«On a de quoi tenir cinq ans»: reportage au cœur de la révolte des agriculteurs indiens
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«On a de quoi tenir cinq ans»: reportage au cœur de la révolte des agriculteurs indiens

Temps de lecture : 12 min
Robin Tutenges Robin Tutenges

Des dizaines de milliers d'agriculteurs campent aux portes de New Delhi pour protester contre des lois les mettant à la merci des grands groupes agroalimentaires. Plus de 110 jours après leur installation, rien n'a changé, et le mouvement paysan est devenu le plus long que connaît le pays depuis son indépendance.

À la frontière de Singhu, près de New Delhi, en Inde

L'hiver a tiré sa révérence. Chaque jour, un soleil de plomb fait grimper un peu plus les températures. «On a troqué les grosses couvertures contre des ventilateurs», s'exclame un jeune agriculteur, tout en fixant sur le toit improvisé de sa remorque d'épais tapis en mousse, qui devraient suffire à stopper les premières lueurs du jour. Ils sont cinq à dormir à l'arrière de ce tracteur depuis plus de 110 jours.

Autour d'eux, on s'active. Les ventilateurs et les moustiquaires passent de main en main. Les bouteilles d'eau arrivent par paquets de 100, chargés dans des camions qui peinent à se faufiler dans le campement. Des climatiseurs sont accrochés tant bien que mal à l'arrière des remorques aménagées. Il fait déjà 32 degrés, et tout le monde se prépare à un été brûlant. Tous s'attendent à rester ici encore longtemps. «Autant de temps qu'il le faudra.»

Le camp de Singhu, foyer de protestation au nord de New Delhi, s'étend sur plus de 10 kilomètres de long. Installé sur une autoroute, il bloque le passage des voitures. | Robin Tutenges

«Avec ces lois, nous allons tout simplement disparaître»

Depuis près de quatre mois, des milliers d'agriculteurs campent à l'entrée de la capitale indienne. Cette révolte paysanne a dans le viseur trois lois adoptées sans discussion par le parlement en septembre 2020. Une réforme qui a pour objectif de libéraliser le marché agricole du pays en l'ouvrant aux grandes entreprises, ce qui n'est pas sans conséquence pour les paysans indiens –qui représentent près de la moitié de la population, soit 650 millions de personnes.

«Ici, on les appelle les Black Laws» (les lois noires), explique Hulwant Singh, un fermier de 72 ans, qui vit depuis plus de 100 jours dans le campement de Singhu, l'un des principaux foyers de contestation, situé sur une autoroute entre Delhi et l'État de l'Haryana.

Jusqu'à présent, des produits de base comme le riz et le blé cultivés en Inde étaient vendus sur des marchés locaux à un prix minimum assuré par l'État, ce qui permettait tout juste aux petits exploitants de subvenir à leurs besoins. Avec ces «Black Laws», ces marchés n'existeront plus à terme.

Les agriculteurs seront contraints de vendre directement leurs récoltes aux grands groupes d'agrobusiness, qui pourront alors fixer eux-mêmes les prix. Une position défavorable aux paysans, qui verront leurs revenus chuter.

«La situation des agriculteurs est déjà terrible. Cette réforme ne va faire que l'empirer, regrette Hulwant Singh, qui vient de l'État d'Haryana, au nord de la capitale. Mon fils est ici, dans le camp avec moi, tout comme mon petit-fils. Nous sommes une famille d'agriculteurs depuis des générations. Avec ces lois, nous allons tout simplement disparaître.»

À l'arrière des remorques aménagées, les paysans dorment, étendent le linge et jouent aux cartes à Singhu. | Robin Tutenges

Pour obtenir l'abrogation de cette réforme, les agriculteurs venus de différents États ont érigé, entre autres, trois campements sur des autoroutes menant à New Delhi: Singhu au nord, qui s'étend sur plus de 10 kilomètres de long, Tikri à l'ouest et Ghazipur à l'est. Depuis le 26 novembre 2020, ils sont ainsi des dizaines de milliers à bloquer la circulation sur ces grands axes, installés dans des tentes, des tracteurs et des remorques transformées en maisons de fortune.

