Santé / Sciences

Le changement climatique ferait débuter la saison des pollens plus tôt

Temps de lecture : 2 min

Elle serait également plus longue et d'intensité supérieure.

Une abeille en train de récolter du pollen. | Bermix Studio via Unsplash
Une abeille en train de récolter du pollen. | Bermix Studio via Unsplash

Ce serait là un nouvel impact du changement climatique sur notre santé. Une étude basée sur près de trois décennies de données a montré que l'augmentation des températures moyennes annuelles a modifié les saisons polliniques aux États-Unis et au Canada. Elles seraient de plus en plus longues et intenses, rapporte un article de CNN.

En étudiant la quantité de pollens dans l'air, mesurée par soixante stations de surveillance en Amérique du Nord entre 1990 et 2018, les chercheurs ont ainsi découvert que les saisons de pollens commençaient jusqu'à vingt jours plus tôt et duraient jusqu'à huit jours de plus. La concentration de pollens a aussi augmenté de 20,9% sur cette période et de 21,5% rien qu'au printemps.

Parmi les différents facteurs de ces augmentations (taux de précipitation, jours de gel, concentrations de dioxyde de carbone), la hausse des températures moyennes annuelles est le moteur le plus puissant, précise l'étude publiée dans la revue scientifique PNAS.

Responsable du début précoce de la saison pollinique

Afin de connaître le réel impact des températures sur la saison des pollens, les scientifiques ont simulé «un monde sans changement climatique d'origine humaine et un monde avec», soit le monde actuel, via des modélisations informatiques du climat mondial.

«En combinant le lien observé entre le pollen et la température avec ces deux différents scénarios, nous pouvons estimer dans quelle mesure le changement climatique d'origine humaine influence les tendances du pollen», explique à la BBC William Anderegg, professeur adjoint de biologie à l'Université d'Utah et auteur principal de l'étude.

Conclusion: le changement climatique est majoritairement responsable du début précoce de la saison pollinique et de l'allongement de sa durée. Mais son impact est moins fort concernant l'augmentation de la concentration de pollen.

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Cette étude «prouve clairement que le changement climatique est bien présent», affirme William Anderegg. Le professeur rappelle également que «le pollen est l'un des principaux facteurs de l'asthme, des allergies et des problèmes respiratoires».

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