Société

Il pète sur la police et plaide devant le juge en faveur de la liberté d'expression

Temps de lecture : 2 min

Une défense qui a visiblement fait son petit effet: son amende a été réduite.

«Scène de crime, ne pas traverser.» | kat wilcox via Pexels
 
«Scène de crime, ne pas traverser.» | kat wilcox via Pexels  

Le pet est-il une forme d'expression protégée? Cet événement singulier, qui s'est déroulé en Autriche, aura eu le mérite de soulever la question.

Les faits remontent au 5 juin dernier. Un groupe de jeunes se détend dans un parc de Vienne et profite de l'arrivée de l'été. Somme toute rien d'extraordinaire jusqu'ici. Mais voilà que la police décide de procéder au contrôle d'identité du petit groupe d'amis. À partir de là, les choses vont vite se gâter.

Pendant le contrôle, l'un des jeunes hommes soulève son postérieur du banc sur lequel il était assis pour lâcher un gaz intestinal au nez et à la barbe de la police. Bien aidé par le vent, cette «flatulence massive», comme il est indiqué dans le rapport, est parvenue jusqu'aux forces de l'ordre. Contrairement aux amis du jeune homme, la police n'a pas du tout rigolé à la blague et lui a infligé une amende de 500 euros.

L'histoire ne s'arrête pas là. Devant le juge, l'homme a déclaré que son geste n'était pas intentionnel et que, dans le cas où il le serait, péter relève de son droit fondamental à la liberté d'expression, rapporte le média Vice US. Cette plaidoirie n'a pas vraiment convaincu le juge, qui a fait savoir qu'une flatulence ne contenait pas de «contenu communicatif» et, qui plus est, dépassait les limites de la décence.

Toutefois, étant donné que le jeune homme n'a pas de casier judiciaire, le juge a consenti à baisser l'amende à 100 euros, au lieu de 500. Pour le coupable, cette réduction est insuffisante et il compte faire appel de la décision devant la cour constitutionnelle du pays. Un pet qui se transforme en combat d'une vie.

Pas une première

Plusieurs faits similaires ont été recensés, pas seulement en Autriche, mais aussi dans d'autres pays d'Europe et du monde. En Allemagne, un juge a même donné raison à un serial péteur.

En 2016, après avoir lâché deux gaz intestinaux près d'une policière lors d'un contrôle à Berlin, une plainte avait été déposée et une amende de 900 euros requise contre un homme. Lors de l'audience, le juge a finalement décidé d'annuler complètement l'amende, rapporte The Local, sans apporter plus de précision.

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Être condamné pour une flatulence semble relativement rare. Aux États-Unis par exemple, un automobiliste arrêté pour conduite en état d'ébriété avait reçu un chef d'accusation supplémentaire pour avoir pété dans le commissariat et éventé les flatulences en direction des policiers. «C'était un gaz très malodorant et sa présence était très offensante pour le policier Parsons», précisait alors la plainte. Pour autant, ce chef d'accusation n'avait pas été retenu.

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