Economie

L'Amérique est de retour

Slate.fr, mis à jour le 15.04.2010 à 11 h 01

Depuis la crise financière de fin 2008, le déclin économique des Etats-Unis est devenu le leitmotiv des commentateurs, spécialistes et autres lauréats du prix Nobel d'économie: hausse du chômage, concurrence des pays émergents comme le Brésil, l'Inde et la Chine, une situation politique bloquée, une difficulté à réformer et même une population qui a perdu son légendaire optimisme et appétit pour consommer.

Les derniers chiffres de l'économie américaine au premier trimestre, bien meilleurs que les prévisions, montrent une toute autre réalité: les Etats-Unis sont de retour! Mercredi 14 avril, dans deux discours aux accents similaires, le président de la Réserve fédérale, la banque centrale américaine, Ben Bernanke, et celui de la banque JP Morgan Chase ont mis en avant la croissance des investissements et insisté sur la résilience de l'économie américaine, provoquant un vent d'optimisme à Wall Street.

«America's back»: c'est la une, sur fond de drapeau américain géant, de Newsweek cette semaine. Dans un long article intitulé Le pays des comeback, l'hebdomadaire explique pourquoi les pessimistes ont eu tort de sous estimer les avantages compétitifs des Etats-Unis: «Le déclin à long terme de l'économie américaine a été grandement exagéré. Les Etats-Unis reviennent plus fort, mieux et plus vite que ce que presque tout le monde avait prédit, et même plus vite que la plupart de ses rivaux internationaux

Parmi les grandes économies, seuls la Chine, l'Inde et le Brésil ont connu une plus forte croissance au premier trimestre de 2010, et les Etats-Unis ont ainsi créé 162.000 emplois au cours de la période. «L'histoire du remarquable retournement de l'économie américaine est celle d'une prompte réaction, d'une volonté d'effacer les mauvaises dettes et de restructurer, et de la recherche de l'efficacité, des disciplines qui ont en grande partie été inventées par les Etats-Unis et dans lesquelles ils excellent» écrit Newsweek.

Mais tout n'est pas encore rose pour l'économie américaine. Dans son discours, Ben Bernanke a rappelé qu'il «y a une possibilité, même si je ne la considère pas comme la plus probable, que le chômage reste élevé, autour de 10%». «Il semblerait que nous soyons en route vers une reprise modérée et que le risque d'une rechute, bien que non-négligeable, soit moins élevé qu'il y a quelques mois», a-t-il également estimé.

[Lire les articles sur ft.com, newsweek.com et timesonline.co.uk]

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Photo de une: US Flag, PS-OV-ART Patty Sue O'Hair-Vicknair, Artist, via Flickr CC License by

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