Iran: les Israéliens certains de devoir agir seuls
Les autorités distribuent à la population des équipements de protection individuelle, un masque à gaz et des antidotes contre les armes chimiques et bactériologiques.
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Sécurisation à outrance
Plusieurs faits démontrent que Tsahal poursuit ses programmes de sécurisation et prend au sérieux les provocations iraniennes. Il détient seul la responsabilité de la survie de la population. Les autorités israéliennes distribuent actuellement, à sept millions d'habitants, des équipements de protection individuelle, un masque à gaz et un paquet d'antidotes, contre les armes chimiques et bactériologiques. Sans chercher à alarmer sa population, le gouvernement envisage toutes les éventualités et qualifie cette mesure de «technique» sans aucune allusion à une éventuelle guerre.
La police a effectué, sans préavis le 15 avril, des manœuvres civiles d'envergure en grandeur nature dans plusieurs villes. Tel-Aviv s'est trouvée paralysée durant plusieurs heures pour permettre de tester la réaction en temps réel des services d'urgence et de sauvetage de l'Etat. Enfin, les sirènes d'alerte sont testées périodiquement. Ce type d'exercice n'avait pas eu lieu depuis la Guerre des Six Jours.
Ces gesticulations pourraient être assimilées à des actions d'intoxication à destination de l'opinion arabe et occidentale mais les militaires estiment que le principe de précaution n'est pas un luxe. Les officiers parlent ouvertement des nombreux exercices effectués par les troupes qui ont été remises à niveau depuis la guerre du Liban de l'été 2006 mais chuchotent quand il s'agit de préciser que les réservistes spécialistes en high-tech sont à présent, plus souvent que d'ordinaire, conviés à mettre à jour leurs connaissances liées à la technologie des radars et des missiles anti radars.
La Turquie hors-jeu
Avigdor Lieberman, le ministre des Affaires étrangères persona non grata en occident, est très actif et agit avec une grande discrétion dans les anciens pays de l'URSS dont il est originaire pour compenser la défaillance des alliés historiques d'Israël à commencer par la Turquie. Il est le seul à n'avoir pas été surpris par la volte-face d'Ankara qu'il voyait se profiler de longue date. Tayyip Erdogan avait levé le voile sur son changement de stratégie dès 2004 en qualifiant Israël «d'Etat terroriste» quand il avait éliminé le Cheikh Yassine. Il avait invité à Ankara en février 2006 le chef du Hamas Khaled Mashaal avec les honneurs réservés aux personnalités et enfin avait traité Shimon Pérès «d'expert en assassinat» à la conférence de Davos de janvier 2009. Or la Turquie, qui mettait à la disposition d'Israël ses bases aériennes d'entrainement et son espace aérien, entrait dans le dispositif stratégique militaire, indispensable pour une attaque contre l'Iran. Lieberman a donc agi dans l'ombre pour compenser cette alliance en se tournant vers plusieurs pays du Caucase dont la Géorgie, l'Arménie et l'Azerbaïdjan.
Les dirigeants israéliens ont définitivement intégré l'idée qu'ils devront agir seuls pour diminuer le danger mortel du programme nucléaire d'Ahmadinejad. Ils s'organisent comme s'ils ne devaient plus compter sur l'aide des Etats-Unis et de leurs bases en Irak. Ils ont définitivement exclu de leurs options militaires la collaboration de la Turquie avec laquelle les relations se sont dégradées au point que les demandes d'armement d'Ankara sont à présent rejetées. Erdogan avait réclamé des systèmes de missiles israéliens, des roquettes antichars «Spike», des missiles «Barak-8» pour la marine et des blindés «Namer» pour le transport de troupes. Israël a seulement accepté d'honorer la commande antérieure de drones dont l'annulation avait été un temps envisagée par l'Etat juif.
La carte du Caucase
Lieberman a réussi à aider discrètement son pays à remplacer la Turquie, le seul allié musulman. Des entreprises israéliennes équipent l'armée géorgienne par le biais de ventes d'armement sophistiqué, d'entrainement des fantassins et d'expertises sur les méthodes de sécurité. Les rapports sont facilités par le ministre de la défense géorgien, Davit Kezerashvili, ancien immigré israélien parlant couramment l'hébreu et par les nombreux hommes d'affaires géorgiens installés en Israël. La présence israélienne est ainsi officielle à quelques encablures de l'Iran.
