Life

L'ADN de l'éternel bébé va-t-il nous aider à moins vieillir?

Slate.fr, mis à jour le 09.05.2010 à 17 h 56

Brooke Greenberg a 17 ans et les scientifiques espèrent acquérir de nouvelles connaissances dans les mystères du vieillissement par le séquençage de son génome. Peut-être avez-vous déjà vu des images de Brooke Greenberg. Cette adolescente, en âge d'apprendre à conduire, est enfermée dans un corps d'enfant. De tout petit enfant, puisqu'elle a le corps d'un bébé d'un an.

Jusqu'à présent, elle faisait plutôt l'objet d'une curiosité un peu malsaine, les médias s'intéressant à elle surtout pour son apparence totalement hors du commun.

C'était sans compter sur une étude de son ADN qui suggère que son retard de croissance est lié à des défauts des gènes permettant habituellement de vieillir. Et là, évidemment, son cas commence à intéresser le monde scientifique mais aussi tous ceux qui aimeraient bien rester «éternellement jeunes».

Richard Walker, professeur à l'University of South Florida School of Medicine, qui dirige l'équipe de recherche explique au Times:

«Nous pensons que l'état de Brooke nous offre une occasion unique de comprendre le processus du vieillissement (...) Si nous pouvons comparer son génome à la version normale, alors nous pourrions être en mesure de trouver les gènes et de voir exactement ce qu'ils font et comment les contrôler.»

Cette étude s'inscrit dans une série d'autres recherches sur des animaux qui ont montré que de simples changement sur des gènes pouvaient améliorer considérablement la durée de vie. Des expériences ont notamment été faites sur des souris, qui sont très proches des humains.

Les scientifiques interrogés par le Times semblent assez confiants.

Certaines personnes vieillissent moins que d'autres, de façon évidente, souligne Eline Slagboom, professeur d'épidémiologie moléculaire à la Leiden University, aux Pays-Bas.

«Leur peau est plus belle, ils ont moins de risques de maladies de la vieillesse comme le diabète, les maladies cardiaques et ou l'hypertension et de leur capacité à métaboliser les lipides et autres nutriments, est meilleure. La question est: qu'est-ce qui contrôle toutes ces différentes manifestations d'un vieillissement plus lent? Jusqu'à présent, il semblerait qu'il pourrait y avoir quelques gènes clés en charge de tout cela. Si nous pouvons savoir où ils sont et comment ils fonctionnent, cela ouvre la voie à de nouvelles thérapies contre les maladies du vieillissement qui pourrait fonctionner pour chacun de nous.»

[Lire l'article sur le Times Online]

Photo: capture d'écran d'un reportage sur Brooke Greenberg

 


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