Santé / Sciences

Un nouveau traitement «hautement efficace» contre le cancer des ovaires est à l'étude

Temps de lecture : 2 min

La combinaison médicamenteuse fonctionne si bien que l'essai entre en phase 2.

À ce jour, les tumeurs présentes dans les ovaires répondent rarement à la chimiothérapie (13% des cas) ou à l'hormonothérapie (14% des cas). | National cancer of Institute via Unsplash
À ce jour, les tumeurs présentes dans les ovaires répondent rarement à la chimiothérapie (13% des cas) ou à l'hormonothérapie (14% des cas). | National cancer of Institute via Unsplash

Les femmes atteintes d'un cancer des ovaires pourraient bénéficier d'un nouveau traitement jugé révolutionnaire par les chercheurs qui l'ont découvert. Il s'agit d'une combinaison médicamenteuse qui s'en prend directement aux signaux qui sont nécessaires aux cellules cancéreuses pour se développer. Le traitement –mis au point par une équipe de l'Institute of Cancer Research (ICR) à Londres et du Royal Marsden NHS Foundation Trust– pourrait s'avérer un immense soulagement pour les personnes qui souffrent de ce type de cancer: à ce jour, les tumeurs présentes dans les ovaires répondent rarement à la chimiothérapie (13% des cas) ou à l'hormonothérapie (14% des cas). Cette combinaison de deux produits, le VS-6766 et le defactinib, a été présentée lundi 20 septembre lors du congrès de la Société européenne d'oncologie médicale.

46% des patientes ont vu leur tumeur rétrécir

Vingt-quatre patientes atteintes d'un cancer de l'ovaire de bas grade (une forme dont l'évolution est plus lente, mais qui ne répond pas aux traitements connus) ont reçu la combinaison médicamenteuse. Âgées de 31 à 75 ans, elles avaient vécu en moyenne vingt-trois mois avant que leur cancer ne progresse. Le VS-6766 et le defactinib ont fait rétrécir les tumeurs de 46% des malades, ce qui constitue une avancée importante. «Surmonter la capacité du cancer à développer une résistance au traitement est un énorme défi pour la recherche sur le cancer», commente Kristian Helin, directeur général de l'ICR. Les scientifiques ont ainsi pu comprendre les mécanismes de croissance de cette pathologie.

L'efficacité du traitement pour les patientes porteuses d'une mutation particulière sur le gène KRAS (présente dans les trois-quarts des cancers) a également été démontrée. «Nous espérons vivement que cela puisse devenir la norme de soins pour les femmes atteintes d'un cancer de l'ovaire séreux de bas grade», confie Susana Banerjee, consultante en oncologie médicale, docteure à l'ICR et responsable de la recherche à l'unité de gynécologie du Royal Marsden. La combinaison médicamenteuse a également été testée avec succès sur des femmes ayant reçu un inhibiteur de MEK –capable de faire rétrécir les tumeurs, mais dont l'efficacité diminue avec le temps.

La phase 2 de l'étude est en cours. Elle consiste à démontrer l'efficacité du traitement et à définir les doses optimales à prescrire.

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