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Une épidémie de Covid chez les tigres pousse l'Inde à fermer ses réserves

Temps de lecture : 2 min

Cette mesure doit permettre de préserver une espèce déjà menacée.

Une lionne est déjà morte dans un zoo du Sud de l'Inde, le pays espère maitenant protéger ses tigres. | Waldemar Brandt via Unsplash
Une lionne est déjà morte dans un zoo du Sud de l'Inde, le pays espère maitenant protéger ses tigres. | Waldemar Brandt via Unsplash

Le gouvernement indien a ordonné la fermeture temporaire de toutes les réserves de tigres, après une série de cas de Covid-19 dans les zoos du pays. La National Tiger Conservation Authority, une agence du ministère de l'environnement, a lancé cet ordre lundi, à la suite de la mort d'une lionne d'Asie, positive au Covid quelques jours plus tôt. «Ce dernier exemple d'un animal contaminé par le Covid-19 indique une nouvelle fois qu'il y a une forte probabilité que la maladie se transmette de l'être humain aux animaux sauvages en captivité, affirme la déclaration officielle. Le même type de transmission est susceptible de se produire dans les réserves de tigres.»

Pour éviter que les tigres soient infectés, toutes les réserves doivent donc mettre fin à leurs activités touristiques jusqu'à nouvel ordre. Les tigres sont une espèce menacée, avec moins de 4.000 individus sur Terre. Plusieurs milliers d'entre eux vivent dans les réserves qui leur sont consacrées en Inde, qui a vu leur population augmenter ces dernières années grâce aux efforts de conservation, précise CNN.

Des lions en quarantaine

Le dernier foyer de contamination en date se situait au parc zoologique Arignar Anna, dans la ville de Chennai (Sud-Est du pays), a précisé le gouvernement de l'État du Tamil Nadu dans un communiqué de presse. Plusieurs lions d'Asie, autre espèce en danger ne comptant que quelques centaines d'individus, présentaient des symptômes du coronavirus. Jeudi 3 juin, la lionne Neela, âgée de 9 ans, est morte. Pour l'instant, on ne peut affirmer avec certitude si la maladie est la cause directe de son décès.

Les responsables du zoo et une équipe de vétérinaires ont immédiatement mis en quarantaine tous les lions et ont commencé un traitement à base d'antibiotiques. L'équipe a également prélevé des échantillons sur les lions, les tigres et d'autres grands mammifères, afin de les tester, en espérant que le séquençage génétique révèle quelle souche du virus les a contaminés.

Ces événements surviennent alors que l'Inde sort à peine de la deuxième vague de contaminations qui a meurtri le pays et a atteint son pic début mai. «Ce n'est sûrement pas un hasard si la transmission du virus aux animaux se produit notamment en Inde, où le nombre de cas est élevé», affirme Nikolaus Osterrieder, doyen de la faculté de médecine vétérinaire et des sciences de la vie à la City University de Hong Kong. «Plus il y a de cas chez les êtres humains, plus il y a de chance que les animaux soient infectés.»

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Les épidémies dans les zoos «ne font que souligner que les êtres humains peuvent transmettre des virus aux animaux, et pas seulement l'inverse, a-t-il déclaré. Nous devons toujours y être attentifs.» Les félins comme les lions et les tigres sont particulièrement vulnérables aux maladies graves, précise Nikolaus Osterrieder. Ces espèces déjà en danger doivent donc affronter une nouvelle menace.

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