Société

Comment j'ai arrêté de gaspiller de l'essuie-tout dans la cuisine

Temps de lecture : 3 min

La découverte des torchons suédois a changé ma vie.

Depuis la naissance de mon premier enfant, je choisissais la facilité en utilisant de l'essuie-tout à la moindre occasion. | Cohen Van Der Velde via Flickr
Depuis la naissance de mon premier enfant, je choisissais la facilité en utilisant de l'essuie-tout à la moindre occasion. | Cohen Van Der Velde via Flickr

S'il y a un endroit spécial en enfer pour les gens qui utilisent trop d'essuie-tout, j'y ai ma place depuis la naissance de mon premier enfant, en 2007. Chaque fois que je choisissais la facilité pour essuyer sa chaise haute ou ses mains collantes, je me disais que je me rattraperais d'une manière ou d'une autre plus tard, lorsque j'en aurais fini avec l'étape de l'éducation.

Mais mon addiction empirait à mesure que ma famille s'agrandissait. J'étais tellement accro à l'essuie-tout qu'en plus de m'en servir pour nettoyer les flaques et les saletés –et nettoyer la table basse et les miroirs de la salle de bain– j'en prenais pour me sécher après m'être lavé les mains ou même pour essuyer de l'eau (de l'eau!) sur le plan de travail. Même quand j'avais un torchon juste devant moi. Je ne suis pas un monstre –j'achète uniquement des rouleaux de la marque Bounty, plus économiques et écologiques– mais je savais que j'avais un problème, et je me sentais coupable de gaspiller.

Quand la pandémie a causé des pénuries, on a considérablement réduit notre consommation d'essuie-tout. Je le regrettais beaucoup, mais je me suis habituée aux torchons (et à un peu plus de lessive). Quand on pouvait à nouveau trouver de l'essuie-tout facilement, j'ai senti mes mauvaises habitudes refaire surface, alors au lieu de redevenir une gaspilleuse, j'y ai vu l'occasion de changer. Avant la pandémie, j'avais remarqué chez des amis, des rouleaux d'«essuie-tout réutilisable». Je savais que ce n'était pas la bonne solution pour moi –encore de la lessive en plus–, mais quand j'ai repéré un torchon suédois dans un magasin l'hiver dernier, qui promettait de remplacer à lui seul une quinzaine de rouleaux d'essuie-tout, je l'ai acheté direct.

Une trouvaille qui change la vie

Vous vous trouvez dans la même situation que moi il y a encore quelques mois, et vous ne connaissez pas le torchon suédois? Alors imaginez que quelqu'un ait pris un tapis de yoga très fin et l'ait découpé en morceaux de 6,5x8 centimètres, et que vous puissiez utiliser ce rectangle magique comme essuie-tout, éponge, ou torchon pendant environ six mois. Après, vous pouvez vous en débarrasser en le compostant ou en le jetant. Est-ce que vous voyez le concept? Probablement pas. Il faut en avoir un pour comprendre.

En gros, il est rigide quand il est sec, mais il se ramollit rapidement quand il est humide. Par exemple, vous pouvez vous en servir pour essuyer les casseroles et les poêles que vous venez de laver, puis le mettre de côté pour qu'il sèche avant de le réutiliser. Vous pouvez aussi faire la vaisselle avec, comme une éponge –le tissu devient instantanément malléable quand il est mouillé. Ensuite, vous n'avez qu'à l'essorer, et vous pourrez l'utiliser à nouveau.

Le mieux dans tout ça? Quand votre torchon est sale –si vos enfants ont renversé de la sauce marinara sur la table– pas besoin de le rincer ni de l'essorer pour le mettre dans le panier à linge, où il risque de moisir si vous mettez du temps à vous occuper de la lessive. Mettez-le direct au lave-vaisselle, il en ressortira propre et désinfecté (encore humide, je précise; il faudra le laisser sécher un peu).

Vous vous demandez peut-être ce que j'ai contre un bon vieux torchon ordinaire, qui serait sûrement la solution à mes besoins, pour essuyer une casserole ou mes mains. Vous pensez peut-être que je devrais juste me résoudre à faire plus de lessives et passer à autre chose. Le truc, c'est que je n'arrive jamais à savoir quand les torchons sont propres, et je me demande toujours si un de mes enfants s'en est servi pour essuyer de l'eau (ou pire) par terre. Avec les torchons suédois, c'est simple: je le mets à laver tous les soirs et le lendemain, je suis sûre qu'ils ne sont pas remplis de microbes. Depuis, j'en ai acheté d'autres pour toujours en avoir sous la main.

Mieux pour la planète, et pour le portefeuille

À force de nettoyer les surfaces avec ces tissus, ce qu'on fait très souvent, je suis fière de dire qu'on n'utilise aujourd'hui plus qu'un tiers de la quantité d'essuie-tout qu'on utilisait avant. Je me sentais coupable chaque fois que j'en attrapais un; maintenant, je sais que je fais mieux en me tournant vers ces torchons en premier –ce qui ne m'empêche pas de me servir de l'essuie-tout en cas de besoin.

Non seulement on fait un geste pour la planète, mais on économise aussi! Un torchon suédois, dont on peut estimer la durée de vie à six mois, coûte 6$ (environ 5€), alors que pour la même période, mon addiction à l'essuie-tout me revenait à plus de 170$ (140€). Encore un bonus si comme moi vous aimez mettre un peu d'excentricité dans votre maison: vous trouverez des torchons avec des motifs sympas, comme des sirènes ou des hiboux.

Je suis heureuse d'avoir chassé mon obsession de l'essuie-tout pour de bon, et j'aime vivre dans une cuisine sans culpabilité –en tout cas, en matière de nettoyage. Si par hasard vous tombez sur un produit magique qui pourrait remplacer quinze paquets de chips par un seul, surtout contactez-moi.

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