Santé

Pour supporter les piqûres, souriez!

Temps de lecture : 2 min

Selon une nouvelle étude, sourire ou grimacer rendrait l'acte moins douloureux.

La chercheuse Sarah Pressman espère que son étude permettra aux praticiens d’améliorer l’expérience des patients lorsqu’un vaccin leur est administré. | Markus Spiske via Unsplash
La chercheuse Sarah Pressman espère que son étude permettra aux praticiens d’améliorer l’expérience des patients lorsqu’un vaccin leur est administré. | Markus Spiske via Unsplash

Alors que les campagnes de vaccination anti-Covid ont récemment commencé à travers le monde, celles et ceux qui ont une peur bleue de l’aiguille redoutent sûrement le moment où viendra leur tour de se faire piquer. Pourtant, selon une nouvelle étude américaine, il suffirait de sourire ou de faire une grimace pour réduire la sensation de douleur associée à une injection lors d’un vaccin.

Lorsque les humains font face à une douleur aigüe, ils ont tendance à naturellement fermer leur yeux, relever leurs joues, et dévoiler leurs dents. Cette réaction à la douleur, qui ressemble à une grimace, peut également s'apparenter à un sourire. Les autrices de la nouvelle étude ont alors voulu comprendre si afficher un sourire sur son visage, ou au contraire former une grimace lorsque l’on se fait vacciner, pourrait réduire la douleur et le stress des patient·es.

Pour ce faire, les scientifiques ont recruté 231 participants et participantes, qui ont reçu une dose de solution saline grâce à une aiguille similaire à celles qui sont utilisées lorsque l’on se fait vacciner contre la grippe. Quatre groupes différents ont été formés, dont les expressions de leur visage étaient modelées d’une manière bien précise, à l'aide de baguettes dans la bouche.

Pendant l’injection, le premier groupe devait alors afficher «un sourire de Duchenne», un sourire dit authentique au cours duquel les coins de la bouche se relèvent et des petites rides apparaissent au coin des yeux. Le deuxième groupe devait faire un sourire différent de celui de Duchenne. Enfin tandis que le troisième groupe devait faire une grimace, le dernier devait arborer une expression faciale neutre au moment où l’aiguille entrait sous sa peau. Avant, pendant, et après l’injection, les participant·es étaient relié·es à un électrocardiogramme.

Avant l’injection, chacun devaient dire à quel point le futur contact de l’aiguille les angoissait. Une fois la solution saline administrée, et un pansement appliqué, les participants pouvaient retirer les baguettes de leur bouche, et noter la douleur produite par la piqûre. Puis, six minutes plus tard, les participants devaient de nouveau estimer leur niveau de douleur, et expliquer si l’expérience avait été perçue comme stressante.

Une réduction de la douleur de 40%

Après l’analyse des résultats, les scientifiques ont finalement découvert que faire un sourire sincère ou une grimace pouvait réduire la douleur de l’injection produite par l’aiguille de 40%. Elles ont également remarqué que faire un sourire de Duchenne pendant l’injection rendait l’acte bien moins stressant pour les sujets.

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Si l’étude présente quelques limitations (il faudrait par exemple qu’elle soit reconduite sur une population plus large et variée), Sarah Pressman, la chercheuse principale de l’étude, espère que celle-ci permettra aux praticiens d’améliorer l’expérience des patients lorsqu’un vaccin leur sera administré.

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