cdi au meme titre que le privee, et on aura meme gagner en flexibilite au sein de l etat.
Bref y a de quoi faire, mais comment le faire est le plus gros soucis, car avec le corporatisme et l'egoisme francais on est plutot mal barre.
Les actuels bénéficiaires de retraites et leur suite immédiate ont "massacré" leurs enfants en manquant à leur devoir de transmission et d'éducation et par un égoïsme capitalistique les invitant à préférer les performances de leurs SICAV à l'emploi des générations à venir, leurs enfants chômeurs justement.
Qu'ils participent donc à l'effort financier nécessaire à maintenir ce système !
Avec un peu de chance, les jeunes actuels comprendront que le meilleur investissement pour leur retraite, est de s'occuper dignement de leurs progéniture...
Je préfèrerais payer moins d'impôts en partant de zéro, plutôt que d'observer des héritiers fénéants qui se gavent d'argent qu'ils n'ont pas gagné.
On laisse une franchise sur les successions jusqu'à 50.000 euros (comme les donations), 20% de taxes jusqu'à 200.000 euros, 40% jusqu'à 1 million et 60% au delà.
Les cartes seraient (un peu) rebattues à chaque génération, et ça redonnerait du sens à l'Égalité.
Par ailleurs, mélanger les impôts et taxes directs et les rendre à nouveau progressifs. A ce sujet, je suis pour le prélèvement à la source, qui rend les impôts indolores et évite aux démago de les baisser pour gagner des voix, sans même tenir comtpe de l'état des finances publiques.
Et évidemment, on suprime le scandaleux et inefficace bouclier fiscal.
Contre la fraude : réserver le droit de vote à ceux qui payent leurs impôts en France.... et tous nos sportifs et chanteurs radins deviendront suisses (le message sera clair pour les fans) ou alors ils reviennent payer des impôts chez les fans qui ont fait leur fortune!
Supprimer l'exonération d'impôt sur les intérêts et plus-values des assurances-vie de plus de 8 ans : 3,2 milliards d'euros.
Repasser la TVA dans la restauration à 19,6 % : 3 milliards d'euros.
Passer la TVA de 19,6 à 20 % : 1,5 milliard d'euros.
dans les propositions des commentaires précédents !
"réserver le droit de vote à ceux qui payent leurs impôts en France" : C'est une bonne proposition, mais je doute qu'elle entraine réellement un gain quelconque.
Il est clair que la restauration n'a pas jouer le jeu. Moins 1€ sur 3 plat à 20€, on se demande s'ils se foutent pas de la gueule de leur client. A faire ça, autant ne même pas le mettre sur la carte...
J’aurai plutôt mis la restauration rapide à 19.6 afin d'équilibrer la concurrence dans le secteur.
Mettre sur TOUTES les niches fiscales un dégrèvement progressif avant retour à la normale. L'état doit aider à se restructurer dans un secteur, par le porter à bout de bras sur le dos des contribuables. >> 60 milliards sur 5 à 10 ans par an
D'accord pour la restauration rapide à 19,6, mais ça ne rapportera pas énormément...
On peut faire plein de "petites" économies partout :
- supprimer les pièces d'un et deux cents : 100 millions d'euros
- fusionner les allocations familiales et le complément familial avec le quotient familial de l'impôt sur le revenu : le salaire d'une partie du personnel des CAF
- cesser le remboursement très partiel des actes médicaux dispensés par des médecins non conventionné par la CNAM : quelques centaines de milliers d'euros
Etc, etc...
En fait, il y a eu un combat de 15 ans des politiques parce que la restauration rapide est passé à 5.5% et pas l'autres.
Au lieu de réduire à 5.5% le tout, ils auraient faire en sorte que toute la restauration passe à 19.6%
D'ailleurs, quand la restauration rapide est passé à 5.5%, il n'y a eu aucune réduction de prix... simplement des menace d'augmentation si la TVA n'était pas réduite.
A l'heure de la 'contre-malbouffe', c'est un tournant qu'aurait du tenter le gouvernement... et doit tenter les gourvernement à venir.
Les rapports de la dernière décennie pourraient donner des pistes intéressantes!
Surtout ne pas créer une Xième "commission Attali", M.Attali, pour ceux qui l'auraient oublié, est un de ceux qui ont commis le programme socialiste ayant envoyé la France dans le mur en 1983!
Supprimer tous les "comités Theodule" qui coûtent des fortunes en rapportant peu, et les remplacer par une équipe impartiale chargée d'identifier les gisements d'économies dans la gestion publique.
Parmi les suggestions simples , déjà proposées:
--La TVA gargotes , 12 milliards en 3 ans, d'autant que le milieu de la restauration ne doit pas être un exemple en matière de transparence des revenus!
--Les avantages sur heures sup', 13 milliards sur 3 ans, sont un peu surprenants en période de fort chômage!
Soit 25 milliards pour deux mesures!
--Et puis, j'oubliais, la réduction "symbolique" de salaire des ministres, proposée par Mme Pécresse: je trouve que, pour se moquer des citoyens, en particulier des bas salaires et des chômeurs, rien n'égale une bonne diminution "symbolique" des salaires de nos élites!
