Société / Monde

En quarantaine, un Australien sculpte un poney à partir de sacs kraft

Temps de lecture : 2 min

L'homme a baptisé son destrier Russell.

David Mariott a même demandé à la direction de l'hôtel un service de promenade d'animaux pour son poney. | Kristina Paukshtite via Pexels
David Mariott a même demandé à la direction de l'hôtel un service de promenade d'animaux pour son poney. | Kristina Paukshtite via Pexels

On s'occupe comme on peut. Un Australien a transformé sa chambre d'hôtel en scène du Far West, en se confectionnant une tenue de cow-boy et un fidèle destrier à partir de sacs en papier brun. En isolement obligatoire de quinze jours à Brisbane, après s'être rendu à Londres pour les funérailles de son père, David Mariott a commencé à récolter les sacs kraft dans lesquels étaient livrés ses repas.

Ce directeur artistique originaire de Sydney s'est rendu compte que l'hôtel les jetait avec l'ensemble des déchets au lieu de les recycler. Il a donc commandé une paire de ciseaux et du ruban adhésif dans un supermarché local afin de mettre à profit ses compétences en matière de conception d'accessoires et de costumes.

David Mariott s'est ainsi fabriqué un chapeau de cow-boy à partir d'un bol de poke usagé, une veste et des jambières. Il a ensuite créé Russell, son cheval en papier, à l'aide d'une planche à repasser pour le buste, d'une lampe de bureau en guise de tête et des sacs pour la peau. «Je me suis dit que c'était un sac vraiment cool et que c'était du papier brun épais de bonne qualité», explique l'Australien au quotidien britannique The Guardian, lui qui avait «déjà travaillé avec ce support auparavant».

Attirer l'attention sur le manque de recyclage

David Mariott a même poussé la blague encore plus loin, en demandant à la direction de l'hôtel Rydges South Bank un service de promenade d'animaux pour Russell. Voici la réponse amusée d'un directeur: «Il m'incombe de demander à tous les individus (équins ou autres) de rester dans leur chambre pendant la durée de leur quarantaine. J'espère que votre noble destrier est résistant.»

À l'origine, le directeur artistique espérait recréer une scène mythique du film Le Parrain, en plaçant la tête de Russell dans son lit, afin que le personnel responsable du nettoyage des chambres la trouve à la fin de son séjour. «Mais je n'ai rien pour le sang pour que cela fonctionne», explique-t-il.

Craignant de s'ennuyer pendant sa quarantaine, David Mariott avait acheté une enceinte portable pour pouvoir écouter de la musique et avait commandé plusieurs balles afin d'apprendre à jongler, précise The Guardian.

En plus d'amuser les internautes, le directeur artistique espère que son œuvre attirera l'attention sur le manque de recyclage dans les hôtels dans le cadre des quarantaines, et donnera à d'autres personnes des idées sur la façon d'utiliser leur temps en isolement de manière créative. L'Australien indique d'ailleurs qu'après Russell, «un chien et un chat pourraient être les prochains».

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