Médias / Monde

Le père de Britney Spears a mis sa chambre sur écoute

Temps de lecture : 2 min

«Même dans son lieu sacré, à savoir chez elle, chaque demande était observée et enregistrée. Ses relations intimes étaient étroitement gérées.»

Une femme tient une pancarte Free Britney lors d'une manifestation à Los Angeles le 14 juillet 2021. | Robyn Beck / AFP. 
 
Une femme tient une pancarte Free Britney lors d'une manifestation à Los Angeles le 14 juillet 2021. | Robyn Beck / AFP.   

«Son propre téléphone et ses propres conversations privées ont été utilisés si souvent pour la contrôler. Jamie allait voir Britney et lui disait: “Hé, pourquoi tu n'as pas envoyé de message à cette personne?”. Avoir le contrôle ne vous donne pas le droit de traiter les gens comme s'ils vous appartenaient. J'ai l’impression qu'elle n'était pas traitée comme un être humain.» Alex Vlasov a été responsable de la cybersécurité de Britney Spears pendant neuf ans. De 2012 à 2021, il a vécu de l’intérieur la tutelle de Jamie Spears envers sa fille. Depuis treize ans, la chanteuse subit cette tutelle après des événements personnels très médiatisés.

Mais d’après des révélations du New York Times dans le documentaire Controlling Britney Spears, cette tutelle, en plus d’être «abusive» selon la chanteuse de Toxic a aussi vu de nombreuses activités illégales à son encontre. Alex Vlasov, l’ancien membre de l’équipe de sécurité de la popstar explique au quotidien américain que son téléphone était constamment épié et qu’un micro avait été placé dans sa chambre. Trois personnes sont mises en cause par Alex Vlasov: le chef de la sécurité Edan Yemini, son manager Robin Greenhill et son père Jamie Spears.

«Même dans son lieu sacré, à savoir chez elle, chaque demande était observée et enregistrée. Ses relations intimes étaient étroitement gérées. Britney ne pourrait pas recevoir quelqu’un dans l’intimité de sa maison sans que ces trois personnes ne le sachent», raconte le responsable de la cybersécurité de Britney Spears. Ce dernier continue: «Ils étaient à l'affût d'influences négatives et de potentielles activités illégales, mais ils surveillaient aussi les conversations qu'elle avait avec ses amis, sa mère et son avocat Sam Ingham. S’il y a bien quelqu’un pour qui cela aurait dû être interdit, c'est son avocat.»

Inscrivez-vous à la newsletter de SlateInscrivez-vous à la newsletter de Slate

«Ça m’a vraiment fait penser à quelqu’un qui était en prison», a déclaré un ancien employé, cité dans le documentaire du New York Times. Le journal américain avait déjà publié en avril un premier récit vidéo sur la chanteuse, intitulé Framing Britney Spears. Début septembre, le père de cette dernière a officiellement demandé à la justice de mettre un terme à la tutelle. Depuis quelques années, le mouvement #FreeBritney soutient la chanteuse et demande la fin de cette tutelle sur les réseaux sociaux et lors de manifestations.

Newsletters

Ne jamais s'habituer à ce qui se passe en Ukraine

Ne jamais s'habituer à ce qui se passe en Ukraine

[BLOG You Will Never Hate Alone] La plus grande victoire de la barbarie est toujours le silence qui l'accompagne.

À quoi ressemble le monde vu par la presse chinoise?

À quoi ressemble le monde vu par la presse chinoise?

En Chine, le contrôle rigoureux de l'information redessine un monde qui suit la ligne politique de Xi Jinping. Que l'actualité soit nationale ou internationale, elle s'insère toujours très bien dans la ligne du Parti communiste chinois.

En Algérie, caricature et satire sont des disciplines à haut risque

En Algérie, caricature et satire sont des disciplines à haut risque

Convoqué par la justice pour des dessins considérés comme diffamants, le dessinateur Ghilas Aïnouche, ancien collaborateur de Charlie Hebdo, se trouve dans une situation délicate.

Podcasts Grands Formats Séries
Slate Studio