"220 jours par an, soit 770 milliards d'euros par an en moyenne. Si on taxe chaque euro de 4,3 centimes d'euros, on arrive à 2.310 milliards en trois ans".
Petite erreur de calcul, ça fait plutot 99 milliards. Ca reste intéressant. Sauf que taxé a 4,3% il n y a plus aucun échange boursier...peut être une erreur de virgule...100 fois moins ça paraitrait réaliste.
Avant de taxer encore plus le cochon de payeur, personne n'évoque les économies que l'on peut et doit faire sur un budget de l'état de 412 Md€ annuel. Personne (excepté la cour des comptes) ne veut s'attaquer à la gabegie de l'administration et notamment de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur, administration dont le budget annuel de 46 +61,5 Md€ (soit 107,5 Md€) est calamiteux, et que la cour des comptes a sanctionné dans un rapport récent.
Un objectif simple : 10% d'économie soit 41 Md€/an...
Sans compter les autres prébendes et sinécures : missions colloques séminaires à l'étranger, chauffeurs, notes de frais, avions privés, etc...
Jackpot
Waou, ça c'est une bonne idée et super neuve.
Bon, je suis un peu étonné de la référence à la Cour des Compte qui disait dans le dernier rapport présenté par Philippe SEGUIN que supprimer 30000 emplois par an n'était possible qu'en alignant des chiffres (logique comptable). La réalité est que ces emplois sont utiles, que l'augmentation des effectifs correspond à l'augmentation de la population et des nouvelles missions qui ont été données par le Parlement (les représentants de la nation, c'est à dire nous tous !) à la Fonction Publique, et que les suppressions d'emplois effectuées depuis 2007 mettent gravement en danger la cohésion de nos services et ne sont pas pour rien dans la perte de confiance dans la Fonction Publique constatée depuis peu.
C'est sur que si l'on supprime les missions, là je suis d'accords, on pourra supprimer facilement 10% des dépenses. Alors on supprime quoi? L'éducation par classe de 30 pour passer à des classes de 35? La police? Les tribunaux? Les hôpitaux? ...
Vous avez raison, il y a clairement des gabegies énormes ! :)
Est-ce que l'informatisation des services de l'état et des collectivités territoriales a été menée à bien ? Pas vraiment; Et plutîot qu'une logique comptable de supprimer un fonctionnaire sur deux, il vaudrait mieux se pencher sur les endroits en sur-effectif (assez nombreux) et ceux en sous-effectif (celà existe aussi).
le problème est que réorganiser la fonction publique ne plait pas aux syndicats, car chaque branche a ses spécificités et son syndicat majoritaire.
Est-ce que l'on s'est penché sur les patrimoines immobiliers inutiles ou sur les loyers payés par tous ses services ? Pas vraiment non plus
Serieusement apres le rapport de la cours des comptes comment arriver à excuser encore l education nationale d etre un gouffre financier inefficace?
Allucinant de mauvaise foi!
Pourquoi chez les defenseurs du corporatisme de l administration, faire des coupes budgetaires veut forcement dire des emplois en moins?
C est une solution, mais les budget des academies pourraient largement etre reduit, de meme pour certaines academies desertees rien n empeche de faire des regroupements.
Quelque soit l administration, si elle suivait l evolution et le mouvement des populations on ferait des economies enormes.
Au lieu de laisser les fonctionnaires partir dans le sud, gardons les plus experimentes dans les zones difficiles.
Au niveau des mairies et des collectivites y a aussi de quoi faire. Supprimer les departements, rediriger tout ou partie des focntionnaires vers les zones qui en ont besoin, et bloquant les recrutements, etc etc
Si la dans les services de police, des mairies, ou autres on supprimait une bonne partie de l administration inutile avec l arrivee de l informatique, on pourrait redeployer une partie du personnel et gagner en plus en efficacite (ce qui serait pas un mal) et le tout en gagnant sur les budgets.
Combien finisse d'utiliser leur budget annuel à coup de cadeau, ou de projet bidon juste de peur qu on leur baisse l anneee suivante.
Je n imagine meme pas la cata, si une mission parlementaire faisait un etat des lieux des collectivite locales (mairie, depatement) à l echelle nationale.
Bref stop aux gaspi y en a marre de payer des impots pour cela!!
Les études proposées par Thomas33 ont été faites ou sont en cours. Elles sont souvent un mouvement permanent.
Contrairement au discours poujadiste, la Fonction Publique se remet en question en permanence et certainement plus souvent que certaines boîtes privées.
Mais la question de la Fonction Publique ne doit pas être centrée sur son coût mais sur la puissance du pays (capacités) et sur ce que la nation veut porter comme projet en commun.