Par ailleurs, la visite du ministre israélien des Affaires étrangères en Azerbaïdjan, le 9 février, entrait dans cette stratégie de conquête d'espace puisque ce pays a des frontières communes avec l'Iran. La République d'Azerbaïdjan, à majorité musulmane mais sous influence occidentale, est inquiète du rôle joué par son voisin iranien et a donc signé en urgence avec l'Etat d'Israël, depuis septembre 2008, des contrats d'armement de plusieurs centaines de millions de dollars. Le président de l'Azerbaïdjan, Ilham Aliyev, a justifié le renforcement de ses liens avec Israël par sa volonté de se prémunir contre «la menace iranienne». Son pays est un exemple de tolérance pour une communauté juive prospère et en sécurité. Certains experts affirment que, sous couvert d'assistance technique, Israël aurait un pied et un œil sur la frontière avec l'Iran. Aliyev pourrait permettre à l'aviation israélienne de se ravitailler à son retour d'une action de frappe contre les installations nucléaires iraniennes. L'utilisation du Caucase entrerait ainsi dans la nouvelle stratégie israélienne.
Le fossé se creuse avec Washington
Cette nouvelle donne explique ainsi la patience d'Israël qui est convaincu qu'il doit, dans l'intérêt de sa sécurité, se défaire de la mainmise américaine. Netanyahou a choisi l'anniversaire des 150 ans de Théodore Herzl pour rappeler le 18 avril les paroles du visionnaire qui avait conseillé: «qu'il ne fallait pas compter sur l'aide des étrangers ni sur la générosité des donateurs et qu'il ne fallait pas non plus espérer voir les pierres se ramollir». Ce message semblait destiné aux américains qui excluent ouvertement une action militaire contre le programme nucléaire iranien alors que les israéliens croient de moins en moins à l'efficacité de négociations et de sanctions de l'ONU pour empêcher Ahmadinejad de développer ses armes atomiques et de menacer leur survie.
Michelle Flournoy, sous-secrétaire à la défense, a estimé le 21 avril que «la force militaire est une option de dernier recours. Elle n'est pas sur la table pour le moment». Et simultanément, Sergueï Kirienko, président de l'Agence fédérale russe de l'énergie atomique, a annoncé que le réacteur nucléaire de Bouchehr construit par la Russie devait fonctionner à compter du mois d'Août 2010.
Les dirigeants israéliens ne s'expliquent pas l'attitude alambiquée des américains puisque selon le New York Times du 18 avril, le secrétaire d'Etat américain à la Défense Robert Gates aurait diffusé une circulaire au sein de la Maison Blanche, dans laquelle il estimait que les Etats-Unis n'avaient «aucune politique efficace à proposer pour empêcher l'Iran de se procurer l'arme nucléaire et qu'ils devaient se préparer sérieusement à ce que Téhéran se dote d'un potentiel nucléaire et à ce que des organisations terroristes entre en possession de telles armes». Ils ne comprennent pas non plus la position des militaires américains qui semblent résignés à baisser les bras. L'Amiral Michael Mullen, chef d'état-major des armées des États-Unis, intervenant à l'Université de Columbia, s'est montré inquiet des retombées «imprévisibles» d'une offensive militaire contre les installations nucléaires de Téhéran en déclarant que: «la diplomatie, le dialogue et les sanctions doivent, à mon avis, être utilisés pour tenter de dissuader l'Iran de poursuivre son programme».
Les Israéliens sont impatients d'agir tandis que les Etats-Unis, qui sentent l'imminence d'une action militaire, tentent de faire pression sur le maillon faible de la coalition, le travailliste Ehoud Barak. Il semble prêt à accepter les conditions posées par les américains alors que certains de ses amis envisagent sérieusement de quitter la coalition si le parti centriste Kadima n'était pas invité à un gouvernement d'union nationale. Le ministre Ben Eliezer a estimé qu'Israël «risquait, par sa politique, d'être isolé de plus en plus sur la scène internationale et de subir les effets de la crise avec les Etats-Unis » alors que l'ancien vice-ministre de la Défense, Ephraïm Sneh, défend une thèse opposée: «Nous n'avons pas l'autorisation et nous n'avons pas besoin de la permission des Etats-Unis.»
Avertissements au Liban et à la Syrie
Ces prises de position n'entament en rien la détermination des militaires qui testent tous les scénarios consécutifs à une action contre l'Iran. Ils ont transmis par l'intermédiaire des américains un engagement stipulant qu'ils n'avaient aucun contentieux avec le Liban et donc, qu'ils n'avaient pas l'intention de l'attaquer. Cependant, ils tiendront Beyrouth pour responsable si des roquettes ou des Scuds étaient tirés par le Hezbollah sur le territoire israélien parce que Jérusalem considère désormais «le Hezbollah comme une unité de l'armée syrienne basée au sud-Liban». Ils ont précisé par ailleurs la liste des cibles civiles, militaires et industrielles qui seraient totalement détruites dans l'heure où le Liban choisirait la lutte armée.
