Politique / Monde

Qu'a tweeté Trump cette semaine? Chronique du 21 au 27 décembre

Temps de lecture : 19 min

Plongée dans la logorrhée du futur ex-président américain.

Donald et Melania Trump, sur la base aérienne d'Andrews, dans le Maryland, le 23 décembre. | Saul Loeb / AFP
Donald et Melania Trump, sur la base aérienne d'Andrews, dans le Maryland, le 23 décembre. | Saul Loeb / AFP

Avertissement: cette chronique non exhaustive se base sur les tweets de la semaine jugés les plus pertinents. L'homme le plus puissant du monde a une production si pléthorique que l'analyse de toutes ses productions numériques nécessiterait des jours et des nuits de décorticage et de labeur selon des conditions de travail dénoncées par les conventions de Genève.

En cette semaine de Noël, Trump fait de la résistance.

Toujours plus énervé et décidé à imposer sa volonté, il entretient son déni à grands coups de tweets rageurs et d'obstruction exécutive. Il opposera (inutilement) son veto à la loi de finance du budget militaire et refusera jusqu'au dernier moment de signer le plan de relance voté in extremis par le Congrès. Il accordera la grâce présidentielle à une cinquantaine de personnes, notamment à des criminels de guerre américains coupables d'avoir massacré quatorze civils en pleine rue à Bagdad, ainsi qu'à des membres de sa famille.

L'Amérique bouillonne de rage impuissante devant un président qui joue les dictateurs sans en avoir les moyens ni l'envergure mais qui est bien décidé à utiliser son fort potentiel de nuisance jusqu'à la dernière minute.

Lundi 21 décembre

Hier, le Congrès a annoncé qu'un accord bipartisan sur le plan de relance anti-Covid avait enfin été atteint après des mois de blocage et de discussions sans issue. Les deux Chambres doivent le voter aujourd'hui. Le président relaie une citation de Brian Kilmeade, journaliste de Fox News, affirmant qu'il est à l'origine du projet de versement d'argent aux Américains (ce qui est faux, c'est le Congrès qui l'a mis au point), et qui consiste en un maigre chèque de 600 dollars. Il ne reste plus à Trump qu'à signer ce plan de relance débloquant 900 milliards de dollars au total.

«“Le Président était responsable de ces paiements directs aux Américains dans le Plan de Relance Covid-19.” @kilmeade @foxandfriends Et le vaccin Moderna a déjà commencé à être lancé. Une distribution très fluide!»

Un mois et demi après l'élection, et une semaine après le vote des grands électeurs, Trump poursuit sa croisade électorale.

«Grande nouvelle venue de Pennsylvanie. Un très gros lot de bulletins illégaux dont on ne connaît pas l'origine. Élection truquée!»

Le second tour des élections sénatoriales en Géorgie se rapproche –il aura lieu le 5 janvier. Deux sièges sont en jeu, et si les démocrates les remportent il y aura égalité parfaite au Sénat de Washington (concrètement, c'est la vice-présidente démocrate, Kamala Harris, qui aura le dernier mot en cas d'égalité lors d'un vote). Il suffira qu'un seul républicain sur les deux en lice remporte un siège pour que le Sénat reste à majorité républicaine. Encore une fois, le vote par correspondance excite l'animosité de Trump qui affirme que la vérification des signatures des électeurs est trop lente et qu'elle n'a pas été faite lors de l'élection présidentielle (ce qui est faux).

«Le Gouverneur @BrianKempGA et sa marionnette @GeoffDuncanGA, avec le Secrétaire d'État de Géorgie, sont très lents pour la Vérification des Signatures, et il ne permettent pas l'examen de ce qui s'est passé à Fulton County. Que cachent ces RINOS? Nous gagnerons facilement la course Présidentielle de l'État. @KLoeffler et @sendavidperdue ne pourront pas gagner le 5 janvier si ces gens ne permettent pas la Vérification des Signature pour la course à la présidence. K & D en ont aussi besoin pour leur campagne, & l'esprit de Géorgie atteindra de tels sommets qu'ils remporteront facilement une grande victoire. Dépêchez-vous @BrianKempGA

Enfin, s'il restait un doute sur le fait que la loyauté à Trump doive primer sur la probité, voici de quoi le dissiper:

«Il y a deux ans, le grand peuple du Wisconsin m'a demandé de soutenir la candidature d'un certain Brian Hagedorn à Cour Suprême de l'État, alors qu'il était écrasé dans les Sondages face à un Candidat Démocrate coriace qui n'avait aucune chance de perdre. Après que je l'ai soutenu, Hagedorn a gagné facilement! WOW, il vient juste de voter contre moi dans une Grande Décision de la Cour sur la fraude électorale (dont il y a eu un tas!), malgré de nombreuses pages de contestations rédigées par trois Juges très respectés. Ça n'a aucun rapport, mais au final on a perdu 4-3 dans une décision très incorrecte! Les grands républicains du Wisconsin devraient porter ces 3 fortes décisions aux Législateurs de leur État et renverser cette ridicule Élection d'État. On a gagné et notre victoire était ÉCRASANTE!»

