Culture

Les 15 meilleurs épisodes de «The Walking Dead»

Temps de lecture : 11 min

Avant de découvrir l'ultime saison de la série culte de zombies, voici les épisodes essentiels à (re)mater.

Scène de l'épisode pilote de la série, «Passé décomposé». | Capture d'écran
Scène de l'épisode pilote de la série, «Passé décomposé». | Capture d'écran

La onzième et ultime saison de The Walking Dead a débuté le 23 juillet sur OCS. L'occasion de se replonger dans certains des meilleurs épisodes de la série, qui malgré sa qualité en dents de scie, a su créer de grands moments de télévision.

15. «Près du feu mourant» (S2E13)

Certains des meilleurs épisodes de The Walking Dead sont ceux où les personnages, au pied du mur, n'ont qu'un seul mot d'ordre: la survie. C'est exactement ce qui se produit dans le finale de la saison 2. Alors que Rick vient d'exécuter Shane, son meilleur ami, la ferme dans laquelle les personnages avaient trouvé refuge est rapidement envahie par une horde de zombies. Après une saison relativement calme, le chaos éclate, et de nombreux personnages trouvent la mort. Séparée du reste du groupe, Andrea est secourue in extremis par Michonne, qui fait une entrée fracassante dans la série. Après un shoot-em-up éprouvant et un puissant climax émotionnel, la saison se termine sur l'image, au loin, de la prison, qui abritera nos personnages pour les deux prochaines saisons.

14. «Une vie de souffrance» (S3E8)

Dans cet excellent épisode de transition, écrit par Robert Kirkman (l'auteur des comics dont la série est tirée), tous les personnages sont forcés de questionner leur loyauté. Récemment recueillie par le Gouverneur, Andrea se bat contre ses anciens amis sans le savoir, et doit choisir entre son nouvel amant et son affection pour Michonne. Cette dernière tente de prouver sa bonne foi auprès de Rick, tandis que Daryl, lui, est forcé de se battre contre son propre frère.

Cet épisode dresse aussi un portrait tout en nuances du Gouverneur, à la fois monstre manipulateur et père endeuillé. On le voit d'abord chanter une comptine à sa fille zombie, puis plus tard, l'œil fraîchement crevé, enlacer tristement son cadavre. Le Gouverneur est le premier vrai gros méchant de la série, et ces deux scènes en font un personnage aussi touchant que perturbant.

13. «Un tueur à l'intérieur» (S3E4)

Parmi toutes les scènes vicieuses de cette série, presque aucune n'atteint les niveaux d'horreur de la mort de Lori. Alors que la prison est envahie par les morts-vivants, Carl, qui a à peine 11 ans, regarde sa mère accoucher et mourir en couches dans une cellule insalubre. Afin qu'elle ne se transforme pas en zombie, le petit garçon prend la responsabilité de lui tirer une balle dans la tête, lâchant un déchirant «c'est ma maman».

Dans la scène où Rick apprend la tragédie, Andrew Lincoln lâche les chevaux, ce qui lui vaudra d'être copieusement moqué sur internet, et de créer involontairement l'une des images les plus emblématiques de la série, détournée des milliers de fois. Résultat: en revoyant l'épisode aujourd'hui, on rit en même temps qu'on pleure.

12. «Désespéré» (S4E8)

On se souvient surtout de cet épisode pour la mort aussi brutale que tragique de Herschel, compas moral de la série depuis la saison 2. Digne jusqu'au bout, le sage paternel comprend avant tout le monde que son sort est joué et laisse entrevoir un sourire bouleversant, quelques secondes avant d'être exécuté.

C'est aussi un des éléments déclencheurs les plus importants de l'intrigue, puisque c'est cet épisode qui déloge nos héros de la prison, éclate le groupe, et les jette tout droit dans la gueule des cannibales de Terminus. Quant au décès de Herschel, il entraînera une déchéance morale de plus en plus claire pour le reste des héros, notamment Rick.

11. «30 jours sans accident» (S4E1)

Si «30 jours sans accident» reste un incontournable, c'est parce qu'il s'agit d'un des rares épisodes de la série véritablement porteur d'espoir. Après de rudes épreuves, le groupe semble s'être acclimaté à la vie au sein de la prison. Le périmètre est quotidiennement nettoyé, les nouveaux survivants sont accueillis avec le sourire, les romances se multiplient, et Herschel apprend même à Rick à traire des chèvres et entretenir un potager. Pour la première fois depuis une éternité, le shérif et son fils laissent leur revolver au placard et s'autorisent à rêver d'un monde sans violence.

