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Les talibans pakistanais derrière l'attentat raté de Times Square

Temps de lecture : 2 min

«On dirait bien que Faisal Shahzad travaillait pour le compte des talibans pakistanais» , a déclaré ce dimanche John Brennan, le conseiller en contre-terrorisme de la Maison-Blanche, sur le plateau de CNN. Cette déclaration s'ajoute à celle du ministre américain de la Justice, Eric Holder, qui lui s'exprimait sur ABC.

Selon Eric Hoder, les Etats-Unis ont aujourd'hui des preuves concluantes des liens entre Faisal Shahzad et les talibans pakistanais.

«Nous savons qu'ils ont aidé à faciliter l'attentat. Nous savons qu'ils ont probablement contribué à son financement. Et que Faisal Shahzad travaillait sous leur direction.»

Selon John Brennan, il semblerait que le suspect travaillait pour Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP), un groupe que le conseiller en contre-terrorisme décrit comme «étroitement lié à al-Qaida».

En fin de semaine dernière, les autorités américaines avaient expliqué qu'elles cherchaient qui avait pu fournir l'argent nécessaire à l'achat de la voiture à Faisal Shahzad. Elles recherchaient un individu qu'elles soupçonnaient d'avoir participé à la tentative de Shahzad de faire exploser une bombe à New York, le 1er mai.

Les autorités avaient expliqué détenir le nom d'un coursier qui a pu jouer un rôle dans l'acheminement d'argent étranger vers Shahzad pour qu'il achète la voiture qui était équipée pour exploser à Times Square samedi 1er mai.

Faisal Shahzad, qui a été naturalisé américain il y a un an, avait déjà confié aux agents du FBI qu'il a reçu un entraînement dans la confection de bombes au Waziristan, un repère d'insurgés au Pakistan.

Les talibans pakistanais avaient très rapidement revendiqué l'attentat raté de Times Square. Mais les autorités américaines avaient été presque aussi rapides à discréditer cette thèse considérée comme improbable.

Mais les confessions de Shahzad et le fait qu'il a reçu plusieurs appels téléphoniques du Pakistan après avoir acheté le SUV qu'il allait transformer en voiture piégée les ont fait changer d'avis, et cette thèse devenant la «piste privilégiée», comme l'avait expliqué un officiel au Washington Post.

[Lire l'article sur le Washington Post]

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Photo: Faisal Shahzad, date inconnue, REUTERS/Ho New

À LIRE AUSSI SUR SLATE: «Les trois leçons à tirer de l'attentat manqué de Times Square» ; «Attentat raté à New York: pourquoi n'y a-t-il pas eu un autre 11-Septembre?» ; «Revendiquer un attentat raté: une fausse bonne idée?»

et aussi Le vade-mecum d'al-Qaida

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