Culture

Les 20 meilleures séries de 2020

Temps de lecture : 13 min

De «I May Destroy You» à «Servant», tour d'horizon des séries qui nous ont conquises cette année.

Au programme: Better Call Saul, Unorthodox, I May Destroy You... | Captures d'écran via YouTube
Au programme: Better Call SaulUnorthodox, I May Destroy You... | Captures d'écran via YouTube

Sur presque tous les plans, 2020 aura été une année de merde. Mais pas lorsqu'il s'agit de séries. Au contraire, cette année nous a réservé de très beaux moments télé. Voici, sans classement, nos vingt séries préférées.

«​​​​Normal People» (StarzPlay)

On ne va pas vous mentir, on a déjà regardé cette mini-série irlandaise trois fois en moins d'un an, donc ça commence un peu à relever de l'obsession. Quand on avait vu les premiers clichés promotionnels de l'adaptation du best-seller de Sally Rooney, on avait pourtant craint le pire. Le roman de l'autrice irlandaise était gravé dans nos mémoires et on ne pouvait pas imaginer une adaptation à la hauteur. C'est pourtant le cas de ce petit bijou de série, tout en sensualité et en non-dits.

L'histoire est presque banale, celle d'un amour adolescent qui se poursuit à la fac, à travers séparations et retrouvailles. Mais la plume subtile de Sally Rooney se retrouve dans l'écriture de la série, à laquelle elle a d'ailleurs participé, et dans la réalisation tout en retenue de Lenny Abrahamson (Room) et Hettie MacDonald (Beautiful Thing). Les deux acteurs principaux (Daisy Edgar-Jones et Paul Mescal), sur les épaules desquels repose toute la série, ont une alchimie à couper le souffle. Mention spéciale à Paul Mescal, qui en l'espace de douze épisodes, est devenu le petit ami rêvé de toute une génération de spectateurs et spectatrices.

«Servant» (Apple)

On triche un peu, car cette série-thriller a débuté fin 2019. Mais elle s'est achevée cette année en grande pompe, avec notamment un épisode féroce qui nous a retourné l'estomac. Produite (et en partie réalisée) par M. Night Shyamalan, Servant nous emmène dans la demeure gigantesque et très froide d'un jeune couple huppé de Philadelphie, qui vient d'avoir un enfant. Lui est un chef très prétentieux, elle, une journaliste télé guindée, et pour s'occuper du petit Jericho (oui, ce prénom est absurde), ils décident d'embaucher une nounou à plein temps.

On s'arrêtera là pour l'intrigue, car Servant aime brouiller les pistes, et s'apprécie en partie grâce à ses nombreux twists. L'avant-dernier épisode, qui «explique» un des mystères centraux de la saison, est magistral, avec une performance effarée de Lauren Ambrose qui prouve, vingt ans après Six Feet Under, qu'elle n'a rien perdu de son talent.

«PEN15» (Canal+)

Comédie décapante sur les années collège, PEN15 nous a livré l'un des épisodes de série les plus angoissants de l'année: une soirée pyjama qui dégénère en cauchemar adolescent où l'une des héroïnes doit gérer ses premières règles mais aussi ses premières trahisons amicales.

Jamais une série n'aura livré un portrait aussi drôle et poignant de la puberté (même si l'excellente Big Mouth se démarque aussi en la matière), notamment grâce à ses deux interprètes et scénaristes stars: Anna Konkle et Maya Erskine, deux trentenaires qui jouent ici des jeunes filles de 13 ans. Affublées d'appareils dentaires et de coupes de cheveux dignes d'une photo de classe de 2002, elles traversent ensemble les joies et les tourments de l'adolescence.

«Ted Lasso» (Apple TV+)

Après l'année qu'on vient de se prendre en pleine tête, il serait facile de céder au cynisme. Mais en voyant Ted Lasso, série baignée de bienveillance et d'optimisme, on se dit que tout n'est pas si noir. Ted Lasso, c'est le nom d'un coach de football américain, incarné avec brio par Jason Sudeikis, qui débarque à Londres pour coacher une équipe de foot (tout court). Il ne connaît absolument rien au sport en question, mais il compense son manque d'expertise par un enthousiasme à toute épreuve.

