Politique / Monde

Qu'a tweeté Trump cette semaine? Chronique du 28 décembre au 3 janvier

Temps de lecture : 18 min

Plongée dans la logorrhée du futur ex-président américain.

Donald Trump embarque à bord de l'Air Force One au départ de l'aéroport international de Palm Beach (Floride) vers Washington, le 31 décembre 2020. | Andrew Caballero-Reynolds / AFP
Donald Trump embarque à bord de l'Air Force One au départ de l'aéroport international de Palm Beach (Floride) vers Washington, le 31 décembre 2020. | Andrew Caballero-Reynolds / AFP

Avertissement: cette chronique non exhaustive se base sur les tweets de la semaine jugés les plus pertinents. L'homme le plus puissant du monde a une production si pléthorique que l'analyse de toutes ses productions numériques nécessiterait des jours et des nuits de décorticage et de labeur selon des conditions de travail dénoncées par les conventions de Genève.

La semaine commence moyennement bien pour le président Trump qui subit une humiliation de taille en voyant son veto de la loi sur le budget de la défense annulé par le Congrès et finit carrément mal avec la révélation de l'enregistrement d'une conversation téléphonique où il essaie de faire pression sur le secrétaire d'État de Géorgie pour qu'il falsifie le résultat de l'élection.

Lundi 28 décembre

Pas très loquace, le président, ce lundi. La session intensive de golf de Noël l'a peut-être un peu ralenti. Mais ça ne durera pas.

«Breaking News: en Pennsylvanie, il y avait 205.000 bulletins de plus que d'électeurs. Rien que ça, ça donne l'État au Président Trump.»

«Donnez 2.000$ au peuple, pas 600$. Ils ont assez souffert!»

Rappelons que le plan de relance enfin voté par le Congrès et signé in extremis par le président comprend un chèque de 600 dollars [environ 490 euros] pour aider les Américains gagnant moins de 75.000 dollars [61.000 euros] par an, ce que les Démocrates trouvent très insuffisant. Trump aussi. La Chambre des représentants (à majorité démocrate) a voté un amendement visant à élever le montant de ce chèque à 2.000 dollars. Mais le Sénat (à majorité républicaine) est peu susceptible de l'approuver.

Mardi 29 décembre

La colère présidentielle au sujet de la loi sur le budget de la défense (NDAA) ne retombe pas. La veille, la Chambre des représentant a voté pour passer outre son veto. Il enjoint le Sénat à ne pas confirmer cette annulation.

«Le “leadership” républicain faible et fatigué va permettre à la mauvaise Loi sur la défense d'être votée. Dites au revoir à l'abolition VITALE de la Section 230, à vos Monument Nationaux, aux Forts (les noms!) et aux Trésors (grâce à Elizabeth “Pocahontas” Warren), à la 5G et au retour de nos grands soldats de contrées étrangères qui ne font RIEN pour nous. Un acte honteux de lâcheté et de soumission totale à Big Tech par des gens faibles. Négociez une meilleure Loi, ou procurez-vous de meilleurs dirigeants, MAINTENANT! Le Sénat ne doit pas approuver le NDAA tant qu'il ne sera pas arrangé!!!»

Trump, très fâché, se déchaîne contre les Républicains qui ne sont pas alignés avec sa position et ont reconnu la victoire de Biden. Désormais pour le président, c'est officiel: tous les dirigeants sont «pathétiques». Sauf lui bien sûr, s'empresse-t-il de préciser.

«“Un groupe de législateurs républicains en Pennsylvanie disent qu'il y a 200.000 bulletins comptés de plus lors de l'Élection 2020 qu'il n'y avait d'électeurs (100% sont allés à Biden). Le Représentant de l'État Frank Ryan affirme qu'ils ont trouvé des décalages dérangeants après analyse des données du Jour des Élections.” @FoxNews C'est beaucoup plus de voix que nécessaire pour que je remporte la Pennsylvanie, sans parler des centaines de milliers de voix dans d'autres catégories qui augmentent mon avance déjà bien grande pour en faire une victoire écrasante. Tous les autres Swing States montrent la même chose. IL NOUS FAUT UN LEADERSHIP RÉPUBLICAIN NOUVEAU & ÉNERGIQUE. Cela ne peut plus durer. Vous imaginez si les Républicains avaient volé une Élection présidentielle aux Démocrates – Ce serait le chaos. Les dirigeants républicains ne veulent qu'emprunter la voie de la moindre résistance. Nos dirigeants (pas moi, bien sûr!) sont pathétiques. Ils ne savent que perdre! P.S. J'ai fait élire PLEIN de sénateurs et de Députés/Députées. J'ai l'impression qu'ils l'ont oublié!»