Les mêmes menaces ont été adressées à la Syrie en l'exhortant à maintenir le calme aux frontières qui règne depuis plusieurs années. Mais les israéliens craignent qu'elle n'agisse par Hezbollah interposé qui reçoit des syriens des équipements militaires et surtout des missiles Scud capables d'atteindre Israël. Ram Dor, officier supérieur, a estimé à la radio militaire israélienne que: «La Syrie veut devenir une puissance régionale très influente grâce à ses liens proches avec l'Iran et le Hezbollah.» Il a précisé par ailleurs que l'Union européenne lui avait proposé en vain une coopération économique qui a été refusée. La Syrie semble ainsi vouloir prendre le chemin de la confrontation avec Israël.
Le Sunday Times du 18 avril rapporte qu'Israël aurait adressé un sérieux avertissement à Bachar El Assad à la suite du récent transfert au Hezbollah de missiles de longue portée: «Si ces missiles sont tirés sur Israël, la Syrie sera considérée comme directement responsable, et c'est elle qui subira les foudres de Tsahal au point de la renvoyer à l'âge de pierre.» Un ministre israélien cité dans le journal britannique a confirmé les mêmes menaces qui ont été adressées au Liban: «En cas d'utilisation de cet armement, Tsahal détruirait notamment les centrales électriques, les ports, les réserves de carburant et d'autres infrastructure stratégiques sur le territoire syrien.»
Israël est mis au pied du mur devant le danger nucléaire iranien et pour l'éloigner, il est prêt à prendre le risque de mettre en danger sa population. Il craint moins les attaques d'un Iran lointain que celles du Hezbollah aux ordres de l'Iran. La décision particulièrement difficile et dont les conséquences sont incalculables est aujourd'hui entre les seules mains de Benjamin Netanyahou.
Jacques Benillouche
LIRE ÉGALEMENT SUR LE MÊME SUJET: Nucléaire: la guerre secrète entre Israël et l'Iran, Netanyahou a les moyens de tenir tête à Obama, L'Iran sous la menace des bombes et Liban-Israël: une guerre entre le printemps et l'été.
Photo: Un F-15 israélien. Baz Ratner / Reuters
Mis à jour le 28/04/2010 à 11h27





















































Merci pour cette analyse complexe et complète dont la conclusion est que seule la date de l'intervention israélienne est inconnue; mais une phrase est particulièrement inquiétante, celle qui concerne les "retombées imprévisibles", car une telle attaque ne ferait qu'exacerber le terrorisme anti-occidental, les pays occidentaux, USA en tête, étant tenus pour complices passifs d'Israël!
Cet article semble sous estimer deux facteurs essentiels. La réaction américaine s'il est vrai que Washington a tracé une ligne rouge. Au delà de l'administration Obama, on sait aujourd'hui que c'est le Pentagone et un nombre croissant d'experts qui demandent aux USA de ne pas faire d'Israël l'interlocuteur unique de leur politique moyen orientale. Israël n'a pas la possibilité de se priver de ce soutien là.
La réaction israëlienne interne parce que la coalition au pouvoir ne semble pas avoir les moyens politiques de son intervention.
Le point essentiel ne serait pas la frappe elle-même mais son efficacité.On sait que cellle-ci serait forcément limitée. Quand aux alliés de la zone, pas sûr qu'ils acceptent le conflit overt avec les USA et la russie.
Cet article me semble donc plus être l'écho de ballons d'essai que la description d'une hypothèse plausible.
Et surtout correspondre tout à fait à la stratégie de la tension traditionnellement choisie par Israêl pour repousser les échéances d'une solution négociée ( les palestiniens ne semblant pas décidés à mettre les allumettes cette fois, ils vont chercher ailleurs)
D'article en article, voilà que vous nous rapprochez de plus en plus de cette guerre inéluctable dont, à vous lire, il semblerait que le compte à rebours ait commencé !
C'est la guerre préventive, en quelque sorte, où apparemment personne ne suit, ni les Américains, ni les Européens.
Bien que vous nous rapportiez strictement ce que sans doute "on" vous a encouragé à écrire, je sens que vous n'êtes pas convaincu à cent pour cent de la justesse de ce choix. C'est pourquoi, cher monsieur Benillouche, vous avez toute ma sympathie.
