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Deux hommes ont dérivé pendant vingt-neuf jours en mer, avec leur GPS cassé

Temps de lecture : 2 min

Ces marins avaient prévu de faire un périple de 200 kilomètres. Ils en ont fait le double.

Durant leur dérive, les deux hommes se sont nourris d'oranges et de noix de coco. | Jcob Nasyr via Unsplash
Durant leur dérive, les deux hommes se sont nourris d'oranges et de noix de coco. | Jcob Nasyr via Unsplash

Prendre la mer et naviguer le long des côtes des îles Salomon, ça fait rêver. Beaucoup moins en revanche quand la pluie et les orages viennent perturber le périple, entraînant la dérive de l'embarcation. C'est ce qu'ont vécu deux hommes pendant vingt-neuf jours, perdus en mer et avec un GPS en panne. Ils ont été secourus au large de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, à 400 kilomètres de leur point de départ.

Livae Nanjikana et Junior Qoloni sont partis le lundi 3 septembre de l'île Mono, dans la province occidentale des îles Salomon. Avec leur petite embarcation de soixante chevaux, ils devaient rejoindre Noro, une ville au sud de l'île de la Nouvelle-Géorgie. Les points de repères de deux navigateurs devaient être la côte ouest de l'île Vella Lavella et l'île Ghizo. «Nous avions déjà fait ce voyage et cela aurait dû être ok», a déclaré Livae Nanjikana.

Une mer rude et imprévisible

La navigation est devenue compliquée quelques heures après leur départ. L'orage, les fortes pluies et les vents violents ont rendu la visualisation des littoraux impossible. «Quand le mauvais temps est arrivé, c'était dur. Mais c'est devenu pire et effrayant quand le GPS a lâché», relate Livae Nanjikana. Pour économiser le carburant, les deux amis ont décidé de couper le moteur.

L'embarcation s'est alors mise à dériver. Pour se nourrir, les deux hommes ont récupéré des noix de coco dans la mer et ont mangé des oranges qu'ils avaient emballées pour le voyage. Avec un morceau de toile, ils sont parvenus à récupérer de l'eau de pluie afin de boire. Après vingt-neuf jours et 400 kilomètres, Livae Nanjikana et Junior Qoloni ont finalement aperçu un navire de pêche au large des côtes de Nouvelle-Bretagne en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Secourus, ils ont été emmenés et leur état de santé a été évalué dans une clinique de santé locale à Pomio, en Nouvelle-Bretagne. Liviae Nanjikana retire tout de même quelques points positifs de cette expérience, qu'il voit comme une rupture forcée avec le chaos de la pandémie de Covid. «Je n'avais aucune idée de ce qui se passait pendant que j'étais là-bas. Je n'ai pas entendu parler de Covid ou de quoi que ce soit d'autre», confie-t-il, avant d'ajouter que c'était «une belle pause de tout».

La mer Salomon, qui sépare les îles Salomon de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, est assez rude et imprévisible. Les deux marins, malgré leur expérience, ne sont pas les premiers à s'y perdre. Plus tôt dans l'année, un bateau transportant le ministre de la Santé de l'île de Bougainville en Papouasie-Nouvelle-Guinée, sa femme, leur fils et quatre personnes a disparu. Une seule personne a été retrouvée.

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