Mardi 22 décembre

Le «miracle» de la disparition du Covid n'ayant finalement pas eu lieu malgré ce qu'assurait Trump au début de l'année, il sera remplacé par le «miracle» de la vaccination pour lequel il convient de louer son administration.

«La distribution des deux vaccins se passe très bien. Incroyable le nombre de gens qui se font vacciner, des chiffres record. Notre Pays, et le Monde, même, verront bientôt le grand miracle que l'administration Trump a accompli. Ils disaient que ce n'était pas possible!»

Et soudain un cri dans la nuit de Twitter. Impossible de savoir s'il essaie avant tout de convaincre ses opposants, de fortifier sa base ou de se persuader lui-même. Probablement les trois en même temps.

«LES DÉMOCRATES ONT BALANCÉ DES CENTAINES DE MILLIERS DE BULLETINS DANS LES SWING STATES TARD LE SOIR. CETTE ÉLECTION A ÉTÉ TRUQUÉE!!!»

Hier, Trump se félicitait du plan de relance proposé par le congrès. Aujourd'hui, il a changé d'avis, il ne le signera pas.

«C'est vraiment une honte», juge le président qui énumère tous les récipiendaires de subventions qui n'ont pas de rapport direct avec le Covid.

En passant, il évoque les chèques «aux membres de la famille d'immigrants clandestins» qui recevraient jusqu'à 1.800 dollars «ce qui est bien plus que ce que les Américains reçoivent». Le Congrès donne trop aux étrangers, pas assez aux Américains alors que «c'était la faute de la Chine, pas leur faute.»

Conclusion:

«Je demande au Congrès (...) de m'envoyer un projet de loi correct, faute de quoi la prochaine administration devra fournir un plan de relance anti-Covid, et peut-être que cette administration, ce sera moi.»

Puis il publie une autre vidéo de dix minutes, dans laquelle il explique pourquoi il est déterminé à poursuivre toutes les démarches visant à arrêter le «vol» de l'élection présidentielle.

Il y décompose point par point la soirée de l'élection pour prouver la supposée triche. Le point à retenir sur la victoire de Joe Biden:

«C'est historiquement, mathématiquement, politiquement et logiquement impossible. Ça n'est pas arrivé. Il n'a pas gagné. Notre victoire a été écrasante.»

«Ils ralentissent la vérification des signatures en Géorgie. Ils ne veulent pas que les résultats soient publiés avant le 6 janvier. Ils savent ce qu'ils essaient si fort de cacher. Des gens horribles!@BrianKempGA»

Que se passera-t-il le 6 janvier? Le Congrès se réunira afin de valider le vote des grands électeurs et Mike Pence, vice-président des États-Unis et président du Sénat, annoncera le nom du vainqueur de l'élection.

Trump a beau être un lame duck, un président «canard boiteux» en période de transition à deux doigts de céder le pouvoir à son successeur, il ne résiste pas à la tentation de jouer des muscles face à l'ennemi juré, l'Iran, à quelques jours du premier anniversaire de la frappe américaine qui a tué le général Qassem Soleimani.

«Notre ambassade à Bagdad a été frappée par plusieurs roquettes dimanche. Trois n'ont pas décollé. Devinez d'où elles venaient: d'IRAN. Maintenant on entend parler de nouvelles attaques contre des Américains en Irak... Petit conseil d'ami salutaire à l'Iran: si un Américain est tué, je tiendrai l'Iran pour responsable. Réfléchissez-y.»

Mercredi 23 décembre

Cette semaine, ce que Trump n'a pas tweeté, ce sont les amnisties présidentielles qu'il accorde à la pelle à son entourage (29 rien que pour aujourd'hui, 49 en deux jours, dont son ancien directeur de campagne, Paul Manafort, son ami et conseiller Roger Stone et Charles Kushner, le père de son gendre).