Le président tente subtilement de rallier les Américains à sa cause en mettant dans le même panier l'augmentation du montant du chèque qui leur est destiné et l'abolition de la Section 230, disposition qui permet aux réseaux sociaux de censurer ses publications. Et le renversement du résultat des élections, puisqu'il restait un peu de place dans le tweet.

«À moins que les Républicains aient une dernière volonté, et aussi parce que c'est la bonne chose à faire, ils doivent approuver les versements de 2.000$ le plus tôt possible. 600$ NE SUFFIT PAS! Et aussi se débarrasser de la Section 230 – Ne laissez pas Big Tech voler notre Pays, et ne laissez pas les Démocrates voler l'Élection présidentielle. Soyez fermes!»

Sur le front du vaccin, le discours ressemble à celui tenu sur les tests il y a quelques mois: l'État fédéral est irréprochable, et le moindre couac sera imputable aux États individuellement.

(Et Biden est un gros nul.)

«C'est aux États de distribuer les vaccins une fois qu'ils ont été apportés aux lieux désignés par le Gouvernement Fédéral. Non seulement nous avons mis au point les vaccins, notamment en injectant de l'argent pour faire avancer rapidement le projet, mais nous les avons envoyés dans les États. Biden a échoué avec la Grippe Porcine!»

«J'aime le Grand État de Géorgie, mais les gens qui le gèrent, du Gouverneur @BrianKempGA au Secrétaire d'État, sont absolument catastrophiques et ne captent rien, ou pire. Personne ne peut être bête à ce point. Laissez-nous juste trouver le crime et rendre l'État républicain. Le décret signé par le “Secrétaire,” avec le consentement de Kemp, est peut-être encore plus mal négocié que l'accord que John Kerry a fait avec l'Iran. Maintenant il s'avère que le frère de Brad R travaille pour la Chine, et ils ne veulent définitivement pas de “Trump”. Vraiment écœurant! #MAGA»

Brad Raffensperger, le secrétaire d'État républicain sur qui Trump ne cesse de tirer à boulets rouges en l'accusant d'avoir joué un rôle dans sa défaite, a tant reçu de menaces de mort depuis que le président l'a en ligne de mire, que son État lui a accordé une escorte.

Un détail qui compte quand même pour se faire une idée du niveau de précision des informations dont dispose le président américain: Brad Raffensperger n'a pas de frère appelé Ron, contrairement à ce que Trump a soi-disant appris sur les réseaux sociaux et qu'il lui jette à la figure dans ce tweet (il existe bien un Ron Raffensperger, qui travaille dans une filiale de Huawei, entreprise chinoise, mais c'est un homonyme sans aucun lien de parenté avec le secrétaire d'État géorgien).

Mercredi 30 décembre

Grande nouvelle pour le président, il vient de détrôner Obama dans le classement de l'homme le plus admiré de l'Amérique selon la liste Gallup, ce qui prouve bien que c'est lui qui a remporté l'élection présidentielle.

«“Barack Obama a été détrôné de la première place et le président Trump a décroché le titre de l'Homme le plus Admiré de l'Année. Trump numéro un, Obama numéro deux et Joe Biden numéro trois très loin derrière. C'est plutôt curieux étant donné que le 3 novembre, Biden a soi-disant amassé des millions de voix de plus que Trump, mais ne lui arrive même pas à la cheville dans ce sondage. Aucun futur président n'a fait un aussi mauvais score dans ce sondage annuel.” @MarkSteynOnline @TuckerCarlson C'est parce qu'il a eu des millions de Faux Bulletins lors de l'Élection 2020, qui était TRUQUÉE!»

