Économie

Les banques américaines ne renvoient pas l'ascenseur

Temps de lecture : 2 min

Mis à part le petit accrochage entre Goldman Sachs et la SEC (l'organisme de contrôle des marchés financiers américain), tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes pour Wall Street. Citigroup a déjà engrangé un profit de 4,4 milliards de dollars (3,3 milliards d'euros) cette année, Bank of America a gagné 3,2 milliards de dollars (2,4 milliards d'euros) et Goldman vient juste de déclarer des gains de 3,5 milliards pour cette année (2,6 milliards d'euros).

En toute logique, cela devrait être autant de bonnes nouvelles pour les petites banques et les petites entreprises qui empruntent à ces géants. Mais, comme le rapporte le Washington Independent, alors que les grandes banques engrangent les profits, les patrons de petites entreprises avec de bons antécédents n'arrivent pas à décrocher de prêts de 50.000 dollars (37.000 euros).

Ces entreprises pourraient créer des emplois et entraîner le développement du commerce local, mais accorder des prêts à «l'Amérique du milieu» ne semble pas intéresser Wall Street le moins du monde. Le New York Times qualifie l'écart entre les récents résultats de Wall Street et ceux des plus petites entreprises d'«obscène», notamment parce que les banques ont pu se relever grâce à un plan de sauvetage payé par les contribuables, et qu'elles en récoltent aujourd'hui les bénéfices aux dépends de ces mêmes contribuables. «L'opération la plus facile et la moins risquée pour les banques est d'emprunter des milliards à la Fed (la banque centrale américaine) à un coût d'environ un demi point de pourcentage, et de prêter ensuite cet argent au Trésor américain à des taux d'environ 3%, ou même plus élevés, écrit le quotidien new-yorkais. Le profit qui en découle est un cadeau direct des contribuables américains à Wall Street. De rien

Pour mieux comprendre les accusations de fraudes portées contre Goldman Sachs, le Financial Times propose un diaporama audio expliquant le dossier monté par la SEC contre la banque, et notamment contre la création d'un instrument financier au centre de la polémique, l'Abacus, un CDO synthétique.

[Lire l'article sur New York Times]

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Photo: Le parquet du New York Stock Exchange / Reuters

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