Sciences

Les feux d'artifice peuvent difficilement être écolos

Temps de lecture : 2 min

Cette pratique émerveille petits et grands, mais elle est particulièrement néfaste pour l'environnement (et notre santé).

Créés il y a des milliers d'années, les feux d'artifice sont originaires de Chine. | Ray Hennessy via Unsplash
Créés il y a des milliers d'années, les feux d'artifice sont originaires de Chine. | Ray Hennessy via Unsplash

Créés il y a des milliers d'années, les feux d'artifice sont originaires de Chine. Aujourd'hui, ils sont notamment utilisés pour célébrer le jour de l'An ou les fêtes nationales, comme le 14 juillet en France. Le public se réunit alors pour admirer dans le ciel leurs lumières et trajectoires. Malheureusement, ces spectacles nocturnes qui émerveillent petits et grands sont particulièrement néfastes pour l'environnement.

Lors de son explosion, un feu d'artifice libère des particules fines et des composants chimiques extrêmement polluants, qui détériorent considérablement la qualité de l'air que nous respirons. Selon l'OMS, les particules fines «peuvent pénétrer dans les poumons et entrer dans le système sanguin. Une exposition chronique aux particules augmente le risque de développer des maladies cardiovasculaires et respiratoires, ainsi qu'un cancer du poumon.»

C'est notamment pour cette raison que plusieurs États indiens ont fait le choix, en novembre dernier, d'interdire cette pratique lors de Diwali, la fête des lumières célébrée dans le pays. Toutefois, plusieurs personnes ont décidé de contourner la règle et de tirer malgré tout des feux d'artifice. À l'issue des cinq jours de fête, l'indice de la qualité de l'air en Inde était extrêmement inquiétant: 481 sur une échelle de 500.

Des feux d'artifice plus verts?

Jürgen Resch, activiste écologiste allemand, a longtemps milité pour une régulation plus stricte des feux d'artifice. Il explique son engagement par des chiffres alarmants: «En Allemagne, 10.000 tonnes de plastique et la production de déchets dangereux sont le résultat de feux d'artifice laissés par terre après le Nouvel An, chaque année.»

Georg Alef, principal fabricant allemand des feux d'artifices Weco, assure que la technologie moderne peut réduire leur impact environnemental. Il travaille d'ailleurs lui-même dans ce sens et espère notamment remplacer cette année le plastique présent dans les feux d'artifice qu'il produit par des matières végétales.

Selon les représentants de Weco, les principaux freins à des feux d'artifice écolos sont le prix et la sécurité. En effet, cela peut prendre des années avant qu'un nouveau composant soit correctement testé et puisse être commercialisé. Georg Alef ajoute que pour ne plus produire aucune émission, «la seule façon est de se débarrasser complètement des feux d'artifice».

Face à ce constat, Jürgen Resch s'interroge sur notre besoin de célébrer des événements en lançant des feux d'artifice. Des pratiques plus écologiques existent. Par exemple, en Corée du Sud, où l'utilisation des feux d'artifice est limitée, des spectacles conduits par des drones permettent de produire des résultats spectaculaires. Dans la ville allemande de Landshut, où les feux d'artifice sont interdits le soir du 31 décembre, ce sont des lasers qui éblouissent le public.

Newsletters

Tourisme et vacances: comment éviter le stress hydrique?

Tourisme et vacances: comment éviter le stress hydrique?

Stations de ski ou villes balnéaires, certaines communes doivent gérer les pics de consommation d'eau liés à l'afflux saisonnier de touristes.

«Où suis-je?» de Bruno Latour, un conte pour mordre sur nos habitudes de pensée

«Où suis-je?» de Bruno Latour, un conte pour mordre sur nos habitudes de pensée

Le nouveau livre du philosophe poursuit sa réflexion pour répondre à l'état climatique actuel, à la fois aggravé et éclairé par la pandémie.

Tout ce que l'on sait de la vie sexuelle des Néandertaliens

Tout ce que l'on sait de la vie sexuelle des Néandertaliens

Il y a des milliers d'années, les hommes et femmes de la Préhistoire avaient une vie sexuelle. Logique, sinon nous ne serions pas ici pour en parler.

Newsletters