«Ce n'est pas tous les jours facile de vivre ici, explique Haji Mursaleen, un agriculteur de l'Uttar Pradesh vivant dans le camp de la frontière de Ghazipur. En ce moment, c'est la saison de la canne à sucre. Ma famille restée dans la ferme ne peut pas s'occuper de tout. Je suis obligé de faire des allers-retours, parfois pour travailler la nuit et revenir ici le matin.» Pour assurer leur présence dans les camps, les paysans mettent également en place des rotations au sein de leur famille, voire de leur village. Chacun veut prendre part à la lutte, sans pour autant abandonner son exploitation.

Si le chemin du retour peut se faire sans embûche, l'accès à la capitale est, quant à lui, totalement impossible pour les tracteurs des manifestants. Des murs infranchissables, faits de blocs de béton, de tranchées et de barbelés ont été dressés en urgence pour bloquer l'avancée des agriculteurs vers la capitale, les forçant à poser leurs bagages sur le bitume des autoroutes. De l'autre côté des remparts, la police, lourdement armée, reste à l'affût.

La police campe elle aussi 24 heures sur 24, de l'autre côté des barbelés, dans le camp de Ghazipur. | Robin Tutenges

Villages autonomes

À Singhu, deux étroites rues bordent le camp sur plusieurs kilomètres. Toute la journée, elles sont animées par le passage de tracteurs débordant de passagers, musique à fond dans les haut-parleurs et autocollants «I love Kisan» («J'aime les agriculteurs») sur la carrosserie. Sur le bas-côté, des vendeurs à la sauvette, collés aux roues des remorques immobiles, proposent des produits du quotidien. Vêtements, brosses à dents, tabac: on y trouve de tout, si tant est qu'on cherche au bon endroit.

Portés par une armée de bénévoles, qu'ils soient paysans ou simplement animés par un besoin viscéral de démocratie, les campements réussissent à s'organiser. Tout le monde met la main à la pâte, et le chaos ambiant est en fait une machine habilement huilée, où chacun alterne entre sieste à l'ombre et effort pour le bien de la communauté.

En s'aventurant sous les tentes et bâches colorées, on peut ainsi trouver des services essentiels au quotidien, proposés gratuitement. Une pharmacie distribue quelques médicaments pour, entre autres, les maux de tête et les allergies. Un dentiste attend patiemment dans un petit camion, tandis qu'une ambulance est présente constamment sur le camp de Singhu. Des bibliothèques proposent des livres à emprunter. Enfin, une école, qui fonctionne de manière épisodique, est ouverte dans chaque foyer de protestation. Les filles et fils d'agriculteurs, mais aussi les jeunes enfants pauvres des alentours, peuvent ainsi suivre des cours d'hindi, d'anglais et de mathématiques.

Dans le camp de Singhu, il est rare de croiser quelqu'un avec un masque. L'épidémie de Covid-19 s'est calmée depuis plusieurs semaines à New Delhi et, ici, plus personne ne s'en préoccupe. | Robin Tutenges

L'un des moments phares reste l'heure du repas. Elle n'est pas vraiment définie: à longueur de journée, d'imposantes marmites tantôt remplies de dal (un plat indien à base de lentilles), de divers légumes cuits et de riz trônent devant des files de manifestants impatients. Dans l'après-midi, on se délecte de jalebi, une pâtisserie orange très sucrée en forme d'hélice, ou bien de lassi, une boisson traditionnelle à base de lait fermenté.

Toute la nourriture arrive directement des villages soutenant la révolte. Elle est ensuite préparée sur place, dans des cantines réparties le long de ces petits villages autonomes. «Riches, pauvres, agriculteurs, gens de la ville: la nourriture est toujours offerte», précise un fermier sikh venu du Penjab, État du nord du pays, considéré comme étant le grenier du sous-continent et lieu de départ du soulèvement.

