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3.000 mètres steeple, perche, marteau: à l'origine des disciplines athlétiques les plus singulières

Temps de lecture : 2 min

Elles semblent parfois sorties d'un cerveau malade.

Feet first | Phil Roeder via Flickr CC License by
Feet first | Phil Roeder via Flickr CC License by

Quartz s'est penché sur l'histoire de l'athlétisme et de ses épreuves considérées comme les moins naturelles. Car si les origines du sprint ou du saut en longueur semblent couler de source (courir plus vite que les autres, sauter le plus loin possible...), d'autres disciplines semblent être le fruit d'esprits un rien tordus.

Il nous est d'abord rappelé que l'athlétisme tel qu'on le connaît aujourd'hui s'est principalement développé à partir du XIXe siècle, sous l'impulsion des États-Unis et de l'Europe. Les oppositions légendaires entre les universités britanniques d'Oxford et Cambridge, dont la première édition eut lieu en 1864, ont contribué à populariser les compétitions athlétiques, et notamment les courses. Non loin de là, en Écosse, on se passionnait alors pour les concours de lancer.

La démocratisation des paris et l'apparition des premiers sportifs professionnels contribuèrent alors à l'installation pérenne de l'athlétisme dans les pays occidentaux. La suite est plus connue, avec l'organisation des premiers Jeux olympiques en 1896, nés du désir de Pierre de Coubertin de créer une grande rencontre sportive inspirée des jeux pratiqués dans la Grèce antique. Il y avait alors douze épreuves: sprint et course de fond (allant jusqu'au marathon), sauts et lancers. La présence du disque et du javelot, déjà présents lors de l'Antiquité, n'a jamais été remise en question.

La perche, d'abord un outil pratique

L'invention du saut à la perche, elle, s'inscrit dans la continuité de cette pratique non sportive qui consistait à traverser certains canaux d'Europe du Nord grâce à des perches laissées à disposition. En l'absence de pont, la perche devenait la seule solution pour gagner l'autre rive sans se mouiller.

Peu à peu, des concours de saut à la perche (en bambou ou en aluminium jusque dans les années 1950) ont été mis en place en Angleterre, en Allemagne et aux Pays-Bas, sur la base de deux critères: la hauteur franchie, comme c'est toujours le cas aujourd'hui, mais aussi la longueur atteinte. Le saut en longueur à la perche n'est aujourd'hui plus pratiqué, sauf dans certaines régions hollandaises (si vous parlez néerlandais, dites «fieflijeppen»).

Le marteau, un lancer venu d'Irlande

S'ajoutant au poids, au javelot et au disque dans la catégorie des projectiles lancés durant les J.O., le marteau n'a rien d'une épreuve moderne: les premières compétitions furent organisées lors des Tailteann Games, un festival sportif et culturel créé en Irlande en l'honneur de la Reine Tailtiu... en 1829 av. J.-C.

Au début, le marteau était un marteau. D'où le nom. Puis sa forme et son poids ont évolué, pour atteindre la configuration connue aujourd'hui: pour gagner, il faut lancer aussi loin que possible une sorte de boulet muni d'une chaîne et d'une poignée.

Le 3.000 mètres steeple, la palme du bizarre

Sept tours et demi. Des barrières inamovibles, contrairement aux haies du 110 mètres ou du 400 mètres. Des zones humides ressemblant à des pédiluves. Le 3.000 mètres steeple, c'est tout cela à la fois, et cette discipline qui semble digne d'Intervilles est pourtant bel et bien olympique.

Pour remonter aux sources de cette épreuve, il faut se rendre quelque part entre le XVIIIe et le XIXe siècle, en Irlande et au Royaume-Uni, ou certaines courses de cross country (organisées sur des parcours balisés, souvent champêtres) mêlaient coureurs et cavaliers. À bien y regarder, le 3.000 mètres steeple ressemble effectivement à un parcours d'obstacles pour chevaux. Sauf qu'il est aujourd'hui pratiqué par des humains.

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Le nom de l'épreuve («steeplechase» en anglais) est une référence au fait que les points de départ et d'arrivée de ces courses étaient généralement placés à proximité des clochers («steeples») de deux villages voisins.

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