Santé

Porter son masque sous le nez est-il le nouveau manspreading?

Temps de lecture : 2 min

Un journaliste scientifique du New York Times s'interroge sur cette pratique constatée surtout chez les hommes.

Les nez des hommes seraient-ils trop grands pour rester sous un masque? | Markus Winkler via Unsplash
Les nez des hommes seraient-ils trop grands pour rester sous un masque? | Markus Winkler via Unsplash

Depuis le début de la crise du Covid-19, le masque est devenu un accessoire indispensable de notre quotidien. Même s'il est plutôt simple d'utilisation, certaines personnes continuent à faire quelques erreurs en le portant trop longtemps, en le réutilisant, ou en ne couvrant pas leur nez. Dans un billet d'humeur publié par le New York Times, James Gorman, journaliste scientifique, affirme que porter son masque sous le nez est «un truc de mecs». Il compare alors le «mask-slipping» (le fait de porter son masque sous son nez) au «manspreading», concept selon lequel les hommes écarteraient souvent les jambes lorsqu'ils s'asseyent, pour se mettre particulièrement à l'aise, empiétant ainsi sur l'espace des autres sièges.

Tout comme les féministes ont développé le concept du «manspreading», le journaliste choisit de nommer «manslipping» cette habitude qu'ont certains hommes à porter le masque sous le nez.

Selon James Gorman, cette pratique est en effet essentiellement masculine, même si tous les hommes ne font pas du manslipping, au même titre que tous n'occupent pas plusieurs sièges pour leur confort dans les transports en commun. Le journaliste se questionne toutefois sur la cause qui en pousse certains à baisser leur masque, plus qu'on ne l'observe chez les femmes.

À la recherche d'une explication

James Gorman s'interroge d'abord sur la taille du nez des hommes. Seraient-ils trop grands pour rester protégés sous un masque? Selon le journaliste, cette théorie ne tient pas. Comment expliquer sinon que les masques des médecins de sexe masculin ne glissent pas lorsqu'ils s'occupent de patients?

La deuxième théorie que l'auteur du billet réfute est celle selon laquelle les hommes auraient besoin de plus d'air que les femmes et les enfants. Pour lui, cette idée ne tient pas la route, d'autant plus qu'il est toujours possible de respirer sous un masque. Certes, il est bien plus agréable de sentir l'air chatouiller son nez, mais mettre un masque correctement n'empêche ni les hommes, ni les femmes, de continuer à inhaler de l'air.

La dernière possibilité que le journaliste entrevoit serait celle de dire que les hommes feraient davantage preuve de négligence que les femmes. Pourtant, le journaliste ne peut se résoudre à une telle option lorsque même des hommes aussi carrés et scrupuleux que John Roberts, le président de la Cour suprême des États-Unis, ne positionnent pas bien leur masque.

D'après James Gorman, les hommes pratiquent le manslipping et le manspreading tout simplement en vertu du fait qu'ils sont des hommes. Le journaliste reconnaît n'avoir cependant aucune solution à offrir contre ce problème diagnostiqué.

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