Pour un benchmarking public
L'administration française a besoin d'outils de comparaison.
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«Nous avons la meilleure administration du monde.»
«Les effectifs de notre fonction publique doivent être réduits.»
«Nous manquons cruellement de moyens.»
Déclinées de façon variable, ces trois phrases se retrouvent plus ou moins journellement dans toutes les bouches avec la force de l'évidence, mais ne reposent sur rien d'étayé. En effet, notre administration ne dispose aujourd'hui, à quelques exceptions près, d'aucun outil de comparaison ou de mesure de qualité et d'utilité du service rendu.
Il serait donc largement temps, dans une nation se voulant moderne, que de tels outils se mettent en place. La quasi totalité des entreprises privées s'adonnent avec plus ou moins de bonheur à l'exercice, mais au niveau de notre administration, on se contente de la phrase mise en exergue en début d'article: «Nous avons la meilleure administration du monde.»
Combattre l'opacité
Pour arriver à concevoir un tel système de comparaison, il sera tout d'abord nécessaire de combattre l'opacité dont chacun profite pour lui-même tout en prenant le plus grand plaisir à découvrir et à critiquer, les manquements et travers des autres. Toute comparaison a pour effet de remettre en cause situations acquises et certitudes non fondées et devient donc un élément à faire disparaître le plus vite possible sous le boisseau.
Prenons un exemple à partir de l'un des rares et brillants programmes de benchmarking que l'on ait tenté de mettre en place en France le programme de médicalisation des systèmes d'information (PMSI):
Alors qu'il était directeur des hôpitaux au ministère de la Santé (1981-1986), Jean de Kervasdoué a initié la mise en place d'un système de comparaison (et de tarification dans un second temps) des activités hospitalières né aux Etats-Unis. Ce système consiste à regrouper les séjours hospitaliers par type de pathologie principale, âge, pathologies secondaires et moyens de traitement mis en oeuvre pour obtenir des groupes homogènes de malades. Une fois que l'on dispose de ces groupes, il est possible les comparer dans le temps dans le même établissement ou dans l'espace entre établissements en étudiant des points aussi divers que les coûts, les complications, les taux de mortalité ou de morbidité et ce en partant de l'activité d'un praticien et en remontant par service, établissement, région ou pays. Bref, un outil d'analyse exceptionnel.
Sept ans pour adopter le PMSI
Qu'en est-il advenu? Premier piège: notre meilleure administration du monde ne pouvait se contenter d'adopter le système américain tel quel. Contrairement à d'autres pays européens, nous avons donc rebâti tout le système interdisant ainsi toute comparaison avec nos voisins et perdant environ 10 ans pour la mise en place opérationnelle qui eut lieu en dans les établissements publics en 1997.
La première analyse de gestion (1997) apporta une foule de renseignements et de possibilités de comparaison. Mais très rapidement on s'aperçut (avec en particulier la rédaction de guides des hôpitaux et d'articles fondés sur ces données) que certains établissements étaient de véritables pièges avec des taux de mortalité allant dans certaines pathologies jusqu'à 6 fois la mortalité moyenne nationale. Les maires et députés, présidents des conseils d'administration de ce type de bouges, s'émurent d'une telle publicité. Il était également difficile de comprendre pourquoi, pour une activité et des résultats comparables, certains établissements avaient jusqu'à trois fois le personnel d'établissements voisins. Vous comprendrez aisément que les syndicats aient manifesté quelque effroi devant un tel outil. Martine Aubry, alors ministre de la Santé, au prétexte fallacieux d'une possibilité de violation du secret médical, décidait, pour rassurer tout ce petit monde, de ne plus publier les résultats de l'analyse de gestion dans son ensemble.
L'expérience se poursuivit toutefois, de 1998 à 2004, sans que l'on en tire de grandes conséquences, en particulier en raison du maintien du principe de la dotation globale pour les établissements publics (mode de rémunération reconduit d'année en année, non sur la base de l'activité ou du service rendu mais sur celle des dépenses prévues par la direction pour l'année suivante). On disposait d'un super thermomètre, mais on ne proposait aucune action pour guérir les hôpitaux malades.
En 2004, il est enfin décidé de se servir du PMSI pour calculer le financement des établissements publics et privés avec une convergence tarifaire entre les deux secteurs. La convergence devait se réaliser en 8 ans maximum (quelle prudence!) alors que nos voisins avaient pour certains mis en place ce système depuis de nombreuses années avec une application immédiate comme en Italie par exemple. Philippe Douste-Blazy, à l'époque ministre de la Santé déclarait d'ailleurs, sans doute pour ne pas peiner les hôpitaux dans lesquels il avait travaillé, qu'il ne lui semblait pas anormal que les établissements publics disposent d'un financement supplémentaire allant jusqu'à doubler le jeu normal de la tarification à l'activité en raison des missions d'intérêt général qu'ils remplissaient.
