Monde

Le chercheur qui a raté l'éruption de sa vie

Temps de lecture : 2 min

Freysteinn Sigmundsson est un volcanologue islandais. Depuis 18 ans, il étudie le volcan Eyjafjöll. Son éruption devait être le moment le plus excitant de sa carrière, celui auquel il a dû rêver un nombre incalculable de fois. Il «connaît par coeur l'Eyjafjöll, un volcan de 15 km de diamètre situé dans le sud de l'Islande, qui culmine à 1.600 mètres et dont l'éruption a des conséquences sans précédent sur le trafic aérien en Europe», écrit l'AFP.

Mais le destin en a décidé autrement: Sigmundsson se trouvait à Paris le jour de l'éruption. Le site rtbf.be est allé à la rencontre d'une des seules personnes au monde à regretter de ne pas se trouver en Islande actuellement. «Sans vol de retour, le volcanologue islandais compte les jours, les yeux rivés sur son ordinateur», écrit le site, à qui le chercheur s'est confié.

Dans les bureaux prêtés par l'Institut de physique du globe de Paris, il avoue qu'après avoir pensé aux habitants de la région du volcan, c'est la déception de ne pas être sur place qui l'a vite gagné: «Je serai vraiment frustré si je dois rester encore plusieurs jours ici.» Mais il arrive à voir le bon côté de sa situation, et reconnaît qu'il peut au moins travailler au calme à Paris: «Si j'étais en Islande, je serais probablement accaparé par les médias pour des interviews!»

Mais même loin de son volcan, Sigmundsson reste fortement sollicité. On le retrouve ainsi dans une dépêche de Reuters, expliquant que ses recherches «suggèrent qu'il devrait y avoir des éruptions plus importantes ou plus fréquentes en Islande dans les décennies à venir». Selon lui, la fonte de glace liée au réchauffement climatique peut influencer les systèmes magmatiques en enlevant une pression considérable au-dessus de la lave. Le poids de glace comprime les roches. Quand elle disparaît, le niveau du sol s'élève, et modifie la géologie du sous-sol. Ce qui pourrait susciter la formation de poches de magma, et ensuite, provoquer des éruptions. Freysteinn Sigmundsson, qui avait co-signé en 2008 des travaux montrant que le plus grand glacier d'Islande, le Vatnajokull, a perdu 10% de sa glace en un siècle, estime toutefois que la fonte de glace n'a pas été importante dans le déclenchement de l'éruption de la semaine dernière, car celle-ci s'est produite «sous une couche de glace relativement petite».

[Lire l'article complet sur rtbf.be]

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Photo de une: Fries Museum - Stijlkamers van het Eysingahuis - Seismograaf, MicheleLovesArt, via Flickr CC License by

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