Par exemple, Lestat dit qu'il faut supprimer les départements pour réduire les coûts. OK ça réduirait des coûts mais la première question ne devrait-elle pas être qu'elle est l'utilité des départements? Pour continuer sur cet exemple, le gouvernement poujadiste, porté au pouvoir par une population réceptive à un discours populiste, a annoncé la suppression de la gabegie du coût des départements. Résultat : une usine à gaz absurde, supprimant la démocratie, faisant porter une double casquette à des élus (cumul obligatoire...), floutant les frontières des missions qui n'étaient déjà pas évidentes.
En gros, vouloir réformer en partant des coûts aboutit à une connerie. C'est le cas de la RGPP qui a été dénoncé par la Cour des Comptes.
Il y aura toujours des sur-coûts. Mais c'est ce qui fluidifie le système. Contrôler pour que ça reste sérieux ou dans certaines limites, OK. Mais vouloir la perfection au prétexte que l'on pourrait gagner des milliards est bête et ne mène (c'est un constat) qu'à la destruction de ce qu'on voulait mener à la perfection. Il en est ainsi du privé comme du public.
Enfin, les gains espérés pour 100000 suppressions d'emplois (et donc 100000 jeunes de plus ne trouvant pas d'emploi...) sont de 1,5 milliards d'euros. Les suppressions d'impôts depuis 2002 sont de 30 milliards d'euros et touchent essentiellement ceux qui épargnent (6 milliards par an pour la niche COPE sur les plus-values...). Le problème, ce ne sont pas les dépenses : ce sont les recettes !!!
"Le problème, ce ne sont pas les dépenses : ce sont les recettes"
Avant de songer à augmenter les impôts, il est préférable de songer à mieux utiliser l'argent récolter. C'est simplement du bon-sens.
Par exemple, l'explication ci-dessus "l'augmentation des effectifs correspond à l'augmentation de la population". Pourquoi alors, il est si difficile de supprimer des effectifs dans l'éducation national alors qu'il est prouvé qu'il y a chaque année des élèves en moins ?
Comment justifier à l'heure de l'informatique 450 000 personnel administratif dans l'éducation national ?
Mais bon, au final, je vois qu'on se retrouve : les niches fiscales. Vous tappez sur une niches (COPE sur les plus-values), certainement parce que vous n'en bénéficiez pas, moi, j'aurai plutôt tendance à taper sur toute.
Il faut faire très attention quand on tape sur une "niche" fiscale parce qu'on ne mesure pas toujours sur qui on "tape"... Si je reprends des exemples déjà cités, les exonérations fiscales pour isolation thermique de logements anciens ou pour le remplacement d'une chaudière par une plus économe ou plus verte ne sont pas à mon sens des "niches" fiscales, ces mesures profitent à un grand nombre et font faire des économies aussi au point de vue des importations de produits type pétrole ou gaz (payés en dollar en plus !) et fournissent du travail aux fabricants et aux installateurs locaux...
Il faudrait peut-être d'abord s'entendre sur la définition exacte de ce qu'est une "niche" fiscale avant de savoir si elles sont toutes bonnes à supprimer...
Par ailleurs si vous angoissez quant à l'abondance du personnel administratif de l'éducation nationale, un conseil: ne regardez jamais les effectifs des services fiscaux (qui en principe ne produisent pas de richesse puisque leur seul but en théorie est de répartir la richesse créée par les autres...)
Je ne reviendrai pas sur les niches longuement. Simplement, je suis d'accord avec testatio sur le fait que TOUTES les niches devraient être supprimées : la fiscalité ne doit pas servir à subventionner un secteur. Si l'on veut soutenir une activité, il faut le faire clairement. Autrement, on en arrive à la situation actuelle avec un taux fiscal affiché énorme alors que les dépenses fiscales (niches) avoisinent les 50% des recettes normales (seulement pour le budget de l'état, je ne parle pas de la partie assurance sociale ou collectivités locales).
Pour ce qui est de l'abondance des personnels, au niveau des professeurs, ce qui est prouvé c'est que la décrue d'élèves a stoppé, que les maternelles et primaires se remplissent à nouveau, que de toute manière les classes étaient déjà surchargées (environ 30 en moyenne par classe alors qu'il faudrait des classes de 24 au pire), et que l'on devrait utiliser les baisses démographiques pour améliorer ce point plutôt que de maintenir des classes surchargées.
Pour les 450000 administratifs, vu la population à gérer, la diversité des missions considérées (ce n'est pas pareil de gérer un collège ou une maternelle) et l'importance du tissu territorial, ça ne me paraît pas excessif. L'informatique aide mais ne supprime pas la nécessité de la présence physique dans de nombreux cas. Pour avoir une idée plus exacte, il faudrait avoir aussi le nombre d'établissements et la moyenne du nombre d'élèves par établissements, faire un coefficient en fonction du type d'établissement, etc...
De toute manière, une bonne entreprise doit savoir gérer des surplus qui sont l'huile qui fait tourner la machine. Autrement, un grain de sable et tout tourne à volo (pas sur de l'orthographe).
Pour les services fiscaux, c'est comme s'il fallait supprimer les services commerciaux et comptables d'une entreprise : croyez-vous toujours que ce n'est pas productif? En général, quand un professeur me fait la remarque, je lui rappelle que sans services fiscaux, il serait bénévole...