La boucle était bouclée, tout le monde rassuré, rien ne bougeait sauf peut-être pour quelques établissements caricaturaux qui commencent en 2010 (un quart de siècle après le démarrage du programme) à connaître des difficultés financières les obligeants à se réformer ou à disparaître.
La nécessité d'une large diffusion
Voilà comment un outil remarquable n'a servi à rien ou à pas grand-chose et surtout au-delà des problèmes financiers, comment on est arrivé à occulter pour la population les résultats quelquefois brillants mais d'autres fois cataclysmiques de certains établissements en termes de soins. Il faut donc disposer d'un optimisme délirant pour parler de la mise en place d'un système de benchmarking dans l'ensemble de l'administration française et pourtant, que d'enseignements pourrait-on en tirer!
La première des conditions de réussite, c'est que ces outils soient systématiquement portés à la connaissance du public par une large diffusion. C'est le public qui en en prenant connaissance pourra réellement influer sur les modes de gestion de notre administration et de nos collectivités territoriales. Lorsqu'on constate par exemple que les effectifs d'employés municipaux de Marseille sont environ de la moitié de ceux de Paris, tout en comparant l'état d'entretien des deux cités, on peut se demander si la faconde méditerranéenne de Jean-Claude Gaudin est vraiment compatible avec la rigueur de gestion. Si les résultats de mortalité et de morbidités des hôpitaux et cliniques avaient été publiés, les malades auraient rapidement réglé le sort des mouroirs existants encore.
La deuxième condition est que les analyses concernent toutes les administrations afin que celles qui joueront le jeu et se confronteront à la réalité ne soient pas montrées du doigt par celles qui n'auront rien fait et continueront de se plaindre de leur manque de moyens. Il est en effet curieux que dans un pays qui compte 70% d'emplois publics de plus que nos voisins de taille comparable on puisse entendre chaque jour la ritournelle syndicale des manques de moyens.
Il sera également indispensable que l'analyse puisse s'effectuer par comparaison sur le sol national mais également à l'étranger. Ne peut-on avoir la curiosité de savoir par quel effet telle fonction est remplie ici avec beaucoup moins ou beaucoup plus de moyens que chez nous et essayer d'en tirer des enseignements?
Comparer performances et résultats
Ces comparaisons devront non seulement porter sur les moyens affectés à telle ou telle fonction, mais également sur les domaines de compétence de chaque administration. Nous nous sommes gaussés en 2004 de l'existence de la commission des peupliers lors de la suppression de cette dernière (et ce d'ailleurs au grand dam de ses membres qui, fiers de leur utilité, ont publié une réplique toujours présente sur le net) mais combien de commissions de ce type avons-nous dans notre pays qui n'existent peut-être pas ailleurs, combien d'action lancées dans l'espoir d'une amélioration se sont doucement éteintes dans l'indifférence générale mais disposent toujours de moyens reconduits d'année en année, moyens qui seraient les bienvenus ailleurs?
Un autre champ d'investigation devra s'occuper des procédures employées qui pour certaines datent de la mise en place de l'administration napoléonienne (déjà deux siècles) et derrière lesquels chacun se retranche pour vivre son petit train-train en invoquant la grandeur de la tradition républicaine et du service public réunis.
C'est en comparant sans cesse les performances et les résultats que l'on arrivera, avec aussi une volonté sans faille, à réaffecter les moyens autrement qu'en raison de l'influence politique de tel ou tel au sein d'un gouvernement ou d'une règle générale forcément injuste.
Un dernier pour la route: lors du débat sur la restructuration des armées, une comparaison a été citée entre notre armée et l'armée anglaise. Certes, il existe des différences mais toutes deux disposent de moyens de projection importants, d'une armée professionnelle, d'une arme nucléaire, d'une aviation et d'une marine performantes. Une différence cependant: au Royaume-Uni, sur cent militaires, soixante sont sur le terrain contre quarante en France. Vous ne pensez pas que ça vaut la peine de prendre l'Eurostar pour voir comment ils s'y prennent?
Michel Reynaud
Photo: Exemplaires du rapport public de la Cour des Comptes pour l'année 2000 / REUTERS, Philippe Wojazer
Mis à jour le 16/04/2010 à 15h16













































L'article parle des hôpitaux... Je vais parler d'un domaine que je connais bien : la comptabilité en établissement scolaire. En France, nous avons la comptabilité publique qui est la gestion des biens publics. Elle est contraignante et stricte, avec le contrôle des autorités de tutelle et de la chambre régionale des comptes qui délivre des quitus au comptable en place pour chaque année comptable.
Nous avons donc un système d'intendance qui n'existe pas ailleurs. Cela suppose une volonté politique de conserver ce système. Cela consiste à garder une restauration à l'intérieur de l'établissement scolaire où l'élève peut manger correctement (dans la majorité des cas, j'ai fait 4 académies je peux en témoigner), mais surtout cette réglementation s'appuie sur des aides multiples (bourses et primes) qui sont déductibles de cette restauration.