Sur le front de la politique intérieure, peu de changement:

«Après avoir constaté la Fraude Électorale massive lors de l'Élection Présidentielle 2020, je suis en désaccord avec quiconque estime qu'un Comité Spécial fort, rapide et juste n'est pas nécessaire, IMMÉDIATEMENT. Ça a été l'élection la plus corrompue de l'histoire de notre pays, et elle doit être examinée de près!»

À Noël, certains replongent dans leurs vieilles photos de famille. Trump, quant à lui, exhume d'anciens tweets avec nostalgie:

«J'espère que nous ne trouverons jamais de vie sur une autre planète, parce qu'il ne fait aucun doute que le gouvernement américain se mettra immédiatement à leur envoyer de l'argent!»

Remonté contre le plan de relance proposé par le Congrès, Trump a décidé qu'il ne le signerait pas. Il estime qu'il accorde trop peu d'argent aux Américains et que 600 dollars par adulte pour les familles gagnant moins de 75.000 dollars annuels, c'est décidément trop peu. Ce qui est bien l'avis des démocrates.

Trump est en vacances en Floride, il joue au golf mais n'allez pas croire qu'il ne travaille pas:

«Tandis que la saison des fêtes approche, le président Trump continuera à travailler inlassablement pour le Peuple Américain. Son agenda comprend de nombreuses réunions et appels téléphoniques.»

Jeudi 24 décembre

Magie de Noël, Trump poste une vidéo expliquant que l'élection était truquée et que les citoyens doivent alerter leurs représentants.

(«Exigez une élection et un décompte honnêtes. Envoyez FRAUD au 88022»)

Puis une vidéo «prouvant» la fraude, toujours dans la joie de Noël:

«Les médias ne veulent pas l'admettre, mais ça a été filmé.»

Enfin, message de Noël présidentiel du président et de madame, sur fond de jolie musique et de la bonne nouvelle de l'annonce de la naissance du bébé Jésus:

Et puisqu'on parle de bonne nouvelle:

«Plus d'un million d'américains ont déjà reçu le Vaccin du Virus Chinois, une vitesse record!»

La paix de Noël, c'est à la fois le président qui appelle son peuple à prendre les armes et la menace à peine voilée de se retourner contre les sénateurs et sénatrices républicaines qui refusent de se plier à son délire électoral:

«Lors d'une réunion en Floride aujourd'hui, tout le monde demandait pourquoi les Républicains n'avaient pas pris les armes pour se battre suite au vol de l'élection présidentielle truquée par les Démocrates? Surtout au Sénat, disaient-ils, où vous avez aidé 8 Sénateurs à être élus. Comme ils oublient vite!»

«J'ai empêché au moins 8 Sénateurs Républicains, dont Mitch, de perdre lors des dernières Élections (Présidentielles) Truquées. Aujourd'hui (presque tous) me regardent me battre contre un ennemi corrompu et malveillant, les Démocrates de la Gauche Radicale, sans lever le petit doigt. Je N'OUBLIERAI JAMAIS!»

Précision utile:

«LA FRAUDE ÉLECTORALE N'EST PAS UNE THÉORIE COMPLOTISTE, C'EST UN FAIT!!!»

Enfin, avant de réveillonner, il est temps de rappeler que Trump est le défenseur de la liberté d'expression et l'ultime rempart contre le communisme.

«Twitter met des avertissements dans tous les sens et essaie de toutes ses forces de censurer même la vérité. Ça montre juste à quel point ils sont dangereux, et étouffent délibérément la liberté d'expression. Très dangereux pour notre Pays. Est-ce que le Congrès sait que c'est comme ça que commence le Communisme? Le pire de la Cancel Culture. Abolissez la Section 230!»

Vendredi 25 décembre

«JOYEUX NOËL!»

hurle le président.

Comme prévu dans son agenda, Trump passe beaucoup d'appels téléphoniques et assiste à de nombreuses réunions.

«J'ai passé beaucoup d'appels et tenu des réunions au Trump International [Golf Club] de Palm Beach, en Floride. Pourquoi les politiciens ne veulent-ils pas donner 2.000$ aux gens plutôt que seulement 600$? Ce n'était pas leur faute, c'était la Chine. Donnez l'argent à notre peuple!»

L'ironie, c'est que Trump réclame exactement ce que les démocrates voulaient et ce que leur ont refusé les Républicains: il tire donc contre son propre camp en refusant de signer le plan de relance tel qu'il est conçu actuellement.

«La meilleure de tous les temps. Fake News!» commente le président sur un tweet de Breitbart News qui déplore que «la première dame la plus élégante de l'histoire américaine» ait été snobée par la presse de mode pendant les quatre ans du mandat de son mari.