Le Sénat ne s'est pas encore prononcé sur la proposition de la Chambre d'augmenter le montant du paiement destiné aux Américains.

«2.000$ ET VITE!»

Et le combat électoral continue dans la tête de Trump:

«Les auditions d'Atlanta sur le retournement des Élections en Géorgie sont en train d'être diffusées. Regardez-les. @OANN @newsmax et plein d'autres. @BrianKempGA devrait démissionner. C'est un obstructionniste qui refuse d'admettre que nous avons gagné la Géorgie, DE LOIN! Et aussi gagné les autres Swing States.»

En revanche, pour Twitter, l'affaire est close: sous ses tweets, le message est désormais: «Les responsables électoraux ont certifié que Joe Biden a gagné l'élection présidentielle américaine.»

Réaction présidentielle:

«Twitter fait du shadow banning comme jamais. C'est une honte que nos dirigeants faibles et inefficaces refusent de faire quoi que ce soit à propos de Big Tech. Soit ils ont peur, soit ils sont idiots, personne ne le sait vraiment!»

Le 6 janvier, le vice-président doit annoncer officiellement le nom du président élu. Trump donne rendez-vous à ses partisans le jour même, à Washington. Depuis les élections, ce n'est pas la première fois qu'il appelle à manifester contre l'exercice de la démocratie.

«LE SIX JANVIER, RENDEZ-VOUS À WASHINGTON!»

Voilà de quoi exciter la colère des participants:

«Les États-Unis ont eu plus de bulletins que d'électeurs, et de loin. Cette mascarade ne peut être tolérée. Cette Élection a été Truquée, pas même digne des pays du tiers-monde!»

«Regarder @FoxNews est presque aussi horrible que de regarder les Fake News @CNN. De nouvelles alternatives sont en train d'être mises au point!»

S'agit-il d'un accès de colère ordinaire ou de l'annonce de la création, par exemple, d'un nouveau média qui pourrait être animé par un ancien président américain spolié de sa victoire après le 20 janvier?

Jeudi 31 décembre

Pour conclure l'année, Trump publie sur son compte Twitter une vidéo, bilan de son mandat et de ses réussites (le mur, le vaccin, les emplois, etc.); véritable chapelet de perles dont voici mes deux préférées:

«Tout le monde m'appelle pour me remercier» (en parlant du vaccin) et «C'est tellement facile quand on sait ce qu'on fait» (pour la paix au Proche-Orient).

Vendredi 1er janvier

«BONNE ANNÉE!»

Dans la grande tradition des films de cow-boys où la cavalerie déboule toujours au dernier moment pour sauver le héros, le président relaie le message d'une groupie (qui précise dans sa bio Twitter qu'elle a fondé le groupe STOP THE STEAL effacé par Facebook) Kylie Jane Kremer, qui tape peut-être un tantinet trop vite:

«Le calvaire arrive, Monsieur le Président! 6 janvier | Washington, DC»

Entre cavalerie et calvaire, en anglais, la différence graphique est mince, elle ne tient qu'à une lettre placée au bon endroit...

Trump a commencé à compter ceux qui sont dans son camp et à distribuer ses futures faveurs. La majorité républicaine au Sénat a voté le rejet de son veto de la loi sur le budget de la défense. McConnell a refusé l'augmentation du chèque de relance de 600 à 2.000 dollars. Furieux, le président appelle à remplacer, lors des prochaines élections de mi-mandat, les mauvais Républicains par des fidèles qui le soutiennent.

«J'espère voir la grande Gouverneure du Dakota du Sud @KristiNoem se présenter contre le RINO @SenJohnThune lors des prochaines Primaires de 2022. Elle ferait un boulot fantastique au Sénat, mais si ce n'est pas Kristi, d'autres attendent derrière. Le Dakota du Sud veut un leadership fort, maintenant!»