Loin d'être un idiot, Ted est surtout quelqu'un qui croit au pouvoir de la gentillesse, et tous ceux qui l'entourent, jusqu'à ses plus fervents détracteurs, sont peu à peu conquis par sa générosité. La série est à l'image de son héros: drôle, intelligente et irrésistible de charme.

«Unorthodox» (Netflix)

La scène se déroule au bord d'un lac berlinois, au coucher du soleil. Des jeunes en maillot de bain se jettent dans l'eau, d'autres s'étendent au soleil sur la plage. Au milieu, se tient Esty, une jeune femme frêle, couverte des pieds à la tête, jusqu'à une perruque brune qui encadre maladroitement son visage. Elle avance dans l'eau avec hésitation, esquisse un sourire, retire doucement sa perruque avant de la jeter à l'eau et de s'y immerger elle-même. Cette scène, c'est celle d'une renaissance, car Esty vient d'arriver à Berlin après avoir fui la communauté hassidique de Brooklyn où elle a grandi, avec pour tout bagage quelques billets et une photo de sa grand-mère.

Unorthodox s'inspire de l'histoire vraie de Deborah Feldman, écrivaine qui a quitté sa communauté Satmar d'origine pour refaire sa vie dans la capitale allemande. Là où d'autres séries auraient pu tomber dans la facilité en caricaturant le milieu où Esty a grandi, Unorthodox porte au contraire un regard plein d'empathie et de générosité sur chacun de ses personnages, à commencer par Yanky, le mari naïf mais bien intentionné de l'héroïne. Récit initiatique bouleversant et plein d'espoir, cette mini-série de quatre épisodes restera l'une des plus belles découvertes de cette année, au même titre que son interprète principale, l'actrice Shira Haas, qui crève ici l'écran.

«Insecure» (OCS)

Dans la quatrième saison de sa comédie dramatique, Issa Rae nous a offert dix épisodes de pur bonheur sériel, avec un triangle amoureux et une tension sexuelle presque insoutenables.

Issa, son héroïne, y gagne en indépendance et en maturité. Fini l'errance professionnelle et les relations toxiques, la trentenaire se donne enfin le temps de trouver sa voix, d'explorer ses passions et d'interroger ses relations avec sa meilleure amie Molly et son ex Lawrence. Cette maturité se retrouve aussi dans l'écriture, toujours aussi drôle mais plus affirmée et confiante que jamais. Quand à la fin de l'épisode 8, Issa délivre quatre mots désormais cultes («Tu me rends heureuse»), on se dit qu'on a bien fait de l'accompagner dans cette aventure toutes ces années et qu'on a vraiment hâte de découvrir la suite.

«Le Jeu de la dame» (Netflix)

Si on nous avait dit en janvier 2020 que des scènes de championnats d'échecs seraient parmi les plus palpitantes de la télé cette année, on ne l'aurait probablement pas cru. Et pourtant! Cette adaptation du roman de Walter Tevis parvient à rendre le jeu le moins télégénique de l'histoire intéressant, et ce même si vous ne comprenez absolument rien aux règles.

C'est parce que l'intérêt de la série repose avant tout sur l'histoire de Beth, jeune orpheline, prodige des échecs, qui abat l'un après l'autre les obstacles posés sur son chemin. Anya Taylor-Joy est captivante dans le rôle principal et on pourrait passer des heures à la regarder dans les yeux sans s'ennuyer une seconde. Et puis, il y a quelque chose de réconfortant dans cette histoire quasi utopiste d'une femme soutenue et respectée par tous les hommes qui l'entourent. Alors d'accord, ce n'est peut-être pas la série la plus réaliste de l'année, mais en 2020, ça fait parfois du bien de s'éloigner un peu du réel.