«Je m'apprête à faire un petit discours au personnel militaire stationné dans le monde entier. C'est une célébration de Noël. En visioconférence –les Fake News ne sont pas invités!»

Et toc.

Samedi 26 décembre

Trump ne se contente pas de ne pas signer le plan de relance; il a également opposé mercredi dernier son veto à la loi de Défense de 740 milliards de dollars (le National Defense Authorization Act (NDAA)). Le Congrès pourra voter pour passer outre ce veto (et se réunira pour en discuter mardi), mais le symbole est fort: deux fois la même semaine, le président s'oppose à sa propre majorité sénatoriale.

«Notre loi pour la défense de 740$ [sic] est un cadeau à la Chine, à la Russie & à Big Tech. Elle échoue à mettre un terme à la Section 230 qui présente un danger international, ne nous permet pas de ramener nos soldats à la maison (alors que c'est leur place), rebaptise & détruit nos forts & nos Monuments Nationaux & rend la 5G quasiment impossible!»

«Je ne me contenterai pas de regarder ce simulacre de loi se voter sans réfréné [sic] Big tech. Abolissez la Section 230 immédiatement avant qu'il ne soit trop tard. Elle est tellement mauvaise pour notre pays. Faites preuve de courage, faites ce qui est juste!!!»

Trêve de noël ou pas, Trump est sur le sentier de la guerre. Il est très déçu par son camp, et notamment par Mitch McConnell, le président du Sénat, qui a pourtant attendu jusqu'au dernier moment pour reconnaître la victoire de Biden. Déçu au point de traiter les Républicains de mauviettes; déçu au point de les inciter à se battre.

«Si un Candidat à la Présidence Démocrate avait eu une Élection Truquée & Volée, avec des preuves de ce genre d'actions à un niveau jamais vu auparavant, les Sénateurs Démocrates considèreraient que c'est un acte de guerre et ils se battraient jusqu'à la mort. Mitch & les Républicains ne font RIEN, ils veulent juste le laisser passer. PAS DE COMBAT!»

Dans un message sibyllin dont il est coutumier, Trump donne rendez-vous à «tous» dans la capitale le 6 janvier, le jour où la victoire de Biden sera annoncée par le Congrès.

«Le Ministère de la “Justice” et le FBI n'ont rien fait au sujet de la Fraude Électorale de l'Élection Présidentielle 2020, la plus grosse ARNAQUE de l'histoire de notre pays, malgré des preuves écrasantes. Ils devraient avoir honte. L'Histoire s'en souviendra. N'abandonnez jamais. On se voit tous à Washington le 6 janvier.»

Tout le champ sémantique est là pour allumer la colère de ceux qui se sentent spoliés par la victoire de Biden et préfèrent penser que Trump a raison, que l'institution est corrompue et que l'élection a été truquée. Un message qui ne fait qu'alimenter la furie des patriotes nationalistes qui forment sa base depuis le départ.

«La Cour Suprême des U.S. s'est montrée totalement incompétente et faible au sujet de la Fraude Électorale massive qui a eu lieu lors des Élections Présidentielles 2020. Nous avons des PREUVES irréfutables, mais ils ne veulent pas les voir –pas “d'intérêt à agir”, selon eux. Si nous avons des élections corrompues, nous n'avons pas de pays!»

Entre en scène un nouveau concept trumpien, celui de «fake president», qui a de beaux jours devant lui et devrait beaucoup revenir au cours des quatre prochaines années....

«Un jeune soldat travaillant en Afghanistan m'a dit que les élections en Afghanistan étaient bien plus sûres et bien mieux gérées que l'élection américaine de 2020. La nôtre, avec ses millions et ses millions de Bulletins Par Correspondance corrompus, était une élection de pays du tiers-monde. Faux président!»

Amener sa base à rougir de son pays et le comparer à un pays du tiers-monde, voilà le genre de théorie de comptoir apte à attiser les colères des plus nationalistes de ses partisans.

«Je veux seulement que notre grand peuple touche 2.000$ plutôt que les minables 600$ prévus dans la loi actuellement. Et qu'on arrête les milliards de dollars “d'assiette au beurre”.»

(La «pork barrel politics» consiste à s'approprier des fonds publics dans un intérêt électoraliste ou personnel.)

Toujours dans la veine «Debout, les damnés des élections», Trump relaie le message de l'animateur de télévision Greg Kelly:

«UN COUP D'ÉTAT a été mené contre @realDonaldTrump. Plusieurs tentatives. La Russie, l'Ukraine, cent cinquante dont on n'a même jamais entendu parler. DES HOMMES et des FEMMES EXCEPTIONNELS comme @SenTedCruz, @HawleyMO, @SenTomCotton, @MarshaBlackburn et @cindyhydesmith DOIVENT SE PORTER VOLONTAIRES au MOMENT DE VÉRITÉ.»