Jusqu'à récemment, les Israéliens avaient un capital sympathie parce qu'ils étaient les victimes.
Depuis quelques temps, ils changent de politique et se transforment petit à petit en agresseur. (En tout ca aux yeux de l'opinion occidentale)
Je n’arrive pas à croire possible que l'Iran puisse envoyer une bombe nucléaire sur Israël. C'est totalement utopique. Par contre, ils peuvent se faire voler leur bombe par des terroristes qui eux en seraient susceptible, et encore... Dans tous les cas, l'Iran sera discrédité totalement aux yeux de toute la communauté internationale. Surtout que le retour de bâtons sera plus que fort et de la part de la totalité de la communauté internationale.
Il y aura des morts, en effet, mais si Israël attaque en premier, tous les pays autour se déchaineront et il y aura également des morts... sauf que là le soutient de la communauté internationale sera en faveur des victimes d'Israël...
Attaquer puis se rendre compte que, finalement, les bombes n'ont jamais existées, les Etats-Unis ont déjà donné...
Peut être qu'Israël cherche à vivre cette expérience.
NB : Avoir la Géorgie ou l'Azerbaïdjan comme allié, c'est bien. Mais tourner le dos aux Etats-Unis en contre partie... j'ai un gros, gros doute !
Plusieurs remarques concernant cet article :
-Quand vous prétendez exprimer le point de vue des "Israéliens" (le titre annonce la couleur), vous présumez d'un soutien unanime de la population à une attaque contre l'Iran, ou bien n'employez vous ce terme qu'en tant que raccourci commode pour désigner le pouvoir en place ? Cette ambiguïté, qui persiste tout au long de l'article, est quelque peu gênante.
- Vous parlez d'une guerre de survie, comme si la menace d'une attaque iranienne imminente était un fait irréfutablement démontré, alors qu'il n'en est rien. Au delà des rodomontades provocatrices d'Ahmadinejad, l'Iran n'a ni les moyens ni l'intention d'affronter directement Israël. Sa stratégie est en fait défensive, face à des voisins qui sont pratiquement tous ou instables (Irak, Afghanistan) ou nucléarisés (Pakistan, Inde, Inde, Chine, Russie, Israël) . Et quand bien même l'Iran se procurerait la bombe, la dissuasion nucléaire jouerait son rôle ici comme ailleurs. Quel pouvoir serait assez fou et irresponsable pour provoquer la destruction de son propre peuple, pour la maigre satisfaction de lancer sur Israël une frappe nucléaire qui tuerait autant de Juifs que de musulmans et qui détruirait le troisième lieu saint de l'islam ?
- Il est un aspect qui n'apparait pas dans votre article : celui des pertes iraniennes, civiles et militaires, que ne manquerait pas d'occasionner une telle attaque. A quel l'ordre de grandeur les stratèges de Tsahal les estiment-ils ? Des centaines ? Des milliers ? Des dizaines de milliers (bombarder des installations nucléaires peut générer un nouveau Tchernobyl) ? Quel est le niveau de pertes jugé "acceptable" (s'il y en a un).?
- Autre oubli : aucune mention du fait qu'une telle guerre entrerait en infraction avec tous les principes du droit international. Mais les militaires israéliens connaissent-ils seulement son existence ?
- Aucune mention non plus des conséquences catastrophiques qu'entrainerait une telle guerre pour toute la planète, comme un baril à 200$, et du discrédit et de l'isolement total dans lesquels tomberait l'Etat d'Israël.
- Vous semblez tenir pour acquis que la Syrie a bien livré des Scuds au Hezbollah. De quel preuve disposez vous pour être aussi catégorique ?
- Enfin, je vous rends grâce de faire savoir que le parlé vrai des militaires israéliens (qui menacent de renvoyer "la Syrie à l'âge de pierre"-la rayer de la carte, autrement dit) n'a décidément rien à envier à celui du diabolique Ahmadinejad.
Bref, si ce compte-rendu de l'état-d'esprit plus que belliqueux qui prévaut dans les cercles militaires proches du pouvoir reflète la réalité, il fait froid dans le dos (mais c'est peut-être l'effet recherché).
Une guerre contre l'Iran ne peut pas atteindre ses objectifs car Israel ignore presque tout des vrais capacités de riposte de ce pays et personne dans ce monde ne peut prédire les conséquences d'un tel acte d'agression...dans ce cas je conseille à Israel et à ceux qui la soutiennent de se rassurer en méditant l'article du 7/04/10 de M. Benillouche qui minimise les capacités militaires de l'Iran et de se dire que M. Benillouche a raison et qu'après tout ce pays ne constitue vraiment pas un danger et donc on ne gagnerait vraiment rien à l'attaquer...et l'on vivrait à ce moment-là simplement en paix loin des discours paranos et belliqueux des va t'en guerre..
