Politique / Monde

Protestations à Budapest contre la construction d’un campus chinois

Temps de lecture : 2 min

Le maire de la capitale n'en veut pas.

Une manifestation proteste contre la construction d’une université chinoise à Budapest le 5 juin 2021. | Ferenc Isza / AFP
Une manifestation proteste contre la construction d’une université chinoise à Budapest le 5 juin 2021. | Ferenc Isza / AFP

La création d'une antenne d'une université chinoise à Budapest fait polémique en Hongrie. Des opposants reprochent au premier ministre nationaliste Viktor Orban de faire passer les intérêts de la Chine avant ceux de la Hongrie.

En avril, le gouvernement a annulé un chantier prévu pour la construction d’une cité universitaire sur les bords du Danube pour le remplacer par celui d’un campus satellite de l’université de Fuban, situé à Shanghai.

Des manifestants réunis ce samedi 5 juin contre le projet accusent le gouvernement de ne pas être assez transparent et dénoncent le rapprochement entre Orban et le régime chinois. Les organisateurs estiment que le premier ministre lui offre avec ce campus une manière d’accroître son influence en Europe.

Selon des informations du média d'investigation hongrois Direkt 36, reprises par Bloomberg, la Hongrie compte faire don du terrain à l’université de Fudan et construira elle-même les locaux. Pour financer ce chantier estimé à 1,5 milliards d’euros, le pays pourrait ainsi débourser 289 millions d’euros directement et emprunter le reste à une banque chinoise.

Opposition municipale

Le maire de Budapest s’oppose au projet et a rebaptisé les rues aux abords du campus avec des noms choisis pour provoquer le gouvernement chinois. L’université donnera donc entre autres sur les avenues «Dalaï Lama» et des «martyrs Ouïghours».

De son côté, le gouvernement souligne la qualité de l’université de Fudan (centième au classement de Shanghai), et estime qu’elle «permettra aux étudiants d’apprendre des meilleurs».

Viktor Orban entretient des relations cordiales avec le gouvernement de Xi Jinping. La Hongrie a récemment bloqué une déclaration conjointe de l’UE en solidarité avec Hong Kong. Elle a également été le premier pays européen à autoriser l’usage du vaccin chinois Sinopharm sur son territoire.

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