Edouard Balladur pris dans la nasse du Karachigate

Dans le panier de crabes des affaires d'Etat, on connaissait celle des frégates de Taiwan, avec ses rétrocommissions jamais démêlées. Selon les informations de Libération, un autre scandale pourrait éclater, un peu plus à l'ouest, quelque part entre le Pakistan et la France. Citant des documents bancaires qu'il s'est procuré, le journaliste Guillaume Dasquié affirme qu'Edouard Balladur aurait touché des commissions sur la vente de sous-marins à Islamabad en 1994. Ces sommes seraient ensuite venues alimenter son compte de campagne pour l'élection présidentielle de 1995. Ces révélations interviennent dans un climat tendu, alors que la lumière n'a toujours pas été faite autour de l'attentat de Karachi en 2002, qui avait coûté la vie à 14 personnes, dont 11 Français, employés de la Direction des constructions navales.
Depuis plusieurs mois déjà, les rédactions et les couloirs des tribunaux bruissent des bribes d'informations sur le «Karachigate». Dès juin 2009, Olivier Morice, avocat de sept familles de victimes, soutenait que le gel des paiements entre la France et le Pakistan était peut-être le mobile de l'attentat. Pour étayer son argumentaire, il citait une note interne de la DNCI, filiale commerciale de la direction des chantiers navals. A l'époque, Nicolas Sarkozy (porte-parole et directeur de campagne d'Edouard Balladur en 1995) avait balayé cette hypothèse d'un revers de main, évoquant une «fable grotesque».
Mis sous pression, Edouard Balladur a décidé mardi de sortir de sa réserve. Dans une tribune à paraître mardi dans Le Figaro, l'ancien Premier ministre dément les accusations formulées par Libération:
Dans cette présentation des choses rien ne correspond à la vérité, rien n'est étayé par les faits, tout s'appuie pour l'essentiel sur une note émanant d'un agent d'une officine privée de sécurité, note établie en 2002, après l'attentat, et qui amalgame un tissu d'invraisemblances et d'absurdités [...] Je m'en tiens à ce dont je suis certain : je n'ai pris en tant que Premier Ministre aucune décision d'octroi de commissions ; les comptes de ma campagne présidentielle ont été validés sans réserve, il y a quinze ans, par le Conseil constitutionnel.
A en croire Le Point, Edouard Balladur aurait également émis le souhait d'être auditionné par la Commission d'enquête parlementaire sur l'attentat de Karachi. Comme le souligne le site de l'hebdomadaire, cette initiative a pris la majorité à contre-pied, puisque l'UMP avait affiché son hostilité quant à toute convocation de l'ex-Premier ministre de François Mitterrand.
[Lire les articles sur le site de Libération (payant), de L'Express, du Figaro et du Point]
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Photo: Edouard Balladur / REUTERS, Pool New
Mis à jour le 26/04/2010 à 18h56




























Vrai ou pas nous ne le serons jamais comme pour les vedettes de Taiwan. La politique et la morale n'ont jamais fait bon ménage.
Il est inadmissible de les politiques, comme mes conseils d'administration, gèrent leur dossier entre copains et donc parfois coquins je me souviens en autre du parjure de cet élu du Nord dans l'affaire de M. Tapi rien n'arrête un politique.
Dans le cas présent M. Balladur doit se présenter devant le juge d'instruction ses mandats politiques sont une excuse de république bannanière pour éviter un juge d'instruction si "cher" à son ami M. Sarkozy, dont on comprend mieux la suppression par ce type d'affaire.
Allez M. Balladur du courage et surtout de l'honnêteté.
A l'époque le refus de maintenir les com était peut-être le retour de flamme de son "ami" M. Chirac?
Une pensée pour ces personnes décédées et leur famille.
Vilaine affaire ! Vilaine pratique des commissions, surtout lorsqu'elles deviennent occultes
ou que, comme des balles de tennis, elles subissent de bien curieux effets qui les font
même revenir en arrière (rétro ) et, enfin, lorsque des victimes paient de sang
leur ballet irresponsable.
S'il est une responsabilité, justement, n'est-elle pas politique ?
S'il se sait que le chef est intransigeant vis-à-vis des dérapages, il y en aura peut-être
moins que s'il entretient à dessein (quel qu'il soit) la culture de la mallette de liquide.
Evidemment, l'argent, surtout en quantité, sans circuit de contrôle, ouvre les portes,
enivre et emplit les poches. La commission, non seulement admise en négoce, mais
recherchée aussi, devient alors corruption, Qui peut prétendre en ignorer les mécanismes
dans la génération politique qui a connu les bureaux d'études ?
Qui plus est, la connaissance de la banque est sans doute l'école de la vertu...
Sans préjuger de rien dans la suite des révélations ou du secret défense providentiel
qui alimenteront un scénario de choix pour une adaptation cinématographique, est-il
permis de songer à la coïncidence entre le rebond de cette affaire, qui pourrait être
d'Etat et un autre feuilleton judiciaire où est malmenée une figure politique,
comment dire, fernandélienne, en plus tragique ?
Premier(d)rôlement.
La justice cours toujours après Pasqua pour délit d'initié, favoritisme envers son fils..
Chirac et les emplois fictifs.
Frégates de Taïwan.
Armes au Pakistan...
Le fric, le fric et encore le fric!
On nous cache tout, la justice ne fait rien: seulement protéger le pouvoir de leurs infâmes magouilles!
La France , grande république bananière ,nous fait honte.
Est-ce que les commissions n'étaient pas légales (ou du moins tolérées) avant Chirac (1995) pour les contrats de ce type ? (Dans le but de pouvoir avoir un marché)
C'est uniquement ensuite que c'est devenus un délit, d'ou l'arrêt des versements des rétrocéssions qui étaient devenues illégales.
Enfin, c'est comme ca que je l'avais compris, mais je ne trouve l'info nulle part.
Avez-vous une idée où trouver ceci ?
Bonsoir,
Les commissions ont été légalisées mais limitées en % de mémoire par M. Barre. Pour simple raison qu'il était fréquent de perdre un contrat à cause d'impossibilté de verser une com sous peine de poursuite fiscale, judicaire, ce qui n'était pas le cas pour d'autre entreprises et plus particulièrement anglo-saxonnes.
Certains paradis off shore sont également les paradis de passage des commissions, encore aujourd'hui plus discret donc plus grosses com.
Les contrats à l'export ont toujours donnés lieu à des commissions plus connues sous le nom de pots de vins.
Dans certains pays le sujet est moins tabou et plus officiel en passant par un système de joint venture plus ou moins réel selon les contrats mais qui donne une forme de l'égalité aux commissions.
Ce qui n' a jamais été validé, la retro commission car trop sensible politiquement!!!!!
Enfin les commissions existent également en France sous différentes formes, liquide, voyages ou autres dons en nature mais illégales. Certains procès politiques souvent étouffés en sont la preuve.
Une ste française de premier plan a été pendant des années reine de toutes sortent de commissions à la demande de l'Etat jusqu'à la dérive de payer les fonctionnaires de certains pays amis pour protèger le Président en place, souvent à la tête de cette entreprise un "grand commis" de l'Etat.
La politique est souvent nauséabonde car trop mélée de près ou de loin à de nombreuses affaires où l'argent est le moteur du système
Bonne soirée