Pour bien comparer la France et l'Angleterre, je suis allée dans un collège anglais. Là-bas, il n'y a pas de restauration. En revanche, tout le travail comptable est effectué par le proviseur-adjoint. Le Chef d'établissement et son adjoint sont responsables devant le conseil d'administration. Ils doivent justifier des moindres dépenses et sont virés si les comptes ne sont pas positifs. Mes amis anglais m'ont dit qu'il y avait plein de suicides à l'issue des inspections comptables et pédagogiques...
Autre revers de la "médaille", les financements. Les établissements scolaires peuvent compter sur une aide infime de l'état, une contribution plus substancielle du Comté et une large "sponsorisation" des sociétés privées. La dérive dénoncée par les professeurs, c'est la possibilité pour les sectes ou des religions de financer le fonctionnement des établissements anglais.
Je vous signale aussi, peut-être timidement à votre goût, que le système de primes vient d'être revu et que nous sommes tenus à une obligation de résultat. Nous devons aussi rendre compte au conseil d'administration.
La privatisation des établissements scolaires est peut-être une solution pour résoudre les déficits publics alors vous irez annoncer aux parents d'élèves qu'ils paieront le prix fort à la SODEXO ou à tout autre entreprise de restauration privée... et là ce n'est pas gagné !!!
Tous mes collègues ( et moi-même) ne s'estiment pas les "meilleurs" du monde... Ils font leur travail correctement et avec énormément de conscience professionnelle.
combien d'éléves pourraient rentrer chez eux déjeuner si on appliquait le vrai prix ? beaucoup ! mais le systéme en place crée des emplois aux frais des contribuables et au détriment de l'autonomie des éléves.
Votre commentaire est le contraire de la réalité : beaucoup d'élèves ne rentrent pas chez eux parce que le prix de la demi-pension ou de la pension est dérisoire.... Les frais des contribuables, c'est pour les primes et les bourses. Quant à l'autonomie des élèves, excusez-moi mais la plupart ne sont pas autonomes ! ils sont logés chez les parents aux frais des parents !!!
les anglais déjeunent d'un sandwich ou ne déjeunent pas ! Bien sûr, ils rentrent plus tôt chez eux (15 h 30) se ruent sur le frigo, et mangent ! ensuite, ils remangent normalement à 18 H.
Quant aux allemands, du côté de Cologne, un restaurant s'est monté grâce aux parents via une association afin de donner aux enfants des repas équilibrés.
Ce n'est pas des emplois de fonctionnaires qui grèvent le budget....
Personnellement, je pense que ce système ne va perdurer puisque c'est purement de l'assistanat.... Mais les parents d'élèves accepteront-ils de payer le prix fort à une entreprise de restauration ?
Lorsque j'étais en région parisienne, cela a été tenté dans un grand lycée dans le Val d'Oise,en concédant la restauration à la SODEXO, les parents ont fait la grève des paiements et le rectorat a dû reprendre la restauration !!!!
"That's the question ?"
Eh oui, vous pouvez remercier particulièrement MM. Chirac et Mitterrand pour leur recrutement irresponsable de fonctionnaires sans compter, et cela pour masquer les chiffres du chômage en hausse!
M. Sarkozy hérite d'une situation impossible et se fait huer quand il essaie de réduire le nombre de fonctionnaires, alors rendez à César...!!
Quand aux collectivités locales, l'exemple de Marseille et de son maire tout aussi irresponsable donnent bien le ton de la gestion souvent gaspilleuse, pour ne pas dire plus, de nos édiles locaux qui vivent sans compter aux frais de la princesse (plus exactement, c'est nous et non la princesse, qui payons la facture)!
Quand aux élus, les mesures qu'ils se sont votées pour leurs retraites et l'indemnisation de leurs périodes de chômage ressemble à un appel à la révolution!
Nos dirigeants sont incompétents, gaspilleurs, pour ne pas parler de la corruption, et ce n'est pas en passant du bleu au rose que cela va changer, hélas!
Heureusement, on va pouvoir déjeûner avec 5,5% de TVA: la France est vraiment un pays innovateur, performant et sympathique!!
" Il est en effet curieux que dans un pays qui compte 70% d'emplois publics de plus que nos voisins de taille comparable on puisse entendre chaque jour la ritournelle syndicale des manques de moyens."
Quelle blague !! Le Royaume-Uni dispose de 6 millions de fonctionnaires, et la France 5,1 millions. Si le modèle anglais est si génial, alors il faudrait que la France embauche 900 000 fonctionnaires de plus !!
Selon le centre d'analyse stratégique, la France est tout à fait dans la moyenne de l'OCDE pour ses emplois publics...
