Culture

Les Stones et la véritable histoire d'«Exile on Main Street»

Temps de lecture : 2 min

L'histoire sent bon le vinyle, la télé en N&B, le sexe, la drogue, le rock'n roll et une grosse dose de nostalgie. Nous avions appris — ou plutôt les organisateurs du festival de Cannes nous ont annoncé - que les Rolling Stones feraient un détour sur la Croisette pour présenter «Stones in Exile», un documentaire de Stephen Kijak sur l'enregistrement de leur album mythique «Exile on Main Street».

Opération de promo version 16/9 puisque ce docu, co-produit par Mick Jagger, sortira pour accompagner la réédition remasterisée du disque, un des meilleurs du groupe britannique, que l'AFP - comme beaucoup — considère comme étant un des meilleurs albums des années 70, voire de tous les temps.

Mais pour les Stones, ce retour sur la Riviera permet de boucler la boucle: «Exile» avait en effet été enregistré non loin des palaces cannois, dans la cave de la villa Nellcôte louée par Keith Richards à Villefranche-sur-Mer, en juin 1971. Et non dans une maison proche de Memphis, comme on peut le penser. Dans The Guardian, Sean O'Hagan raconte la véritable histoire de ce disque que Jagger, à la différence de la critique unanime, ne considérait pas comme le plus réussi du groupe. Probablement, parce que ce n'était pas lui, à ce moment-là, qui était aux manettes. «Exile» est bien l'œuvre du guitariste Keith Richards. «Rien que le titre résume l'attitude bohème et l'élégance négligée de Richards».

Ce que l'on ne sentira pas dans le docu, contrôlée par Jagger — peut-être parce que cela n'a pas existé? — l'odeur de souffre qui a accompagné ces jours d'enregistrement! Le journaliste américain Robert Greenfield, qui était présent, a écrit un livre entier sur cet album, rappelle O'Hagan. Sous le titre de «Une saison en enfer avec les Rolling Stones», il peignait une groupe en totale roue libre, des couples qui se font et de défont au gré des fix d'héroïne.

Dans Stones in Exile, il faudra décrypter et lire entre les lignes pour retrouver l'ambiance de cet été 71. Interrogé sur la différence de tempérament entre lui et Jagger, Richards aura toutefois cette phrase définitive:

Mick a besoin de savoir ce qu'il fera demain. Moi, je suis juste content de me réveiller et de voir qui traîne dans le coin. Mick est rock, je suis roll.

Un coup d'œil au trailer:

Lire l'article complet sur The Guardian

Slate.fr

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