Parents & enfants / Santé

Un garçon de 2 ans a pu se nourrir normalement pour la première fois grâce à une chirurgie utilisant des aimants

Temps de lecture : 2 min

Des médecins canadiens ont ainsi soigné Henryk Deneen, né avec une anomalie congénitale de l'œsophage.

Les enfants nés avec une atrésie de l'œsophage ne peuvent pas ingérer de la nourriture. | Solen Feyissa via Unsplash
Les enfants nés avec une atrésie de l'œsophage ne peuvent pas ingérer de la nourriture. | Solen Feyissa via Unsplash

Henryk Deneen, un petit garçon de 2 ans, peut désormais manger normalement après que des chirurgiens ont utilisé pour la première fois des aimants pour réparer une portion de son œsophage, qui relie la bouche à l'estomac. Né à 33 semaines de grossesse et donc prématuré, l'enfant souffrait d'une maladie connue sous le nom d'atrésie de l'œsophage. Au lieu d'avoir la forme d'un tube complet, l'œsophage est en deux parties déconnectées, il devient donc impossible d'ingérer et de digérer de la nourriture, précise Newsweek.

Henryk Deneen souffrait d'une forme particulièrement sévère de cette anomalie congénitale. Une portion importante de son œsophage n'était pas formée à sa naissance. Le petit garçon a donc passé les premiers mois de sa vie dans l'unité de soins intensifs néonatals, a déclaré la Montreal Children's Hospital Foundation.

Laisser les aimants s'attirer pour rassembler les tissus

Pour essayer de fermer l'espace entre les deux parties du tube digestif du petit Henryk, les chirurgiens de l'hôpital pour enfants de Montréal ont utilisé des aimants afin de ramener l'estomac vers l'œsophage. «L'idée est que, si vous avez un écart trop grand, vous mettez des aimants à chaque extrémité et vous les laissez s'attirer et étirer les tissus, jusqu'à ce qu'ils se rejoignent et rassemblent les deux parties», a déclaré le Dr Sherif Emil, directeur de la chirurgie pédiatrique à l'hôpital de Montréal.

Les médecins canadiens ont travaillé en collaboration avec des chirurgiens italiens, qui avaient conçu un stent (endoprothèse), que l'équipe de Montréal voulait utiliser pour venir en aide à Henryk. Ils ont eu besoin de leurs indications pour récréer le stent, dont l'utilisation n'était pas approuvée au Canada.

L'opération a duré douze heures, a écrit sa mère, Joy Deneen, dans un message pour la Montreal Children's Hospital Foundation. L'enfant a ensuite été intubé et sédaté pendant plusieurs jours. Après deux semaines, les médecins ont constaté que la procédure fonctionnait comme ils l'espéraient. «Le jour où [les aimants] se sont finalement rapprochés, c'était vraiment le jour le plus beau et le plus émouvant de ma vie, je ne l'oublierai jamais, a raconté Joy Deneen. C'est un miracle pour moi… On n'était pas sûr qu'il puisse manger normalement un jour. Le fait qu'il ait 2 ans et qu'il ait pu manger un morceau de gâteau d'anniversaire, c'était vraiment incroyable.»

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«Après deux longs mois de convalescence, on a finalement pu rentrer à la maison, a ajouté la mère dans son message en hommage au personnel de l'hôpital. Son infirmière de longue date était avec nous pour ce dernier jour plein d'émotions. Nous nous étions tellement attachés à ces personnes merveilleuses. Ils n'ont pas seulement pris soin d'Henryk, ils nous ont aussi traités avec une profonde empathie, et nous ont énormément soutenus. Après de longs adieux, on a finalement ramené notre bébé chez nous.»

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