Accessoirement, il ne serait pas idiot de définir précisément ce qu'on entend par "emploi public" : selon certaines définitions, le personnel des cliniques privées, c'est aussi de l'emploi public. Et l'entreprise qui vit exclusivement de commandes de l'Etat, c'est de l'emploi public ? Non ? Pourtant ça coûte de l'argent aussi. ;)
C'est d'ailleurs là qu'on voit les difficultés du benchmarking... Autant comparer deux entreprises privées dans le même secteur n'est pas impossible en soi, autant vouloir comparer deux Etats nécessite de dégager des "comparables", considérant que le périmètre de l'action publique varie d'un pays à l'autre.
Mais surtout, certains pays externalisent beaucoup, ce qui ne coûte pas forcément moins cher au final, contrairement à ce qu'on imagine. Et comme par hasard, quand on veut faire ce genre de comparaison, on oublie systématiquement d'ajouter les emplois externalisés aux emplois publics. Comme c'est étrange ! :)
(Les Etats-Unis s'étaient mis à sous-traiter au privé certaines tâches de l'administration de la défense, sous Clinton ; mais au final le coût s'est révélé nettement supérieur à ce qu'il était au préalable... Aujourd'hui, au Pentagone, la tendance serait plutôt à recruter des emplois de carrière, à la française....Ils coûtent moins cher et ils sont plus fiables sur le long terme. Comme c'est bizarre.)
"Une différence cependant: au Royaume-Uni, sur cent militaires, soixante sont sur le terrain contre quarante en France. Vous ne pensez pas que ça vaut la peine de prendre l'Eurostar pour voir comment ils s'y prennent?"
Pour avoir une comparaison viable, il faut ajouter les emplois privés bénéficiant des contrats de l'armée britannique ! Les anglais ont externalisé au maximum les fonctions logistiques et support, alors que l'armée française dispose du commissariat aux armées.
Au final si on fait la somme en emplois (publics ET privés) et en coût je ne suis pas certain que la comparaison soit en défaveur de l'armée française. (Juste pour info, aux Etats-Unis, le ratio combattant/support est inférieur à un pour trois. De l'intérêt de prendre les chiffres là où ça nous arrange...)
Article très intéressant. Toutefois, il me semble qu'il comporte au moins une imprécision qui conduit l'auteur à une conclusion probablement erronée:
"Il est en effet curieux que dans un pays qui compte 70% d'emplois publics de plus que nos voisins de taille comparable on puisse entendre chaque jour la ritournelle syndicale des manques de moyens."
L'imprécision est ici dans le périmètre d'intervention du "public".
Où plus précisément, la question est de savoir si, à missions comparables, cela coute plus cher en France qu'à l'étranger (pour un résultat aussi comparable) du fait que l'employeur est directement l'état ou une collectivité publique et non une entreprise privée.
Donc, l'argument des 70% de plus n'est pas suffisant pour dénier le droit aux syndicats de se plaindre du manque d'effectif...
Prenez l'exemple des hôpitaux publics. Imaginons qu'ils soient tous privatisés. Cela fera certes beaucoup d'emploi publics en moins. Mais est ce bien certain que cela nous coutera moins cher?
Voilà une comparaison qui aurait du sens....
Et pour le coup, je crois me rappeler qu'il a été assez dit à l'occasion de la mise en place d'une couverture santé "universelle" aux Etats Unis que les américains dépensaient plus que nous (en % PIB) pour des résultats moindres dans leur système de santé (très privé et sans emplois publics, si j'ai bien compris).
Bonjour,
Vous écrivez M. Sarkozy hérite d'une situation..... vous oubliez l'EXPLOSION des conseillers de l'Elysée environ mille, belle PME dont l'incompétence est à la hauteur des scandales et autres de la République y compris le copinage et l'affairisme ( EPAD, M.Pogglio, la supression de la pub et la vente de la régie publicitaire de France Télévision, le bling bling au frais du contribuable les rumeurs vrais ou faussent) il en est de même au gouvernement M. Fillion avait limité le nombre de conseillers qui a explosé le coût des déplacements du Président en France. Créer un ministre de la relance qui sert à quoi???? et autres nouveaux ministres ou secrétaires dont on ne connaît ni le nom ni la fonction ,il faut caser les copains et autres sous employés de la politique ne parlons pas des institutions qui servent EXCLUSIVEMENT à caser les "bienfaiteurs des pouvoirs gauche /droite, que dire du faste de l'assemblée nationale avec cette garde républicaine qui fait une haie d'honner à M. Accoyer.
Le maintien des véhicules, garde du corps transports gratuits et autres, aux partants en tête M. DE VILLEPIN et Mme DATI, le pb est un sujet autant de droite que de gauche, car s'il y a trop de fonctionnaires, il manque cruellement de contrôle : le travail au noir manque à gagner pour l'URSAFF , la sécurité alimentaire, les abus : à la sécu, à la CAF au pôle emploi, au RMI, le grand scandale d'un salaire sans contre partie, ne pas le supprimer mais mieux l'encadrer et demander une contre partie des travaux d'intérêt général... etc pour conclure les politiques de tous bords sont les parfaits exemples de gabegies, de la mauvaise gestion des moyens.