«Betty» (OCS)

En cette année morose, solitaire et exaspérante, Betty nous a offert tout ce qui nous manquait: du soleil, de la sororité et des bonnes vibes. Crystal Moselle, qui développe ici les mêmes personnages que dans son film Skate Kitchen, nous plonge dans la scène skate féminine de New York.

Armée uniquement de planches à roulettes et de bonne musique, cette bande de filles queer et féministes dévale les rues bourdonnantes de la ville sans se soucier des cours, des parents ou de quelconques obligations. Conscientes d'évoluer dans des espaces encore très masculins et segmentés, ces jeunes femmes ne cherchent pas à réaliser les figures les plus impressionnantes du skatepark. Elles veulent juste s'amuser, et communiquer leur passion aux autres jeunes filles et femmes qui se sentiraient trop intimidées pour s'y mettre. Une bouffée d'énergie et de beauté dans laquelle on aimerait vivre éternellement.

«Mrs. America» (Canal+)

Cette mini-série raconte la bataille politique qui a eu lieu dans les années 1970 aux États-Unis entre militantes féministes et mères au foyer conservatrices. Si vous deviez faire un bingo de la Peak TV, Mrs. America cocherait toutes les cases: casting cinq étoiles (Cate Blanchett! Rose Byrne! Uzo Aduba! Sarah Paulson! Margo Martindale!), format mini-série et costumes d'époque. Tout y est!

Mais là où beaucoup de productions récentes cachent une certaine vacuité derrière leur étiquette prestige, Mrs. America tient ses promesses. La série livre des portraits de femmes subtils: d'un côté des égéries de la cause féministe comme Gloria Steinem ou Shirley Chisholm, confrontées au manque de soutien de leur propre camp. De l'autre, Phyllis Schlafly, icône conservatrice dont la série souligne l'hypocrisie, mais dont la rhétorique est toujours présente aujourd'hui aux États-Unis. Une leçon d'histoire souvent édifiante et jamais ennuyeuse.

«Dash & Lily» (Netflix)

Alors qu'il se promène dans les rayons de la librairie new-yorkaise Strand, Dash, un adolescent précoce et désabusé, tombe sur un journal écrit par une certaine Lily, qui, elle, adore Noël et espère pouvoir trouver l'âme sœur à travers son livre. S'entame alors une relation épistolaire entre les deux, avec de nombreux défis et rebondissements à la clé. Le tout dans un New York pré-pandémie, peuplé de monde et festif à souhait.

Lorsqu'il s'agit de Noël, Netflix nous a surtout habitués à des nanars comme les films The Princess Switch ou The Knight Before Christmas (où un chevalier voyage dans le temps pour séduire Vanessa Hudgens) qui ont pour seul mérite de satisfaire nos petites tendances masochistes. Dash & Lily, elle, n'est pas un plaisir ironique ou coupable, mais un plaisir tout court.

«Devs» (Canal+)

Il semblerait qu'Alex Garland sache tout faire: après des livres (La Plage), des scénarios (28 jours plus tard, Never Let Me Go) et des films aussi beaux que perturbants (Ex Machina, Annihilation), le Britannique s'est essayé cette année à la série télé.

Dans ce nouveau thriller de science-fiction teinté de complotisme, Lily (Sonoya Mizuno) travaille pour une pointure de la Silicon Valley (Nick Offerman) jusqu'au jour où son monde bascule. La jeune femme tente alors de percer les mystères de son entreprise. Encore une fois, le cinéaste crée une atmosphère aussi lugubre qu'absorbante, accompagnée de la musique sublime de ses compositeurs chouchous, Ben Salisbury et Geoff Barrow. Une aventure troublante qui ne ressemblait à aucune autre série cette année.

«Search Party» (OCS)

Déjà trois saisons que cette petite série farfelue nous régale avec son intrigue de plus en plus folle. Le point de départ: Dory, une hipster de Brooklyn un peu perdue, trouve un nouveau sens à sa vie en se lançant à la recherche de Chantal, une vague connaissance de la fac portée disparue. Aidée de ses meilleurs amis, tous plus vaniteux et insupportables les uns que les autres, Dory se plonge dans une enquête haletante et progressivement absurde…

On n'en dira pas plus sur cet ovni sériel, qui mêle habilement film noir et comédie satirique. Chaque saison atteint de nouveaux sommets d'humour et de connerie (dans le meilleur sens du terme), et la troisième, diffusée cet été, était un bijou du début à la fin, avec de nouveaux personnages à hurler de rire et des salves de répliques toujours au top.