Cet équilibre de paix sera finalement détruit, non pas par un zombie ou un méchant sanguinaire, mais par un simple virus pulmonaire (hum hum), qui s'apprête à dévorer la prison de l'intérieur. Les scénaristes réutiliseront de nombreuses fois ce stratagème, venant fracasser la routine des survivants alors que tout semblait enfin aller mieux. Mais c'est ici la première fois que la série laisse entrevoir une paix possible, ce qui rend la fin de l'épisode d'autant plus cruelle.

10. «Ici n'est pas ici» (S6E4)

Entièrement consacré au personnage de Morgan, «Ici n'est pas ici» est peut-être l'épisode le plus paisible de The Walking Dead. C'est aussi et surtout un face-à-face d'exception entre Lennie James, un des acteurs les plus talentueux de la série, et l'excellent John Carroll Lynch, qui fait forte impression dans le rôle d'un psychiatre-éleveur de chèvres pacifique.

Dans cet épisode composé presque entièrement d'un long flashback, on découvre ainsi comment Morgan, souffrant de stress post-traumatique après la perte de son fils, a redécouvert son humanité et adopté une philosophie non violente. Jusqu'à sa conclusion bouleversante, cet épisode est une masterclass de rythme et d'interprétation, et prouve que parfois, le calme en dit bien plus long qu'une énième scène de bataille ou de massacre.

9. «JSS» (S6E2)

L'épouvantable «JSS» est là pour nous rappeler encore une fois que, dans ce monde post-apocalyptique, le bonheur ne dure jamais longtemps. Nos héros sont désormais installés à Alexandria, petite bourgade idyllique qui a miraculeusement réussi à se protéger des menaces extérieures. Vêtue de son plus beau gilet fleuri, Carol se plaît à jouer le rôle de la bonne ménagère et démarre l'épisode en mettant un plat au four, avant de lancer son minuteur. Mais alors qu'elle regarde distraitement par la fenêtre, elle assiste au massacre de sa voisine par un homme appartenant à la secte des Loups.

S'ensuivent quarante minutes de pure brutalité, alors que les Loups donnent l'assaut sur la ville et abattent sauvagement tous ceux qu'ils croisent. Entre le flashback d'ouverture, qui raconte comment la jeune Enid a perdu ses parents, et la violence qui engloutit rapidement Alexandria, «JSS» contient certaines des images les plus choquantes de la série. Évoquant la première séquence iconique de Blue Velvet, l'épisode joue sur le contraste entre la domesticité des habitants, leurs maisons blanches immaculées, et la violence inouïe qui vient tout salir.

8. «Ce qui viendra ensuite» (S9E5)

Depuis la saison 7, The Walking Dead battait de l'aile avec des scores d'audience toujours plus faibles. À force de massacres désinvoltes et de méchants toujours plus méchants, la série était presque devenue une parodie d'elle-même. Heureusement, cet épisode fait un pari osé en se débarrassant de son personnage principal: Rick Grimes (qui réapparaîtra prochainement dans une série de films).

Grièvement blessé et poursuivi par une horde de zombies, le shérif repense aux proches qu'il a perdus et aux sacrifices qu'il a dû faire, dans une succession de rêveries de plus en plus touchantes. Et alors que Michonne et Daryl s'apprêtaient enfin à le secourir, Rick commet un dernier acte héroïque et se sacrifie pour les protéger. Preuve que l'épisode a bien vieilli: même en connaissant le sort inévitable du héros, on ne peut s'empêcher d'espérer que son destin soit différent.

Après cet adieu déchirant à son personnage masculin le plus emblématique, The Walking Dead rebat les cartes avec un bond dans le temps de six ans, et l'arrivée d'une petite fille décidément badass, armée d'un revolver et d'un katana: Judith Grimes.

