Monde

Licenciée à cause de son profil génétique

Slate.fr, mis à jour le 30.04.2010 à 17 h 59

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«Bienvenue à Gattaca» ou comment sélectionner les employés selon leur profil génétique. Il semblerait que la plainte déposée par Pamela Fink, une résidente du Connecticut, corresponde au premier cas de discrimination génétique depuis la loi votée par le Congrès américain.

Approuvé en 2008, le texte interdit aux chefs d'entreprise d'exiger de leurs salariés des tests génétiques ou de prendre en compte le profil génétique d'un employé pour une embauche, un licenciement ou une promotion. De même, la loi condamne désormais toute discrimination de la part des compagnies d'assurance basée sur la génétique de leurs clients.

Le New York Times saluait en 2009 l'importance du texte qui entrait alors en vigueur:

Il est rare qu'une loi contre les discriminations s'applique à un tout nouveau groupe de personnes. La nouvelle loi est une étape importante dans la protection de ceux qui ont hérité d'une prédisposition à une maladie. Elle retire ainsi un obstacle considérable des tests génétiques qui peuvent aider à prévenir et traiter de graves pathologies.

Les démarches entreprises par Pamela Fink semblent rentrer dans le cadre de cette loi. Selon l'Associated Press, alors que ses deux sœurs étaient atteintes d'un cancer du sein, elle avait opté  pour une double mastectomie. Confiant «se sentir à l'aise» et dans un environnement professionnel qui la soutenait alors, elle avait parlé à ses supérieurs de la société d'utilité publique MXenergy de ses tests génétiques et de l'opération.

C'est selon elle ce qui lui permet aujourd'hui d'avancer, rapporte NewScientist, que son employeur l'aurait licenciée de son poste de directrice des relations extérieures après avoir appris qu'elle était porteuse d'un gène qui la prédisposait au cancer du sein.

L'affaire semble prendre de l'ampleur aux Etats-Unis mais, pour l'avocat Gary Phelan, cette médiatisation est souhaitée par sa cliente:

Elle espère que ses employeurs comprendront qu'on ne peut pas utiliser l'histoire génétique d'une personne à son encontre et ainsi empêcher que quelques individus ne remettent en cause les avantages des tests génétiques.

[Lire l'article du NewScientist ici, celui du New York Times ]

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Photo: double hélice d'ADN/di the huntress, via Flick CC License by

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