«Grand Army» (Netflix)

Sortie dans la plus grande discrétion en octobre, cette série offre une réflexion d'une rare finesse sur la culture du viol au lycée, et plus précisément, sur le slut-shaming. Adaptée par la dramaturge Katie Cappiello de sa propre pièce SLUT, Grand Army suit le destin de plusieurs lycéen·nes de Brooklyn.

Parmi eux, Joey, pom-pom girl cool et féministe qui déborde de confiance en elle, et voit son monde se fissurer lorsque deux de ses amis la violent au cours d'une soirée. La série s'intéresse aussi à Dom, une jeune Américano-Haïtienne qui lutte pour obtenir le stage de ses rêves tout en soutenant sa famille; Sid, un athlète dans le placard; ou encore Jayson, un excellent musicien qui assiste d'un peu trop près au racisme systémique perpétré par l'administration du lycée. Un aperçu moderne et intelligent de la jeunesse actuelle et de ses nombreux questionnements.

«Better Call Saul» (Netflix)

Cette série exceptionnelle, qui surpasse un peu plus chaque saison son excellente grande sœur Breaking Bad, a livré son meilleur volet en 2020. Depuis cinq saisons, Better Call Saul chronique la lente transformation de Jimmy McGill, un juriste attachant aux méthodes peu conventionnelles, en avocat véreux vendu à la solde des cartels. Dans Breaking Bad, Walter White tombait presque immédiatement dans la violence et le meurtre.

Mais l'un des grands plaisirs de ce préquel d'exception est qu'il sait prendre son temps, repoussant toujours un peu plus l'inévitable basculement de Jimmy vers le destin beaucoup plus sombre qu'on lui connaît. Entre la compromission toujours un peu plus grande de notre héros (et de Kim Wexler, sa compagne), une succession d'épisodes époustouflants, et la présence accrue de Lalo Salamanca, un méchant immédiatement culte, cette saison 5 était tout simplement un des plus grands plaisirs de l'année.

«High Maintenance» (OCS)

On n'aurait pas pu imaginer meilleure série pour ponctuer une année aussi âpre que 2020. Douce et lumineuse, High Maintenance suit The Guy, un dealer de weed affable qui parcourt les rues de New York en vélo pour effectuer ses livraisons, et dispenser un peu de bonne humeur et de soutien émotionnel à ses clients. Chaque épisode explore une nouvelle tranche du joyeux bordel qu'est la vie new-yorkaise, à travers le profil de nouveaux clients très variés.

Diffusée en plein confinement, la saison 4 a brillé avec de nouveaux volets encore plus focalisés sur l'importance du contact humain et de la bienveillance, comme celui où une coordinatrice d'intimité va à un premier rendez-vous avec un homme asexuel; ou encore celui où un chanteur à louer parcourt la ville pour chanter la sérénade à des inconnus émerveillés.

«Better Things» (Canal+)

C'est simple. Aucune autre série n'offre à l'heure actuelle un portrait aussi unique, drôle et bouleversant de la féminité dans toutes ses formes. Créée, incarnée, produite, écrite et réalisée par Pamela Adlon, Better Things est le récit d'une mère célibataire qui, entre ses jobs d'actrice, doit s'occuper de sa mère envahissante habitant de l'autre côté de la rue, et de ses trois filles préados aussi attachantes que pénibles.

Avec une patte bien à elle faite de montages impressionnistes, d'hommages cinématographiques en tout genre et de scènes surréalistes, cette comédie repousse à chaque nouvelle saison les frontières de son genre. Un chef-d'œuvre de dramédie qui n'a rien à envier à Atlanta ou Louie.