7. «Passé décomposé» (S1E1) + «Tripes» (S1E2)

Les pilotes ont une tâche ingrate: nous divertir, mais aussi présenter l'univers, les personnages principaux et le ton d'une série, sans tomber dans un pur exercice d'exposition. Les deux premiers épisodes de The Walking Dead remplissent sans problème ce cahier des charges. C'est dans ces volets que l'on trouve certaines images iconiques de la série: la petite fille zombifiée et son ours en peluche, le buste de mort-vivant qui rampe sur le goudron, ou encore Rick à cheval sur l'autoroute, fonçant tout droit vers une Atlanta infestée de walkers.

«Tripes», le deuxième épisode, voit l'arrivée du fan-favorite Glenn, d'Andrea, Merle et T-Dog, qui finiront recouverts de boyaux viciés dans une scène instantanément culte. Après l'atmosphère feutrée et mélancolique du pilote, le scénariste Frank Darabont opte pour un concentré d'action explosif. Un enchaînement parfaitement exécuté qui contient déjà tout ce qui fera le succès de la série: du gore, du suspense, des enjeux émotionnels élevés.

6. «Le Calme Avant» (S9E15)

Comme son nom l'indique, «Le Calme Avant» accorde un bref répit à ses personnages, pour mieux briser le statu quo l'instant d'après. Le calme, c'est la fameuse foire du Royaume, dont on suit la préparation depuis de nombreux épisodes. Les festivités battent leur plein, les habitants de la région s'adonnent aux joies du troc et des pommes d'amour. Henry partage un premier baiser avec Lydia et les enfants découvrent même avec émerveillement leur premier dessin animé, projeté sur grand écran.

Mais au même moment, la tempête se prépare. Au petit matin, Daryl, Carol et les autres découvrent une vision d'horreur confectionnée par Alpha, la nouvelle antagoniste de la série: les têtes de dix de leurs proches, empalées sur des piques. The Walking Dead prouve qu'elle peut encore marquer un grand coup en éliminant non pas un mais trois personnages adorés des fans: Tara, Enid et Henry. La scène, entrecoupée d'images chaleureuses de la foire, révèle lentement et progressivement l'identité de chaque victime, et laisse le choc de ces meurtres commis hors champ agir par ricochet.

5. «Retrouvailles» (S3E12)

Les épisodes de one-off, focalisés sur une mission simple ou un personnage isolé, sont devenus une tradition dans The Walking Dead. «Retrouvailles», qui suit Rick en expédition avec Carl et Michonne pour trouver des armes, est sans doute le meilleur du lot.

En arrivant dans la ville dont Rick était autrefois le shérif, les trois acolytes découvrent un quartier fortifié, criblé de pièges élaborés et d'inscriptions menaçantes sur les murs. L'auteur n'est autre que Morgan, qui avait secouru Rick dans le pilote de la série. Très amoindri mentalement, ce dernier souffre de stress post-traumatique depuis que son fils a été tué par le zombie de sa femme. L'occasion de mesurer les ravages psychologiques de l'apocalypse zombie.

En parallèle de ces retrouvailles, Michonne aide Carl à récupérer une photo de famille qui lui est chère et développe pour la première fois un lien de complicité avec le jeune garçon, qu'elle aimera un jour comme son propre fils. Le thème de la famille résonne ainsi tout au long de l'épisode.

4. «Déjà plus ou moins mort» (S2E7)

Pendant ses deux premières saisons, la série de Frank Darabont et Robert Kirkman était surtout un drame à échelle humaine, empreint de dilemmes moraux et de questionnements existentiels. Dans «Déjà plus ou moins mort», on trouve encore ces réflexions philosophiques qui ont fait la saveur de la série à ses débuts (et qui ont aujourd'hui été complètement balayées): tuer un zombie est-il un acte miséricordieux ou inhumain? Faut-il croire que ces derniers conservent encore un semblant d'humanité?

En décidant d'abattre tous les morts-vivants que Herschel avait abrités dans sa grange, Shane tranche le débat et inaugure une nouvelle ère de la série, plus sombre. Car dans la grange se cache surtout le zombie de la petite Sophia, portée disparue depuis le début de la saison. La réalisatrice Michelle MacLaren met le paquet pour faire durer la révélation le plus longtemps possible et amplifier son impact. Carol découvre, horrifiée, le destin funeste de sa fille. Avec ce premier rebondissement véritablement choquant, les téléspectateurs sont prévenus: dans The Walking Dead, personne ne sera épargné. Pas même les enfants.