Trump appelle le peuple à manifester sa colère. Ou en d'autres termes: il espère encore un soulèvement populaire en sa faveur. Si on ne peut être certain qu'il croie vraiment qu'un renversement de situation soit possible, l'ampleur de la foule qui se présentera mardi à Washington sera un argument supplémentaire pour légitimer sa thèse et consolider sa base persuadée que l'élection a réellement été truquée.

«La GRANDE Manifestation de Protestation de Washington, D.C. se déroulera à 11h le 6 janvier. Détails sur le lieu à venir. StopAuVol!»

«D'immenses quantités de preuves seront présentées le 6. Nous avons gagné, DE BEAUCOUP!»

Trump ne décolère pas contre le Sénat (rappelons qu'en quatre ans et neuf vetos, c'est la première fois qu'on lui tient tête).

«Notre Sénat républicain vient de rater l'occasion de se débarrasser de la Section 230, qui donne un pouvoir illimité aux sociétés de la Big Tech. Pathétique!!! Et maintenant ils veulent donner 600$ aux gens dévastés par le Virus Chinois plutôt que les 2000$ dont ils sont si désespérément besoin. Ni juste, ni malin!»

«Avant même de discuter de la corruption massive qui a eu lieu pendant l'Élection de 2020, qui nous donne beaucoup plus de voix que nécessaire pour remporter tous les Swing States (il n'en faut que trois), il faut souligner que les Législatures des États n'étaient en rien responsables des changements massifs apportés aux procédures, règles et régulations électorales, dont beaucoup ont été faites dans la précipitation avant l'élection, et que par conséquent toute l'Élection d'État n'est ni légale ni constitutionnelle. En outre, le Consent Decree de Géorgie est Inconstitutionnel & l'Élection Présidentielle 2020 de l'État est par conséquent à la fois illégale et invalide, et cela comprend les deux Élections Sénatoriales en cours. Dans le Wisconsin, les Électeurs qui n'ont pas demandé de formulaire invalident l'Élection. Tout ça sans même parler des millions de voix frauduleuses qui ont été exprimées ou modifiées!»

On rappelle que Donald Trump ne boit jamais d'alcool. Heureusement, finalement.

Point vaccination: si plus de 13 millions de doses de vaccin ont été distribuées aux États-Unis fin décembre, seules 4,2 millions de personnes avaient reçu une dose au 2 janvier selon les données du CDC.

«Certains États sont très lents à inoculer les bénéficiaires malgré une distribution des vaccins réussie et à très grande échelle par le Gouvernement Fédéral. Ils vont le faire!»

Samedi 2 janvier

L'heure du bilan?

«Dans un souci historique, souvenez-vous que j'ai pu nous débarrasser du CONTRAT INDIVIDUEL, la partie la plus impopulaire et la plus chère de l'ObamaCare. Vous n'êtes plus obligé de payer une fortune pour le “privilège” de ne PAS avoir de mauvais soins de santé. Ça a aboli l'ObamaCare tel que nous le connaissions. Merci!»

Mais la campagne continue.

«Je serai en Géorgie lundi soir, 21h pour RASSEMBLER pour deux SUPER personnes, @sendavidperdue & @KLoeffler. SOYEZ PRÊTS À VOTER MARDI!!!»

Les vieux slogans ont la vie dure.

«RENDEZ SA GRANDEUR À L'AMÉRIQUE!»

La Géorgie et les élus géorgiens sont décidément dans le collimateur présidentiel.

«Pourquoi est-ce qu'ils n'ont pas vérifié les signatures dans le comté de Fulton, en Géorgie. Pourquoi est-ce qu'ils n'ont pas retranché tous les morts qui ont “voté”, les clandestins qui ont voté, les non-résidents de Géorgie qui ont voté et les dizaines de milliers d'autres qui ont voté illégalement, du résultat final des voix? Juste une petite portion de ces voix NOUS donnent une grande victoire décisive en Géorgie. Est-ce qu'ils ont détruit illégalement des bulletins dans le comté de Fulton? Après plusieurs semaines, nous n'avons même pas encore de juge pour entendre cette affaire de fraude électorale à grande échelle. Le seul juge semble être la sœur de Stacey!»