Sous une épaisse chaleur, un homme prépare du dal à Singhu. | Robin Tutenges

Dans les trois campements, les agriculteurs, qu'ils soient sikhs (pratiquant la religion du sikhisme), hindous ou musulmans, ont su dépasser leurs conflits historiques et leurs différences religieuses. «Depuis des mois nous dormons tous sous le même toit, nous mangeons tous à la même table, explique un agriculteur d'une quarantaine d'années. Nous ne faisons plus qu'un désormais.»

À l'entrée d'un des camps, une inscription résume bien cette situation presque inédite: «Ce n'est ni hindou contre sikh, ni sikh contre l'Inde... Ce sont les agriculteurs contre les nouvelles lois agricoles.» Sikhs et hindous se sont notamment violemment affrontés dans le passé, tandis que les musulmans restent stigmatisés dans le pays, où la montée du nationalisme hindou, incarnée par le Premier ministre Narendra Modi et son parti au pouvoir, le BJP, exacerbe les tensions, jusqu'à aboutir à des lynchages publics.

«Le gouvernement essaye de nous diviser depuis des années.»
Varin, un agriculteur qui campe à Ghazipur

Tous se sont ainsi unis avec le même objectif: forcer le gouvernement Modi, national-populiste et ultra-libéral, à voter des lois pour les agriculteurs, et non pas à leurs dépens, comme ils le perçoivent aujourd'hui.

«Le gouvernement essaye de nous diviser depuis des années. Que ce soit avec cette loi, qui sépare agriculteurs et grandes entreprises, ou entre les communautés religieuses, notamment les musulmans et les hindous», explique Varin, un agriculteur qui campe à Ghazipur. L'objectif selon lui? Asseoir l'autorité du Premier ministre et faire du «business».

Des caricatures montrant, entre autres, le Premier ministre indien en cochon, sont visibles dans le camp de Singhu. | Robin Tutenges

Par et pour les paysans

«Avec ces lois, les récoltes et la nourriture ne seront plus dirigées pour le bien du peuple, mais deviendront une simple source de profits», explique Jtendra Sinha, président du Kirti Kisan Union, l'un des quarante syndicats d'agriculteurs indiens qui forment le Kisan Morcha, la coalition qui dirige le mouvement. Ensemble, ils coordonnent le Satyagraha, autrement dit la résistance par la non-violence et la désobéissance civile contre l'oppression, principe instauré notamment par Mahatma Gandhi.

Dans les campements, où les langues se délient souvent autour des hookahs, un narguilé très populaire, les agriculteurs le rappellent sans cesse: le mouvement n'est pas rattaché à un parti politique, est non-violent et n'a pas de chef.

Mais, alors que la tige de cette chicha passe de bouche en bouche, un nom revient réguliérement: Rakesh Tikait. Ce syndicaliste de 51 ans, fils d'une légende du monde agricole, fait désormais office de figure de la révolte paysanne qui défie le gouvernement dirigé par le Bharatiya Janata Party (BJP), la droite nationaliste hindoue au pouvoir.

Rakesh Tikait, au centre de l'image, à Ghazipur, où il a établi son point de chute. | Robin Tutenges

Son nom a commencé à faire les gros titres quand, dans la nuit du 28 janvier, les forces de l'ordre s'apprêtaient à donner l'assaut pour expulser les fermiers du camp de Ghazipur, après leur avoir coupé l'accès à l'électricité et à l'eau. En larmes devant les caméras, Rakesh Tikait avait juré qu'il préférait se pendre sur place plutôt que de cesser la lutte.

À l'époque, ce coup de force du gouvernement visait à reprendre le dessus sur les manifestants qui, quelques jours plus tôt, lors de la fête nationale du Republic Day, avaient envahi la capitale. En dépit des promesses de non-violence faites par leurs syndicats, des agriculteurs s'étaient en effet emparés du Fort Rouge, symbole de l'indépendance de l'Inde. Les affrontements avec la police avaient alors fait un mort et plus de 400 blessés.

