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L'iceberg A68, longtemps le plus grand du monde, vient de disparaître

Temps de lecture : 2 min

Il s'était détaché de l'Antarctique en 2017.

Lorsqu'il s'est détaché de la calotte glaciaire, l'A68 mesurait 5.800 kilomètres carrés. | Hubert Neufeld via Unsplash
Lorsqu'il s'est détaché de la calotte glaciaire, l'A68 mesurait 5.800 kilomètres carrés. | Hubert Neufeld via Unsplash

Sa dérive est sûrement l'une des plus documentées de l'histoire. L'iceberg connu sous le nom A68 a fondu jusqu'à totalement disparaître dans l'océan Atlantique, indique un article de Science Alert. Il s'était détaché de la calotte glaciaire Larsen C, sur la péninsule Antarctique, en 2017. À ce moment-là, c'était l'un des plus gros icebergs jamais vus: il mesurait 5.800 kilomètres carrés.

Il est resté quasiment immobile pendant un an, avant de dériver à une vitesse croissante dans l'Atlantique Sud, vers l'île de Géorgie du Sud. Selon les images satellites, A68 a commencé à se fissurer sous la pression des vagues et des températures plus chaudes de l'eau et de l'air, une semaine seulement après sa dérive.

Les gros morceaux se sont ensuite fragmentés en parties trop petites pour être suivies, précise le site internet. En effet, le Centre national de données sur la neige et la glace des États-Unis suit les icebergs de 18,5 kilomètres de long au moins ou d'une superficie de 68,5 kilomètres carrés minimum. Le 16 avril, le plus gros morceau de l'A68 ne mesurait que 5,5 sur 3,7 kilomètres.

Une star des réseaux sociaux

Si cette disparition est une triste nouvelle pour l'environnement, l'iceberg s'est montré plus résistant que prévu. «Il est étonnant que l'A68 ait duré aussi longtemps», explique à BBC News Adrian Luckman, de l'Université de Swansea au Pays de Galles, qui compare l'épaisseur de l'iceberg à quatre blocs de papier A4 empilés les uns sur les autres. «Cette chose est donc incroyablement flexible et fragile lorsqu'elle se déplace dans l'océan.»

Au fil de sa dérive, l'immense iceberg était devenu une star des réseaux sociaux. Les internautes du monde entier ont partagé des photos satellites sur Twitter ou Instagram. «A68 a attiré l'attention de beaucoup de personnes différentes, analyse Laura Gerrish, spécialiste de la cartographie à l'Enquête antarctique britannique. Nous avons vu tous les petits rebondissements. Nous avons pu suivre sa progression avec des images satellites quotidiennes, à un niveau de détail que nous n'avions pas été capables d'avoir auparavant.»

A68 a également été au cœur de nombreuses recherches scientifiques. En février, l'Enquête antarctique britannique a d'ailleurs envoyé deux robots dans l'océan pour tenter d'étudier de près certains des derniers fragments de cet iceberg. L'un d'eux a disparu, mais le deuxième robot sera récupéré en mai. Ses données devraient révéler des informations sur la façon dont les icebergs affectent leur environnement, notamment lorsqu'ils fondent et déversent d'importants volumes d'eau douce dans l'océan.

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