Les impôts sont les jetons de casino des politiques.
Bonne journée
Vous avez tout à fait raison: mon propos ne visait pas à exonérer M.Sarkozy de toutes ses "turpitudes", mais se référait uniquement au nombre de fonctionnaires ( publics et territoriaux) dont il a "hérité"! mais j'ai suffisamment critiqué ici quelques choix comme le bouclier fiscal , la "TVA gargotes" ou le job à l'EPAD de "Monsieur Fils", les retraites, indemnités chômage et train de vie des élus, pour ne pas tout lui mettre sur le dos!
Bonne journée!
Il est bien certain qu'un tel travail de comparaison est difficile, est-ce une raison de renoncer par avance ?
Reprenons l'exemple des fonctions supports dans l'armée. Certes, Il existe (de part et d'autre) des contractuels ou autres types d'employés ce qui peut faire varier la population concernée ou les moyens affectés, mais effectuons un petit calcul :
Les anglais sur 100 militaires en mettent 60 sur le terrain ce qui pour remplir la fonction de base d'une armée. Les Français 40 avec 60 en support. Pour avoir donc 60 français sur le terrain (50% de plus), il faut 60 + 50% de plus de personnels en fonction support soit 90. Par rapport aux anglais qui sont 40 cela fait un coefficient de 2,25. Pouvons nous penser que l'écart est comblé par les divergences de définitions et qu'il n'y a pas place pour une étude ?
L'auteur entend proposer une méthode (déjà utilisée dans l'informatique des administrations "éclairées" comme la DGI ou l'Agriculture) pour que les administrations Françaises puissent se comparer aux meilleures des cousines étrangères. L'objectif n'étant pas de condamner ni de vilipender mais de progresser.
C'est quand même mieux comme méthode pour évaluer les moyens en adéquation aux objectifs que la méthode du "un sur deux" des départs à la retraite !
J'aimerais bien connaître le "college" où s'est pointé Suzanne Gars où il n'y aurait pas de restauration mais "plein" de suicides :
"Pour bien comparer la France et l'Angleterre, je suis allée dans un collège anglais. Là-bas, il n'y a pas de restauration. En revanche, tout le travail comptable est effectué par le proviseur-adjoint. Le Chef d'établissement et son adjoint sont responsables devant le conseil d'administration. Ils doivent justifier des moindres dépenses et sont virés si les comptes ne sont pas positifs. Mes amis anglais m'ont dit qu'il y avait plein de suicides à l'issue des inspections comptables et pédagogiques..."
Il se peut, je suppose, que dans le "college" (terme qui réfère aux universités en GB et non aux lycées) où elle est allé n'avait pas de restauration. Mais ce n'est pas habituel.
Il est vrai, comme plusieurs Slateurs ont remarqué, que les comparaisons sont difficiles entre pays et même entre administrations. Mais encore faut-il avoir les data pour pouvoir comparer.
Mais l'hystérie n'a pas sa place dans ce type de débat et parler de vagues de suicides est tout simplement hystérique.
La qualité de la bouffe pourrait-elle être la cause de tant de morts dans l'administration où elle a fait son stage?
Pourquoi ne faudrait-il pas instaurer dans nos administrations des indicateurs de qualités et de performances ? Jusqu'à il y a peu, l'état était incapable de savoir le nombre de personnes travaillant dans ses ministères : cela est complètement affligeant en particulier au 21ème siècle, celui de l'informatique et des bases de données. Il est impératif que l'état se donne les moyens de comparer les administrations, non pas comme le propose l'auteur avec les administrations étrangères puisque la comparaison ne serait pas évidente à cause des différences de mission des administrations et des organisations diverses, mais entre elles. Pourquoi ne pas comparer les administrations du nord de la France avec celle du sud de la France ? Pourquoi ne pas comparer les hôpitaux entre eux par des indicateurs crées pour cette raison ? Cela permettrait d'une part d'obtenir des chiffres sur l'efficacité réelle de nos administrations (ce qui ferait du bien à tous le monde, employé et administré) et de mettre "en compétition" les centres administratifs et d'améliorer réellement les services fournis si cela est nécessaire. Le fait d'être fonctionnaire n'a aucun rapport avec le fait de ne pas surveiller le fonctionnement des administrations.
Les comparaisons avec l'étranger peuvent être fort utiles.
Il doit être possible de voir quels sont globalement les moyens affectés de part et d'autre à une fonction de l'État. A partir de là, l'étude peut s'affiner pour étudier les périmètres d'action et les résultats obtenus ainsi que les raisons qui ont fait adopter telle ou telle méthode inconnue chez nous.