Rien de plus efficace que d'évoquer des tentatives de coups d'État dont on n'a jamais entendu parler: comment les réfuter?

Reprise de la rhétorique de campagne, qui a prouvé son efficacité –il est vrai que le nombre de personnes touchées par le coronavirus aux États-Unis (330.000 morts) est bien inférieur à celui des Américains qui pâtissent des répercussions économiques (le taux de chômage a presque doublé depuis janvier et dépasse les dix millions de personnes).

«Les confinements dans les États démocrates sont en train de détruire complètement la vie de beaucoup de gens –Bien plus que les dégâts qui seraient causés par le Virus Chinois. Le nombre de cas en Californie a augmenté malgré le confinement, tandis que la Floride & d'autres sont ouverts et s'en sortent. Du bon sens, s'il vous plaît!»

Trump en vacances joue beaucoup au golf. Mais il tweete aussi énormément. Ici, gracieusement, un petit résumé de la situation et sa conclusion inévitable: il va gagner.

«Il est temps que les Sénateurs Républicains interviennent et se battent pour la Présidence, comme le feraient les Démocrates s'ils avaient vraiment gagné. Les preuves sont irréfutables! Des dépôts massifs de bulletins par correspondance tard le soir dans les swing states, le bourrage d'urnes (filmé), les doubles électeurs, les électeurs morts, les fausses signatures, les électeurs immigrés clandestins, les scrutateurs républicains chassés des bureaux, PLUS DE BULLETINS QUE DE VRAIS ÉLECTEURS (regardez à Détroit & Philadelphie) et bien plus encore. Les chiffres sont bien plus gros que nécessaire pour remporter les swing states individuellement, et ne peuvent même pas être contestés. Les Tribunaux sont pourris, le FBI et la “Justice” n'ont pas fait leur travail et le Système Électoral des États-Unis ressemble à celui d'un pays du tiers monde. La liberté de la presse a disparu depuis longtemps, ce sont des Fake News, et maintenant on a Big Tech (avec la Section 230) sur les bras. Mais quand tout sera terminé, et que cette période ne sera plus qu'un affreux chapitre de l'histoire de notre pays, NOUS GAGNERONS!!!»

Dimanche 27 décembre

Trump cultive le mystère entre deux parties de golf.

«Rendez-vous à Washington, DC, le 6 janvier. Ne le manquez pas. Informations à suivre!»

Enfin pour finir la semaine, retournement de situation:

«De bonnes nouvelles sur le front du Plan de Relance Covid. Information à suivre!»

Trump a cédé: il signe le plan de relance. Son obstruction était sur le point de priver dix millions de chômeurs de ressources, mais cette décision tardive ne permettra pas de leur verser la première semaine d'allocation chômage. Elle aurait également provoqué une fermeture du gouvernement fédéral et retardé la distribution du vaccin.

«Le Sénat va lancer une procédure de vote qui augmentera le montant des chèques à 2.000 dollars, abolira la Section 230 et commencera une enquête sur la fraude électorale», assure Donald Trump dans un communiqué dimanche soir, maquillant sa capitulation en victoire.

Qu'a tweeté Trump cette semaine?
Qu'a tweeté Trump cette semaine? Chronique du 14 au 20 décembre

Épisode 25

Qu'a tweeté Trump cette semaine? Chronique du 14 au 20 décembre

Qu'a tweeté Trump cette semaine? Chronique du 28 décembre au 3 janvier

Épisode 27

Qu'a tweeté Trump cette semaine? Chronique du 28 décembre au 3 janvier

Newsletters

«The Crown» va-t-elle précipiter la chute de la monarchie britannique?

«The Crown» va-t-elle précipiter la chute de la monarchie britannique?

En revenant sur les années Diana, la série souligne une affaire qui a durablement entaché la réputation d'une Couronne de plus en plus embourbée dans ses traditions.

Avant l'arrivée de Biden, le grand ménage

Avant l'arrivée de Biden, le grand ménage

Une transition loin d'être paisible.

Attention, un Trump peut en cacher un autre

Attention, un Trump peut en cacher un autre

Dernière ligne droite avant l'investiture de Joe Biden, ce 20 janvier, à Washington. Une investiture à laquelle Donald Trump, en bon perdant, ne se rendra pas. Le 45e président des États-Unis a enfin admis sa défaite, dans les mots et dans les...

Newsletters