Tout d'abord, il faut cesser de laisser à penser qu'un jour les usa pourront se désolidariser d'Israel. L'existence légitime de l'état d'Israel étant une des bases de la théocratie étasunienne. Combien de résolutions de l'ONU Israel at'il méprisé? Combien de fois les appels á la modérations ont-ils été ignorés? Tout autre pays ayant commis les mêmes infractions aurait été mis au ban de la société des nations par nos biens pensants membres permanants. Israel? Non
Et c'est bien tout le problème á force de ménager Israel en souvenir de l'épouvantable Shoah, tout lui est permis comme à un enfant que l'on sauverait des griffes d'un bourreau.
Mais ce laxisme ,cette mauvaise conscience aident-ils Israel? cést sans doute le pire des cadeaux empoisonnés possible
Résultat: une lassitude générale du cas israelien, tous les jours , tous les jours cela revient sur le tapis, n'évolue pas et l'opinion se désinteresse.
Des bombes tomberont, encore? , et alors?
Cette malsaine complaisance engendrant l'indifférence, à qui profite le crime?
l'Iran? Je ne crois pas
Cette crise n'implique directement que des théocraties ou des dèmocraites facticement laiques (in god we trust)
dieu et surtout ceux qui parlent en son nom restent et resteront les plus dangereux des ennemis de la culture , la pensée et la liberté individuelle.
Nucléaire iranien ou pas , l'attitude prétentieuse et inculte des usa, l'integrisme religieux juif et musulman ou chrétien sont les ennemis à dénoncer
Ah mais j'oubliais, on ne critque pas les usa ou l'on est communiste, pas un mot sur israel si tu n'es pas juif sinon on est antisemite, on ne dit rien sur les barbaries des fanatismes religieux de tout bord et les chrétiens sont les gentils...
c'est étrange mais je ne pense pas que c'est ainsi que nous libererons tousles esprits de cette région du monde
Bonjour,
Voilà à mon avis une phrase (un des sous-titres en gras dans l'article) qui à mon sens donne le véritable éclairage sur les mouvements géopolitiques actuels dans la région.
Résumons-nous :
US - Israël: Un franc désamour entre le gouvernement d'Obama et celui de netanyahu, quelques faits récents (et la liste est loin d’être exhaustive)...
La fin de non-recevoir transmise par Joe Biden quant à une aventure militaire israélienne en Iran // Le camouflet à l’encontre de J. Biden via l'annonce de la construction de logement
La politique de la main tendue, quoique généreuse et audacieuse, a montré ses limites lors de la réélection d'Ahmadinejad, suivie d'une déclaration d'Obama comme quoi la différence entre réformateur et conservateur" n’était pas si importante qu’on le disait" A ce propos un article intéressant : http://www.slate.fr/story/6959/mohsen-makhmalbaf-iran-moussavi-revolution-ahmadinejad // La guerre totale des mots entre Israël et l’Iran
La désolidarisation d'avec le grand allié américain et allié traditionnel d'Israël : les turcs // Le rapprochement avec les ennemis héréditaires de la Turquie : L' Arménie
Les menaces formulées par Israël à l’encontre de la Syrie // le dégel des relations américano-syrienne : à ce titre lisez http://www.lefigaro.fr/international/2010/02/05/01003-20100205ARTFIG00373-le-lent-rapprochement-americano-syrien-.php
Voici à mon sens quelques éléments qui me pousse à considérer que la carte des relations dans la région se dessine de nouveaux contours, oh bien sûr les changements ne seront pas radicaux ni rapide, mais suffisamment importants pour entrainer une déstabilisation plus importante encore de la région. Les lignes de tension étant actuellement mouvante, rien n’interdit Israël de se préparer au pire.
Cependant, le grand inconnu pour moi, dans cette équation, se sont les russes et les chinois, et ce au travers des tracés des oléoducs et gazoducs qui sillonnent la région, au travers de l’accès aux ressources du caucase. Nous parlons trop peu de ces grandes et influentes nations dans la région ; pourtant; Les russes ont déclaré que le réacteur iranien serait opérationnel cet été et les chinois, là je vous renvoie directement à la recherche google : http://www.google.fr/search?q=chinois+p%C3%A9trole+iran&ie=utf-8&oe=utf-8&aq=t&rls=org.mozilla:fr:official&client=firefox-a
Bonne journée à tous