Monde / Économie

Ces employés vivent 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 avec leurs patrons

Temps de lecture : 2 min

L'ensemble du personnel de la start-up américaine Fiveable travaille, mange et dort dans la même maison.

Les employés qui choisissent de vivre dans la maison ne paient pas de loyer pendant un an. | Annie Spratt via Unsplash
Les employés qui choisissent de vivre dans la maison ne paient pas de loyer pendant un an. | Annie Spratt via Unsplash

Alors qu'il est de plus en plus difficile de se déconnecter du boulot en cette période où le télétravail est omniprésent, une entreprise américaine est allée encore plus loin: les employés et patrons vivent dans la même maison, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, rapporte un article du Guardian. Au total, cinq des employés de la start-up Fiveable et deux responsables travaillent, mangent, dorment au même endroit, font des soirées et partent même en vacances ensemble.

Dans cette collocation de travail, à mi-chemin entre maison familiale et QG d'une fraternité américaine, un des responsables prépare régulièrement des repas de famille, la directrice générale se balade en survêtement et certains employés invitent leurs rendez-vous amoureux. L'année dernière, ils ont passé toutes les grandes fêtes et les anniversaires en groupe.

Cette start-up, spécialisée dans les technologies de l'éducation, a déménagé à Milwaukee, dans le Wisconsin, au début de la pandémie. L'entreprise devait réduire ses coûts et la cohabitation semblait être la solution idéale, explique le quotidien britannique. Pour promouvoir ce mode de vie original, Fiveable a mis la barre haut: les employés qui choisissent d'habiter dans la maison ne paient pas de loyer pendant un an, touchent un salaire complet et bénéficient d'avantages, comme une salle de sport gratuite. Ils n'ont pas non plus eu à payer leurs frais de déménagement.

Un équilibre entre travail et vie privée difficile à trouver

Vu sous cet angle, l'offre est tentante. Mais il faut être prêt à vivre avec ses boss et la cohabitation n'est pas toujours évidente, voire même inconfortable les premiers temps. Il est difficile de se détendre, de savoir comment se comporter au quotidien face à ses patrons ou s'ils évaluent en permanence leurs salariés ou non. «Je voulais les impressionner», confie Harry Cap, un colocataire, inquiet que son comportement en dehors des heures de travail éclipse ses capacités professionnelles. «J'étais donc un peu nerveux. Je ne savais pas vraiment ce que je devais dire ou ce que je devais faire.»

Si la directrice générale affirme qu'un employé ne risque pas d'être viré parce qu'il a trop bu à une soirée par exemple, il y a des limites à ne pas dépasser. «S'il y avait une bagarre entre des personnes et que des choses vraiment horribles étaient dites... Des choses racistes, sexistes ou homophobes, ce serait vraiment inquiétant», précise Amanda DoAmara. Elle a d'ailleurs déjà licencié plusieurs employés et les a donc expulsés de la maison.

Avec ce rythme, il est également compliqué de trouver un équilibre entre travail et vie privée, et de déconnecter. Les ordinateurs sont d'ailleurs toujours allumés dans la maison et les colocataires sont tous des acharnés du travail, indique The Guardian. «Nous essayons de ne pas travailler le samedi. Et le dimanche est une sorte de demi-journée», assure la directrice générale.

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