France

La plaque d'immatriculation 75 boudée par les Parisiens

Slate.fr, mis à jour le 14.04.2010 à 11 h 23

Les nouvelles plaques d'immatriculation ont un an. Depuis le 15 avril 2009, les Français peuvent opter pour le numéro de département de leur choix, sans considération de leur lieu de résidence. On peut penser que c'est le choix du coeur qui prédomine, ce qui se confirme avec les premiers chiffres disponibles.

A l'occasion du premier anniversaire de ces nouvelles plaques, Le Figaro a essayé de savoir quels départements les Français choisissaient en priorité. D'après les chiffres (non officiels) communiqués par Faab-Fabricauto, principal fabricant de plaques, le Nord, des Bouches-du-Rhône et du Rhône arrivent en tête du choix des Français. Ce qui n'a rien de surprenant, vu leur forte population.

Mais plus intéressant est le faible intérêt pour les plaques de la région parisienne. La baisse est surtout sensible pour l'emblématique 75: «Elle ne représente plus que 34% de nos ventes réalisées dans nos bureaux à Paris», déclare au Figaro Yannick Debiesse, directeur industriel de Faab-Fabricauto.

De nombreux Parisiens sont d'anciens provinciaux, encore attachés à leur région d'origine. Mais il y a peut-être une autre explication: «Les Parisiens qui passent leurs vacances à Marseille se font immatriculer dans les Bouches-du-Rhône. Ils ont ainsi la certitude qu'on cessera de rayer leur carrosserie», indique au Figaro Nathalie Bonnechère, secrétaire commerciale du garage Renault rive gauche.

Pour la Seine-Saint-Denis (93), le journal explique que «la décision à prendre est tout simplement cornélienne. Certains optent sans hésiter pour un autre numéro pour ne plus être stigmatisé. Mais c'est alors risquer d'être pris pour des étrangers dans la cité et qu'on vandalise leur voiture la nuit sur le parking».

La ré-immatriculation prend du retard

Depuis la mise en place des nouvelles plaques, 7,2 millions de véhicules ont été immatriculés, uniquement sur les voitures neuves et sur les achats de véhicules d'occasion. Le processus de ré-immatriculation de l'ensemble des voitures françaises devait commencer le 15 avril, mais il a été repoussé «sans doute de quelques mois, le temps que le nouveau système soit stabilisé. Le nouveau système d'immatriculation des véhicules a connu quelques dysfonctionnements en fin d'année dernière. Une fois qu'il sera entièrement stable, le système pourra être ouvert à l'ensemble des automobilistes», a annoncé Gérard Gachet, porte-parole du ministère de l'Intérieur.

[Lire l'article du Figaro]

(photo de Une: plaque d'immatriculation, Flickr, CC licence Attribution, Conanil)

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