Avant que la nuit ne tombe, les fermiers indiens manifestent dans les rues du camp de Ghazipur. | Robin Tutenges

«Une question de vie ou de mort»

Les racines de la fronde paysanne sont profondes. Le système agricole indien est en crise depuis plusieurs décennies, et bon nombre de petits exploitants sont dans une situation désastreuse.

Pour faire fonctionner leur exploitation, acheter les pesticides et engrais dont ils sont dépendants, beaucoup se trouvent contraints d'emprunter. Ces dettes, impossibles à rembourser, poussent chaque mois près de 1.000 agriculteurs au suicide.

«Si les Black Laws sont appliquées, nous allons tous vendre à perte», explique Hulwant Singh, 72 ans. «On va être contraints d'hypothéquer nos maisons pour survivre et, progressivement, nos terres vont être récupérées par les groupes agroalimentaires des Ambani et Adani [des millionnaires proches du gouvernement, ndlr], ajoute, en haussant la voix, l'agriculteur. Sans terre, nous allons finir employés au service des entreprises dans nos propres exploitations, ou bien au chômage.» Une situation qui ne risque pas de régler le fléau des suicides dans ce secteur, qui emploie 41,5% de la population.

Un jeune Indien se détend à l'arrière de sa remorque, avec la télévision en fond. | Robin Tutenges

«Moi je suis vieux, je ne me bats pas pour moi. Je me bats pour mes enfants et mes petits-enfants», ajoute l'homme, qui vit dans l'une des milliers de remorques de Sighu.

Les jeunes agriculteurs sont aussi très présents dans le mouvement. En vagabondant entre les tentes, loin de l'effervescence et des cris, on tombe souvent nez à nez avec des groupes de paysans d'une vingtaine d'années, rassemblés sous le même toit, le portable jamais très loin. Derrière leur visage détendu et souriant se cachent de réelles inquiétudes quant à leur avenir.

«Notre rôle ici est notamment d'expliquer à nos parents et aux agriculteurs plus âgés, qui n'ont souvent pas eu d'éducation, pourquoi ces lois sont dangereuses pour eux, précise Nitin Baliyan, un fermier âgé d'à peine 27 ans. C'est aussi une lutte pour la jeunesse, pour notre futur. Il n'y a pas d'emploi et, avec cette réforme, on va nous enlever notre unique moyen de subsistance. Aujourd'hui, ce combat est une question de vie ou de mort.»

Le 8 mars 2021, à l'occasion de la journée internationale des droits des femmes, les agricultrices sont en première ligne des protestations à Ghazipur. | Robin Tutenges

Un lieu d'émancipation

Tout au long de la journée, des voix s'élèvent à travers les mégaphones de Singhu et Ghazipur. Sur chaque scène située au coeur des camps, les orateurs se succédent au micro, sans discontinuer, devant une foule d'agriculteurs prête à crier et lever le poing en l'air. Parfois, cette voix rauque et grave change de tonalité. L'orateur devient une oratrice.

Depuis le début des révoltes, les femmes ont joué un rôle inattendu en prenant part aux manifestations. «Je n'avais jamais fait quelque chose comme ça auparavant», explique Sawarn, qui vient d'Uttar Pradesh, un État de l'Inde du Nord. «On n'avait jamais vu Delhi. On n'était même jamais sorties de notre village pour la plupart», ajoute Jaswant, une Indienne de 72 ans, venue en voiture depuis le Penjab.

Toujours en groupe, les femmes, vêtues de leurs saris colorés, rient, chantent et dansent, quand elles ne sont pas au premier rang des meetings, prêtes à scander des slogans fédérateurs. «Nous, on s'amuse bien ici, même si, quand on rentre à la maison, c'est difficile de s'occuper des récoltes quand notre mari n'est pas là, ajoute Sawarn. Mais on a tellement appris, ça nous rend bien plus fortes.»