3. «Dernier jour sur Terre» (S6E16)

Cet épisode remarquablement anxiogène signe l'entrée en scène du méchant le plus réputé de la franchise: le redoutable Negan. Lorsque la grossesse de Maggie présente des complications, Rick et un petit groupe décident de l'emmener voir un docteur dans la ville de Hilltop, à une trentaine de kilomètres de là. Mais chaque route qu'ils empruntent a été piégée par Negan et ses hommes, qui prouvent ici toute leur puissance machiavélique. Alors que le soleil tombe et que les réserves d'essence s'amenuisent, l'étau se resserre autour de nos héros, jusqu'à la confrontation terrifiante avec Negan en pleine nuit, au milieu de la forêt. Dans une scène mémorable, tous les personnages principaux sont alignés à genoux, tandis que Negan jubile –même si le personnage deviendra caricatural par la suite, Jeffrey Dean Morgan livre une interprétation parfaite. L'épisode s'achève sur un cliffhanger: Negan se lance dans un jeu sadique d'am, stram, gram pour décider qui tuer.

L'identité des victimes ne sera révélée que dans l'épisode suivant, qui ouvrira la saison 7 et fera basculer TWD dans une surenchère de violence crasse et de plus en plus vide de sens –un choix que la série paiera cher, faisant fuir une bonne partie de son audience. «Dernier jour sur Terre», au contraire, brille par sa maîtrise du suspense et ses suggestions évocatrices.

2. «Le Verger» (S4E14)

«Just look at the flowers, Lizzie.» Encore aujourd'hui, «Le Verger» reste l'épisode le plus doucement dévastateur de la série. Sur la route, Carol se prend d'affection pour Lizzie et Mika, deux petites orphelines rencontrées à la prison. Mais au fil des épisodes, Lizzie dévoile une fascination troublante pour les zombies, qu'elle considère comme des personnes à part entière. Lorsque Carol et Tyreese réalisent l'ampleur du problème, il est déjà trop tard: afin de les transformer, Lizzie a tué sa petite sœur et s'apprête à assassiner le bébé de Rick.

Démunis, traumatisés et effrayés par les pulsions dangereuses de la petite fille, Carol et Tyreese prennent la décision bouleversante de l'exécuter. Faisant écho à Des Souris et des Hommes, l'épisode se termine avec Carol qui emmène Lizzie dans une clairière et l'encourage à regarder des fleurs pour la calmer, avant de lui tirer une balle dans la tête. C'est la mort la plus choquante de la série, et le péché originel dont Carol ne pourra jamais vraiment se relever.

1. «A» (S4E16) + «Pas de Sanctuaire» (S5E1)

Difficile de dissocier ces deux excellents volets, qui réunissent à la fois les scènes les plus viscérales et les plus émouvantes de la série.

Après leur expulsion de la prison, presque tous les personnages principaux sont en route vers Terminus, espérant y trouver un sanctuaire. Mais avant d'y arriver, Rick, Carl et Michonne affrontent un groupe de bikers qui menacent de les violer et de les tuer. Mû par un instinct de survie primitif, Rick arrache la carotide de son adversaire avec les dents, avant de massacrer le reste des agresseurs sous le regard terrifié de son fils. Alors que l'épisode est ponctué de flashbacks de Herschel, son ancien mentor, cet acte entérine le glissement moral de Rick, pour qui la violence devient de plus en plus facile.

Mais le pire est à venir: une fois à Terminus, Rick et les autres sont faits prisonniers et réalisent qu'ils ont mis les pieds dans une secte de violents cannibales. Après un cliffhanger d'une efficacité redoutable dans «A», la saison 5 démarre sur les chapeaux de roue avec «Pas de Sanctuaire», qui conserve aujourd'hui le record absolu d'audiences de The Walking Dead. La scène d'ouverture, où nos héros sont littéralement menés à l'abattoir, constitue sans doute le moment le plus glaçant de toute la série.

C'est aussi l'épisode où Carol, qui se lance dans une mission de sauvetage ultra badass, s'affirme comme LA plus grande héroïne d'action de The Walking Dead. Mais comme Rick, Carol franchit ici un cap supplémentaire dans la violence, dont il sera difficile de revenir. La saison 5 transforme sciemment ses héros en antihéros, pour le meilleur comme pour le pire.

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