Nous apercevant qu'aucun autre État comparable au nôtre n'a de commission des peupliers, nous pourrions nous poser la question de son utilité.
Elles sont d'ailleurs au niveau de l'État, les seules possibles car comment comparer par exemple les moyens et les domaines d'intervention du ministère des Finances et de celui de la Santé ?
En 2009
France : Population totale : 65,0
Population au travail : 25,5
Nombre de fonctionnaires : 5,2
Fonctionnaires/Population au travail : 20,4 %
- Sous Statut : 81 %
- Sous Contrat : 19 %
Indicateur de réduction des effectifs 95-05 : + 1,1
Italie : Population totale : 60,0
Population au travail : 23,2
Nombre de fonctionnaires : 3,4
Fonctionnaires/Population au travail : 14,6 %
- Sous Statut : 15 %
- Sous Contrat : 85 %
Indicateur de réduction des effectifs 95-05 : - 4,8
Allemagne : Population totale : 82,0
Population au travail : 38,1
Nombre de fonctionnaires : 4,9
Fonctionnaires/Population au travail : 12,9 %
- Sous Statut : 38 %
- Sous Contrat : 62 %
Indicateur de réduction des effectifs 95-05 : + 0,0
Suède : Population totale : 9,1
Population au travail : 4,5
Nombre de fonctionnaires : 1,1
Fonctionnaires/Population au travail : 24,8 %
- Sous Statut : 15 %
- Sous Contrat : 85 %
Indicateur de réduction des effectifs 95-05 : - 6,5
Suisse : Population totale : 7,6
Population au travail : 4,4
Nombre de fonctionnaires : 0,5
Fonctionnaires/Population au travail : 11,2 %
- Sous Statut : 0 %
- Sous Contrat : 100 %
Indicateur de réduction des effectifs 95-05 : NC
Royaume-Uni : Population totale : 61,0
Population au travail : 28,4
Nombre de fonctionnaires : 2,8
Fonctionnaires/Population au travail : 9,7 %
- Sous Statut : 10 %
- Sous Contrat : 90 %
Indicateur de réduction des effectifs 95-05 : + 8,3
rapport Silicani : « des quatre pays disposant historiquement d’un système de fonction publique de carrière, à savoir l’Espagne, l’Italie, le Portugal et la France, notre pays est le seul à ne pas avoir entrepris de réforme d’ampleur de sa fonction publique depuis vingt ans ».
(Source IFRAP)
Je suis contre la mise en compétitivité chez les fonctionnaires. De toute manière, ca sera refusé par les syndicats. Par contre, il y a des administrateurs qui ont des moyens de fonctionnement qui peuvent être remarquable, autant pouvoir les indenfier pour voir comment ils gèrent et les imiter.
L'informatisation est quelque chose de primordial. C'est archaïsme pour le moment. Ca serait un vrai acte écologique bien concret, et qui permettra de faire des économies.
Je dois avoir du mal à comprendre que chaque entité est son service administratif (collèges, lycées par exemple). Ce sont vraiment des choses à regrouper afin de mutualiser le travail, et là, chaque établissement serait vraiment à égalité.
Bref, il y a beaucoup de chose à revoir dans
@Gohar : Je doute donc que le Royaume Unis s'est amuser à recruter en 2 ans 3 millions de fonctionnaire... A moins que la source soit fausse...
Pour ce qui est des Etats-Unis et le Pentagone, c'est plutôt une question de sécurité cette tendance... certainement pas parce que notre Système est plus performant.
@MAYOMBE : Vous oubliez de dire que c'est la faire à Sarko les tremblements de terre à Haïti, chilie et Chine. L'éruption volcanique, c'est également sa faute tout commme Xinthia.
Merci de ces chiffres. Sont-ils tirés du rapport Silicani ou d'un autre document ? C'est déjà un début de benchmark intéressant.
@testatio :
"@Gohar : Je doute donc que le Royaume Unis s'est amuser à recruter en 2 ans 3 millions de fonctionnaire... A moins que la source soit fausse..."
Tony Blair a recruté plus de 600 000 fonctionnaires pendant son deuxième mandat. C'est surtout dû aux réformes de santé. Gordon Brown a continué la tendance.
Aujourd'hui, le Royaume-Uni dispose de 6,1 millions d'emplois publics :
http://www.statistics.gov.uk/cci/nugget.asp?id=407
"Public sector employment increased by 7,000 (seasonally adjusted),
in the fourth quarter of 2009, to 6.098 million." En France on est entre 5,1 et 5,2, en 2010.
Il est intéressant de constater que ce chiffre de 6 millions n'est repris nulle part ; je n'ai lu qu'une chronique Breakingviews sur le sujet, c'est dire l'indigence.
Il faut croire que l'exemplarité du modèle anglais, c'est un peu l'auberge espagnole, chacun prend ce qui lui plaît pour soutenir sa politique. Le soit-disant paradis libéral révé par certains est en réalité bien plus administré que la France. Cela se sait depuis des années dans certains milieux, où l'on connaît très bien la valeur toute relative de certaines comparaisons et les orientations toutes politiques de certains rapports.