Tour à tour, des femmes du camp de Singhu dansent sous les applaudissements et les chants. | Robin Tutenges

«En Inde, les femmes sont cantonnées à leur vie au foyer», déplore Rajni, une jeune trentenaire de Delhi, qui, bien que n'étant pas agricultrice, a rejoint la révolte pour soutenir les paysans de Ghazipur. «Dans le campement, les femmes échangent, discutent, partagent ce qu'elles ont au fond d'elle, leurs opinions mais aussi leurs sentiments. Une chose impensable dans leur vie quotidienne familiale», ajoute-t-elle.

À longueur de journée, les salles de meeting, les tables où sont préparés les chapatis (du pain sous forme de galette) et les pauses chai (du thé servi du matin au soir) deviennent des plateformes de concertation, des instants de partage où tout le monde semble avoir la parole.

«Dans le campement, j'ai appris la liberté d'expression et l'humanité, ajoute Rajni. Donnez la liberté à une femme, et elle éclora. Ici, c'est ce qui se passe.»

Un jeune guerrier du Nihang, qui a troqué son poignard pour un bâton, passe à cheval dans le camp de Singhu. | Robin Tutenges

«Nous ne rentrerons qu'après la victoire»

Au sein des différents camps, les agriculteurs sont optimistes et la patience semble être leur meilleure alliée. Que ce soit à Singhu ou à Ghazipur, personne n'a l'intention de partir. Bien au contraire.

Les installations précaires et temporaires se muent peu à peu en logements permanents. On ajoute des matelas dans les remorques pour faciliter la nuit. Des télévisions sont installées çà et là, sous les tentes ou à l'arrière des tracteurs. Dans certains coins, on peut même apercevoir des briques entassées et du ciment: des maisons en dur commencent à sortir de terre, en plein milieu des autoroutes.

«Nous avons déjà gagné», s'exclame avec assurance Jathedar Raja Raj Singh, l'un des commandants de l'armée des guerriers du Nihang, la chevalerie sikh qui protège les agriculteurs. Sabres, lances ou poignards à la main, les guerriers du Nihang sont la première ligne de défense des contestataires. «Tout le peuple indien est aujourd'hui avec nous», ajoute-t-il.

Plusieurs fois par semaine, à Singhu, un homme passe de tente en tente répandant un produit antimoustique à l'aide d'une machine, qui souffle une épaisse fumée. | Robin Tutenges

Si le mouvement de protestation jouit d'une importante popularité, il ne fait en revanche pas l'unanimité. Et cette bataille ne se déroule pas seulement derrière les barbelés et les barricades: c'est aussi une bataille d'images.

Tandis que les agriculteurs essayent de mettre en avant l'aspect pacifiste et populaire du mouvement, le gouvernement Modi, de son côté, tente de le délégitimer, faisant passer les paysans pour des «antinationalistes» réfractaires à la modernisation du pays.

Derrière ce bras de fer, autorités et protestataires partagent en outre une exigence commune: réformer le système agricole du pays. Mais leurs visions pour y parvenir sont aujourd'hui bien trop éloignées pour faire avancer les discussions.

Certaines tentes peuvent accueillir des dizaines d'agriculteurs. | Robin Tutenges

Quand la nuit assombrit le camp, les braises des hookahs s'éteignent et les voix dans les haut-parleurs s'estompent. L'agitation ne se concentre plus qu'autour des quelques points lumineux restants, ceux des cantines qui distribuent les derniers repas de la journée.

Assis au fond d'une remorque de Singhu, un jeune agriculteur lance «on a assez de nourriture pour les cinq prochaines années», en tapotant les sacs remplis de légumes et de vivres placés derrière lui, dont une partie déborde sur son matelas. «Ce n'est pas qu'un mouvement d'agriculteurs, ajoute-t-il. Ce n'est pas non plus un combat propre à l'Inde. C'est une lutte contre l'oppression des grandes entreprises. Pour la liberté, la démocratie. Et nous ne rentrerons qu'après la victoire.»

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