Économie

Malgré la crise, l'Estonie devrait rejoindre la zone euro

Temps de lecture : 2 min

Vu l'ampleur de la crise des dettes souveraines, on se dit que ce n'est vraiment pas le bon moment pour entrer dans la zone euro. Et pourtant la Commission européenne a annoncé mercredi 12 mai que l'Estonie remplissait tous les critères pour adopter la monnaie unique.

La recommandation doit maintenant être approuvée par les pays européens et la Banque Centrale européenne, qui devraient examiner le dossier rapidement. Si le feu vert est donné, l'Estonie passera à la monnaie unique le 1er janvier 2011 et sera ainsi le 17e pays à adopter l'euro.

Olli Rehn, commissaire européen chargé des questions économiques et monétaires, s'est réjouit de la volonté maintenue du pays balte d'adopter la monnaie unique. C'est «un signe de confiance dans l’euro. Personne ne souhaite en sortir, tout le monde souhaite y entrer».

Jean Quatremer, journaliste à Libération, spécialisé sur les questions européennes, explique que l'Estonie bénéficie d'une étonnante santé budgétaire:

La convergence nominale de ce petit pays de 1,3 million d’habitants, membre du mécanisme de change européen bis depuis juin 2004, est assez incroyable : pas de dette publique (7,2 % du PIB), un déficit contenu à 1,7 % du PIB en 2009 en dépit d’une récession de – 15 %. En revanche, les huit autres pays candidats à la monnaie unique sont encore très loin de remplir les critères fixés pas les traités et il leur faudra encore patienter quelques années avant de rejoindre l’euro.

«La Banque centrale européenne (BCE) avait pourtant exprimé des doutes sur la capacité de l'Estonie à maintenir son niveau très bas d'inflation», rapporte cependant l'agence Reuters.

L'Estonie deviendrait le premier pays balte à intégrer l'Euro et le cinquième des Etats ayant rejoints l'Union Européenne en 2004: la Slovénie avait rejoint la zone euro en 2007, Chypre et Malte en 2008 et la Slovaquie en 2009.

La Commission européenne a en revanche opposé une fin de non-recevoir aux huit autres pays candidats:  la Lituanie, la Lettonie, la République Tchèque, la Suède, la Bulgarie, la Hongrie, la Pologne et la Roumanie. La Commission a notamment pointé leur déficit budgétaire et leur taux d'inflation trop élevés.

[Lire les articles de Libération et de Reuters]

LIRE EGALEMENT: Europe et euro au jeu des sept vérités, L'Europe rase gratis, Il faut renforcer l'intégration européenne et Aide et austérité ne sont pas suffisants.

Image de Une: Lingots d'or Reuters

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