France

Tueur aux couteaux et cuisine diplomatique

Slate.fr, mis à jour le 18.05.2010 à 12 h 59

Un cruel assassin iranien relaxé par Paris, une étudiante française libérée après son emprisonnement en Iran pour espionnage, le tout à deux jours d'écart. Simple coïncidence?

C'est ce que s'acharne à démontrer la diplomatie française. Il n'y aurait eu aucune tractation entre Paris et Téhéran: aucun rapport entre la libération d'Ali Vakili Rad, assassin de l'ancien premier ministre Chapour Bakhtiar, et le retour en France de Clotilde Reiss.

Difficile pourtant de croire au hasard du calendrier, écrit Libération. Le départ pour l'Iran d'un assassin particulièrement cruel, une histoire de couteaux de cuisine et de veines coupées, soulève quelques soupçons. Karim Lahidji, vice-président de la Fédération internationale des droits de l'homme et avocat de la partie civile à l'époque, confie au quotidien:

Tous ces faits ne relèvent quand même pas du hasard total! Ce qui me perturbe, c'est la coïncidence entre la libération d'une jeune fille victime d'une prise d'otage et celle d'un assassin. D'où une question légitime : est-ce qu'il y a eu marchandage?»

La polémique a gagné la classe politique. Hier, le porte-parole de l'opposition socialiste, Benoît Hamon, a réclamé la «transparence». A droite, Dominique Paillé, porte-parole adjoint de l'UMP, s'est dit «scandalisé» par l'évocation de liens entre l'affaire Reiss et l'assassin de Bakhtiar.

[Lire l'article sur Liberation]

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photo: couteau plus marbre, tarchamps via Flickr CC License by

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