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Le Pentagone va continuer d'interdire les drapeaux LGBT dans l'armée

Temps de lecture : 2 min

Joe Biden n'est pas du même avis.

Un marine hisse le drapeau LGBT+ à mi-mat devant l’ambassade US au Mexique, le 13 juin 2016, après l’attaque du Pulse, une boite de nuit gay en Floride. | Yuri Cortez / AFP
Un marine hisse le drapeau LGBT+ à mi-mat devant l’ambassade US au Mexique, le 13 juin 2016, après l’attaque du Pulse, une boite de nuit gay en Floride. | Yuri Cortez / AFP

Lors d'une conférence de presse, John Kirby, le porte-parole du Pentagone, a confirmé que l'armée des États-Unis continuerait d'interdire le drapeau arc-en-ciel, symbole de la communauté LGBT+, sur ses bases militaires et dans ses locaux. Kirby précise que cette règle ne «reflète en aucun cas le respect et l'admiration que nous portons à tous les membres de notre personnel LGBTQ+, qu'ils portent ou pas l'uniforme».

Si le Pentagone rappelle cette règle, c'est que le département d'État a récemment annoncé qu'il autorisait tous les bâtiments diplomatiques des États-Unis à suspendre le drapeau LGBT+ sur le même mat que le drapeau national pendant le mois de juin, le mois des fiertés.

En plus de cela, en juillet 2020, Joe Biden, alors candidat, affirmait que s'il accédait à la Maison-Blanche, il autoriserait le drapeau LGBT+ à être arboré sur les bases militaires. Il réagissait à l'époque à une récente interdiction de tous les drapeaux non-officiels par l'armée.

Le drapeau confédéré visé

L'interdiction en question n'avait pas pour objectif principal d'interdire le drapeau arc-en-ciel, qui est en réalité plutôt une victime collatérale d'une interdiction qui visait en particulier le drapeau confédéré, associé au Sud esclavagiste pendant la guerre de Sécession. Un drapeau qui était alors couramment affiché par les militaires «dans leurs chambrées ou leurs quartiers militaires», expliquait l'AFP.

Alors que le mouvement antiraciste en réaction à la mort de George Floyd battait son plein, le Pentagone allait d'ailleurs à rebours de Donald Trump, qui de son côté affichait son soutien au drapeau confédéré.

À l'époque, des militants LGBT+ membres de l'armée s'étaient émus du fait que l'interdiction concerne aussi le drapeau arc-en-ciel et pointaient un retour en arrière. L'armée célèbre en effet officiellement ses membres LGBT+ depuis l'abandon de la politique «Don't ask, don't tell» en 2011, qui exigeait de ne pas demander aux recrues leur orientation sexuelle, tout en interdisant à ces dernières de révéler leur homosexualité.

Une opinion partagée par Joe Biden donc, qui avait tweeté que si banir le drapeau confédéré aurait dû être fait depuis longtemps, «banir le drapeau LGBTQ –un symbole de diversité et d'inclusion– est indéniablement une erreur. Le Pentagone devrait s'assurer qu'il soit autorisé, ou en tant que président, je le ferai.» L'armée n'est aujourd'hui toujours pas de cet avis.

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