Il fait ici référence à la militante pour les droits électoraux Stacey Abrams, ex-présidente de la minorité démocrate à la Chambre des représentants de Géorgie jusqu'en 2017, et dont Trump accuse la sœur, la juge Leslie A. Gardner, d'orienter le résultat des élections en faveur de Biden.

Dimanche 3 janvier

Ce dimanche commence tranquillement par de l'autosatisfaction somme toute bien ordinaire.

«Les vaccins sont livrés aux États par le Gouvernement Fédéral beaucoup plus vite qu'ils ne peuvent être administrés!»

Suivi d'un brin de désinformation (désavouée par le ministre de la Santé en personne).

«Le nombre de cas et de morts du Virus Chinois est très exagéré aux États-Unis à cause de la ridicule méthode de détermination du @CDCgov comparé aux autres pays, dont beaucoup rapportent, délibérément, de façon très inexacte et basse [sic]. “Dans le doute, dites que c'est le Covid.” Fake News!»

Puis la Géorgie revient sur le tapis.

«Les Républicains en Géorgie doivent se méfier de la corruption dans le comté de Fulton, qui est galopante. Le Gouverneur, @BrianKempGA, et sa marionnette le Lieutenant-Gouverneur, @GeoffDuncanGA, ont fait moins que rien. Ils sont une honte pour le grand peuple de Géorgie!»

Elle revient d'autant plus qu'un énième scandale éclate: le Washington Post révèle que Trump a fait pression sur des élus de l'État pour qu'ils truquent les chiffres. À peine le scoop paru et diffusé à grande vitesse sur les réseaux que Trump riposte:

«J'ai parlé au Secrétaire d'État Brad Raffensperger hier à propos de Fulton County et de la fraude électorale en Géorgie. Il a été incapable, ou n'a pas voulu, répondre à des questions comme l'arnaque des “bulletins sous la table”, la destruction des bulletins, les “électeurs” hors de l'État, les électeurs morts et plus encore. Il capte rien!»

Réponse de l'intéressé :

«Sauf votre respect, Président Trump: ce que vous dites n'est pas vrai. La vérité finira par se savoir.»

Ce qui ne va pas suffire à faire taire le président.

«“Les données électorales en Géorgie, révélées à l'instant, montrent que plus de 17.000 voix ont été illégalement passées de Trump à Biden.” @OANN Rien que ça (il y a beaucoup d'autres irrégularités) suffit à “donner la Géorgie à Trump” facilement. #ArrêtezLeVol @HawleyMO @SenTedCruz @Jim_Jordan»

Déclenchement du plan Caliméro.

«Il faut voir comme le Dr Fauci est révéré par les Merdias comme un grand professionnel qui aurait fait, selon eux, un travail tellement incroyable, pourtant il travaille pour moi et l'Administration Trump, et personne ne m'attribue le moindre mérite pour mon travail. Super, ce ne serait pas encore des Fake News par hasard?»

«J'y serai!» annonce Trump en commentaire d'un tweet de promotion de la marche du 6 janvier, invitant à protester contre la certification du vote des grands électeurs.

Surchauffe.

«Désolé, mais le nombre de bulletins dans les Swing States dont on parle est TRÈS GRAND et TOTALEMENT DÉCISIF! Seuls les Démocrates et quelques RINO'S [sic] oseraient dire le contraire – alors qu'ils savent que c'est vrai!»

Concluons cette très longue journée (Trump a tweeté ou retweeté plus de quarante fois) par cet extrait de la conversation téléphonique diffusée par le Washington Post:

«Monsieur le Président, lui dit le secrétaire d'État de Géorgie, le problème avec les réseaux sociaux, c'est que les gens peuvent dire n'importe quoi.»

«Oh ce n'est pas les réseaux sociaux, rétorque Trump. C'est le réseau Trump. Ce n'est pas les réseaux sociaux. Vraiment pas. Je me fiche des réseaux sociaux. Je m'en fiche totalement.»

Retrouvez l'actualité de l'élection présidentielle américaine chaque mercredi soir dans Trump 2020, le podcast d'analyse et de décryptage de Slate.fr en collaboration avec l'Ifri et TTSO.

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