Sciences / Monde

Trois missions rivales vont atteindre Mars en quelques jours

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Embouteillage dans l'espace.

Le musée du futur à Dubai illuminé en rouge le 6 février 2021, pour l’arrivée de la sonde Al-Amal dans l’orbite martienne. | Guiseppe Cacace / AFP
Le musée du futur à Dubai illuminé en rouge le 6 février 2021, pour l’arrivée de la sonde Al-Amal dans l’orbite martienne. | Guiseppe Cacace / AFP

Située à plusieurs dizaines de millions de kilomètres de la Terre, la planète Mars n’est d’ordinaire pas trop embêtée par ses voisins. À cause de leur éloignement et de leurs orbites autour du Soleil, les fenêtres de tir optimales pour atteindre la planète rouge depuis la bleue sont rares et éloignées les unes des autres. Quand une opportunité se dégage, toutes les agences spatiales veulent donc en profiter.

C’est pourquoi dans les prochains jours, pas moins de trois missions concurrentes vont arriver près de Mars. La sonde Al-Amal (espoir), envoyée par les Émirats Arabes Unis, doit atteindre son but ce mardi 9 février. Le vaisseau chinois Tianwen-1 devrait arriver le lendemain, puis le robot américain Perseverance se posera le 18 février.

Chacun de ces vaisseaux ont des buts et des ambitions différentes. Pour les E.A.U., il s’agit de s’imposer comme une puissance spatiale. Contrairement à ses concurrents, Al-Amal ne doit pas toucher Mars mais rester en orbite, ce qui suffira toutefois à faire entrer le pays dans le club fermé des nations ayant atteint la planète rouge. Jusqu’ici, seuls les États-Unis, l’Europe, l’URSS et l’Inde y sont parvenues.

Sept minutes de terreur

La Chine devrait donc être sixième sur la liste, mais son vaisseau ne se contentera pas de tourner autour de Mars. Après avoir observé la planète quelques mois, Tianwen-1 doit faire «amarsir» un robot de 250 kilos. Si l’opération réussit, ce sera le deuxième pays de l’histoire à y arriver.

Les seuls à y être parvenu jusqu’ici sont les États-Unis. La Nasa veut donc réitérer son exploit, mais avec encore plus d’ambition. Le rover Perseverance est bien plus gros que Curiosity, le robot de la Nasa déjà présent sur place. De plus d’une tonne, il fait à peu près la taille d’un SUV.

L’atmosphère martienne n’est pas suffisante pour qu’un parachute puisse amortir un tel appareil. Pour se poser, il va donc devoir utiliser un «sky crane», un module équipé de fusées qui ralentira la descente. Le processus est surnommé, en référence à la durée de cette chute à plus de deux milliards, «sept minutes de terreur».

Malgré des dispositifs différents, ces trois missions ont le même objectif: localiser les sites géologiques qui permettront, lors de prochaines expéditions, de récupérer puis rapporter sur terre des roches martiennes. Et de potentiellement répondre à l’éternelle question de la vie sur Mars.

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