Monde

Une tangente pour tuer Obama

Slate.fr, mis à jour le 20.05.2010 à 13 h 14

Les problèmes de mathématiques? Il fut un temps où ils se résumaient à des robinets qui fuient, des baignoires percées, des questions de débit et beaucoup de persévérance. C'était bien souvent pénible, mais toujours politiquement correct. Mais les temps changent. Un professeur de maths de l'Alabama vient d'être suspendu après avoir proposé un exercice de géométrie pour le moins étrange à ses élèves: quel est le meilleur angle pour abattre Barack Obama?

Selon un élève, cité par le Guardian, les lycéens étaient en train d'étudier la notion de tangente quand Gregory Harrison a convoqué cet exemple inattendu. Voilà qui devrait alimenter encore un peu plus les supputations ballistiques autour de la mort de JFK:

Nous finissions un test préparatoire à nos examens, et nous parlions des tangentes [...] A ce moment là, il a dit “ok, si votre tir lui frôle l'oreille, c'est une tangente”.

Echaudé par ce mini-scandale, le superintendant des écoles du comté a d'ores et déjà annoncé qu'il ne tolérerait pas ce genre de comportement dans un établissement scolaire. «Il n'y a rien qui puisse permettre de rationaliser ce qu'il a dit, a-t-il déclaré à la presse. Dans notre société, il n'y a pas de place pour une personne qui tient ce genre de propos.»

Immédiatement alerté de ces méthodes d'enseignement peu banales, le service de sécurité du président est venu interroger Harrison, avant d'annoncer qu'il n'y avait «aucun signe d'une menace crédible». Si l'information a étrangement trouvé peu d'écho dans la presse nationale, les quotidiens locaux lui accordent une large place. Dans les colonnes du Birmingham News, une des étudiantes présentes dans la salle de cours dénonce une affaire «disproportionnée» et prend la défense d'un «professeur consciencieux». Elle va même jusqu'à brandir un argument imparable «qui n'a jamais fait de blague douteuse sur Obama?»

L'année dernière, un livre intitulé In the President Secret Service (Dans les coulisses du service de protection du président) estimait à 30 le nombre de menaces de mort prononcées chaque jour à l'encontre de Barack Obama. Réunies sous le nom de code Renegade (renégat), elles englobent aussi bien les menaces émanant de groupes islamistes que des white supremacists militant pour la «race blanche».

[Lire l'article sur Guardian.co.uk]

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Photo: triangles / SputSoft via Flickr License CC by

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