La différence principale entre la France et le Royaume-Uni, c'est que la majorité des emplois publics en France relève du statut de la fonction publique, contre une infime minorité au Royaume-Uni : haute fonction publique, administrations centrales, soit 500 000 personnes au "civil service".
En fait, votre statistique ne prend en compte que l'échelon central et le civil service, pas le niveau local qui compte 3 millions de fonctionnaires britanniques, dont 1,5 millions dans l'éducation. Alors que l'éducation relève en France de l'Etat avec ses 900 000 profs... C'est pour cela que les comparaisons internationales sont complexes, voire hasardeuses sans un solide background.
L'IFRAP n'a jamais été une source fiable, et n'est clairement pas neutre politiquement... ce qui laisse la porte ouverte aux dérapages contrôlés.
Un exemple, l'indicateur de réduction des effectifs 95-05 : + 8,3 pour le Royaume-Uni. Cette statistique s'explique par le développement de la gestion privée des services publics locaux et la création de "non departmental public bodies" entre 1990 et 2000 ; mais elle ne prend pas en compte les recrutements massifs sous Tony Blair et Gordon Brown, qui ont eu lieu après 2005. En réalité, l'Etat britannique a embauché en quelques années un million de personnes et a réinternalisé certaines fonctions de santé. Mais là, d'un seul coup, certains n'ont plus envie de prendre exemple sur les Anglais. Etrange. :)
Ce genre de torsion statistique constitue un outii de manipulation politique facile. C'est une sorte de "benchmarking pour les nuls" : on prend des chiffres isolés de leur contexte, sans explications, et on déduit que tel chiffre "n'est pas bon", par rapport à une norme imaginaire reposant elle-même sur des outils statistiques différents, recouvrant des réalités différentes ; un collégien moyen peut alors conclure qu'il faut impérativement faire une réforme. Sauf que les choses sont plus complexes. Comme je l'écrivais plus haut, le périmètre de l'action publique varie, et la définition de ce qu'est un "agent public" n'est pas universellement acceptée.
Ce que l'IFRAP ne dit pas, c'est que tous les pays qui ont diminué leur fonction publique sur le modèle canadien pour faire de belles statistiques n'ont fait que transférer à l'époque leurs effectifs aux niveaux locaux et dans le privé (pour un coût équivalent voire supérieur, cf la dette des provinces) et surtout, se sont remis à embaucher et à ré-internaliser certaines fonctions... Un emploi privé mais payé sur fonds public ne coûte pas moins cher qu'un emploi public, mais c'est vrai que ça fait plus joli dans les statistiques. En France, un cuistot de lycée est fonctionnaire territorial ; au Royaume-Uni, il n'est pas inclus dans le calcul des effectifs de "public services", bien qu'il coûte autant, voire plus cher, pour peu qu'il y ait un oligopole des sociétés de services.
Enfin, vous écrivez : "Pour ce qui est des Etats-Unis et le Pentagone, c'est plutôt une question de sécurité cette tendance... certainement pas parce que notre Système est plus performant."
Oui, c'est une question de sécurité, car le Pentagone s'est rendu compte que son ancien système de fonction publique de carrière (comme celui qui existe toujours en France), fonctionnait bien mieux et générait moins de corruption que le système de contrats courts et d'externalisation au privé. Donc oui, ce système est le plus performant sur le long terme. Mais là, on ne fait que réinventer l'eau tiède. ;)
Cdlt
@Cinquo : Tout à fait, c'est le rapport Silicani.
@Gohar : Merci pour votre réponse
Le rapport Silicani donne 2.8 millions de fonctionnaire, avec 'seulement' 280 000 qui en ont le statut. Je ne connais pas les orientations politiques de l'IFRAP, excusez-moi, mais une petite recherche internet de 5 minutes m'a permis de sortir un début de benchmark. Que vous réfutiez ces chiffres me dérange pas, mais que vous soyez contre un benchmarking, là, nous ne sommes plus d'accord. ;)
Un benchmark bien fait permet de pouvoir se positionner et prendre une décision. Une chose est sur, au Royaume-Unis ils sont capable de dire combien il y a de fonctionnaires dans chaque secteurs et chaque administration, ce qu'on n'est même pas capable de faire en France. Pour ce qui est de l'éducation national en France, il y a 1.3 millions de fonctionnaire. (L’administratif en plus des profs) Pour moi, 400 à 500 mille postes administratifs dans l'éducation nationale, c'est surtout ca la honte. Moitié moins devrait être suffisant pour peu qu'on prend le soin de regrouper les forces et les informatisées. Il y a aussi la question des 40 000 profs 'remplaçants'... Mais nous sommes dans un autre débat là ! ;)
Un benchmark permet de savoir pourquoi un hôpital fonctionne bien, et un autre mal. Il permet de se focaliser sur l'organisation de ceux qui fonctionnent bien afin de faire la même chose là ou ca ne fonctionne pas. Rien qu'en faisant de cette façon, sans même toucher aux effectifs, on est capable de mieux organiser le travail des fonctionnaires afin qu'il soit plus efficaces au bénéfice des français. Mais pour avoir entendu comment ca fonctionnait dans certaines mairies : quand le maire change, certains fonctionnaires se retrouvent dans des bureaux avec uniquement une table et une chaise parce qu’on ne peut pas les virer et qu'ils ont fait la campagne 'contre' le nouveau maire. Là, on touche le fond...