«The Plot Against America» (OCS)

La dernière production de David Simon, le créateur de The Wire et The Deuce, a été l'un des événements sériels du début de 2020. Avec The Plot Against America, l'ancien journaliste abandonne son approche quasi documentaire du récit pour adapter l'uchronie de Philip Roth.

Dans cette série allégorique sur l'Amérique de Trump, Simon raconte l'histoire d'une famille juive américaine des années 1940 qui voit son quotidien basculer avec la montée de l'antisémitisme et l'arrivée au pouvoir de Charles Lindbergh, l'aviateur légendaire aux sympathies nazies assumées.

The Plot Against America raconte une Amérique tiraillée entre son identité de terre d'accueil et ses tendances isolationnistes. Une démocratie qui peut basculer dans l'autoritarisme et le fascisme en quelques mois. Un pays où un père de famille ashkénaze peut se sentir intégralement américain, mais peut aussi faire l'objet de rejet et de haine. Sous la plume subtile de Simon, la plongée de l'Amérique dans le fascisme est à la fois graduelle et inexorable alors que la famille Roth est forcée de reconsidérer son appartenance à un pays qui les rejette.

«The Haunting of Bly Manor» (Netflix)

Le premier volet de cette série d'anthologie horrifique, The Haunting of Hill House, nous avait bouleversées par son audace formelle et sa capacité à mêler l'émotion à l'horreur. Dans Bly Manor, c'est une nouvelle maison hantée que l'on retrouve, avec une intrigue certes moins terrifiante mais plus mélancolique.

Dans les années 1980, une jeune fille au pair américaine débarque dans un manoir isolé et assiste rapidement à d'étranges phénomènes. Alors que la première saison tissait une histoire de traumatisme familial, celle-ci joue la carte de la romance impossible, et s'appuie sur l'idée que «toutes les histoires d'amour sont des histoires de fantômes». Avec son casting toujours exceptionnel et une montée de l'émotion dévastatrice, la série de Mike Flanagan a encore frappé très fort cette année.

«BoJack Horseman» (Netflix)

L'année a été tellement perturbée qu'on en a presque oublié la dernière demi-saison magistrale de BoJack Horseman, une des meilleures séries de la décennie. Depuis six ans, cette dramédie d'animation suivait les mésaventures de BoJack, un acteur has been qui souffre d'alcoolisme et de dépression (et qui est également un cheval, oui ça fait beaucoup).

Derrière sa verve acerbe et ses jeux de mots animaliers, BoJack a révélé saison après saison une profondeur d'écriture rare et précieuse, explorant les divers troubles mentaux et gouffres émotionnels de ses personnages. Et dans ses derniers épisodes, la série de Raphael Bob-Waksberg s'est une nouvelle fois surpassée, avec une note d'espoir terriblement réaliste pour une comédie dans laquelle se côtoient des humains et des animaux qui parlent. Comme tout le reste de la série, c'était beau, doux-amer, et inoubliable.

«I May Destroy You» (OCS)

Vous l'aurez compris, 2020 a été un excellent cru sériel, mais si on ne devait en retenir qu'une pour la postérité, ce serait I May Destroy You. La mini-série écrite, interprétée et en partie réalisée par Michaela Coel, raconte l'histoire d'Arabella, une jeune Londonienne célèbre sur Twitter qui bosse sur son deuxième livre. Un soir, alors qu'elle prend un verre avec des amis, elle est droguée, puis violée par un inconnu dans les toilettes d'un bar. La série nous plonge ensuite dans la déconstruction et la reconstruction de son héroïne, alors qu'elle réévalue ses amitiés, ses relations passées et présentes, ses idées reçues sur le consentement et la culture du viol, et son rapport à la célébrité.

I May Destroy You est un ovni impossible à catégoriser et capable de nous faire passer du rire aux larmes en quelques secondes. C'est avant tout une expérience essentielle et viscérale qui aborde le trauma et la résilience comme aucune autre œuvre auparavant. Le tout mené par une Michaela Coel époustouflante et dont on a hâte de suivre le travail dans les années à venir.

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