Pour le pentagone, ce n'est pas une question de corruption, ca c'est le cadet de leur souci. C'est une question de sécurité d'état.
Il est plus facile de 'retourner' quelqu'un qui n'a pas un avenir clair. C'est la base de la sociologie ou l'humain ira généralement vers 'le stable', plutôt que l'inconnu. Quand des gens voient passer des dossiers classés tous les jours, il est bon de ne pas se demander à chaque fois ce qu'ils ont fait de ces dossiers.
pour avoir vécu dans un ministére je citerai deux exemples : il y a deux ans seulement les notes de frais se faisaient en trois exemplaires papier et je ne suis pas sur que ça ait changé. Les fonctionnaires préféraient les déplacements en voiture car ainsi ils pouvaient aller dans l'hotel de leur choix et non celui de la gare ou à coté de la préfecture. Jamais de comparaison train voiture ni de décompte du temps perdu à conduire.
Tout le monde est trés occupé mais à quoi ?
Je ne comprends pas la position de certains refusant des comparaisons (qu'elles soient intranationales ou internationales).
1- Les fonctionnaires se disent surchargés de travail et manquant en permanence de moyens.
2-Nous constatons dans le budget et dans d'autres publication des sur-effectifs en France par rapport à nos voisins (de même dans nos régions, départements, communes et hôpitaux)
Les comparaisons permettraient soit de mettre au bon endroit les moyens nécessaires soit de faire disparaître les périmètres d'actions que nos voisins jugent inutiles et que nous conservons souvent par pur sentimentalisme (ex : les départements).
Toute personne de bonne foi ne peut, me semble-t-il, qu'approuver une juste réallocation des moyens et des tâches. Non ?
Bonjour,
non les catastrophes et autres ne sont pas du fait de M. Sarkozy par contre les actions ne sont pas à la hauteur des enjeux, la retraites de certaines entités comme la SNCF,l'EDF un coût ++ pour les retraites, ne parlons pas des élus, des exemples parmis d'autres mais tellement "limpides" M. Hortefeux change les véhicules lors de sa prise de fonction à l'intérieur, le billet du secrétaire d'état à la coop, le champagne de M. Estrosi....etc tout cela est de son fait car le "chef" gére ses troupes.
Dans l'absurdité économique la redistribution des résultats des entreprises en 3 tiers dont un pour les salariés, vite oublié car idée irresponsable et grave pour ceux qui y ont cru, cela est de son fait.
Si nous parlons fonctionnaires, l'Etat dont la Présidence et le gouvernement sont TRES mal placés pour donner des leçons.
J'ai voté pour cette majorité et le Président mais pas pour sa gabegie et son incohérence.
La Fonction publique à son rôle dans la société avant tout éviter les "magouilles" et je crois que de nombreux fonctionnaires ont le sens de leur responsabilité, ce qui n'est pas vrai pour une grande majorité d'élus nationaux, nous verrons pour la réforme de leur retraite, élus payés par le budget donc fonctionnaires à se souvenir. D'ailleurs dans les comparatifs voir le ratio sénateurs US et députés français il y a de quoi à supprimer un poste sur deux de plus pour bon nombre inconnu dans leur circonscription en dehors de la nomenclatura locale.
Oui il faut revoir la fonction publique mais pas avec cette absurdité toute étatique 1/2 d'une majorité qui se dit libérale.
Je suis toujours étonné d'apprendre que l'Etat dont le ministre du budget est INCAPBALE de donner le nombre exact de fonctionnaires, voilà déjà un premier point de mauvaise gestion.
Concernant la plus grande entité, l'Education Nationale budget environ 60 milliards. Je souhaite, de la part de l'Etat, qu'il communique les lignes de dépenses, car dire trop, voilà un discours facile, plus que de commnuniquer sur l'éclatement des dépenses.
Voilà un gouvernement comme tous les autres droite/gauche aussi mauvais lorsque l'on parle de réformes avec pour le pire la momie M. Chirac qui a fait perdre à notre pays 12 années.
Tous les citoyens savent qu'il faut réformer, à bien regarder et lire avec une ligne directrice assez proche mais avec justice, ce qui n'est pas l'idée politique.
Bonne soirée et à un prochain échange