Monde

Un bateau fantôme rempli de 649 kilos de cocaïne retrouvé échoué aux Îles Marshall

Temps de lecture : 2 min

La barque pleine de drogue viendrait d'Amérique du Sud.

Les briques de cocaïne retrouvées dans le bateau, 15 septembre 2020, Majuro, Îles Marshall. | Giff Johnson / AFP
Les briques de cocaïne retrouvées dans le bateau, 15 septembre 2020, Majuro, Îles Marshall. | Giff Johnson / AFP

Les baigneurs qui profitaient de la plage sur l'atoll Ailuk ce mardi 15 décembre ont eu une surprise peu commune. Un bateau sans passager contenant 649 kilos de cocaïne s'est échoué sur cet îlot appartenant aux Îles Marshall, au beau milieu de l'océan Pacifique.

La drogue, saisie par la police marshallaise, était empaquetée par briques d'un kilo chacune et frappées d'un logo rouge indiquant KW. Cette cargaison, découverte par l'un des 400 résidents d'Ailuk, était cachée dans un compartiment dissimulé sous le pont d'une barque en fibre de verre.

La barque en question. | Marshall Islands police department / AFP

Après avoir été avertie, la police de l'île a ramené la cargaison sur Majuro, l'île-capitale, puis en a incinéré la quasi-totalité. Seuls deux kilos ont été sauvegardés et envoyés à la DEA, la police anti-drogue américaine, afin de mener des analyses dans l'espoir d'identifier leur provenance.

Plus d'un an en mer

Avec seulement 77.000 habitants aux Îles Marshall, il y a peu de chance que ces 650 kilos de drogue soient arrivés au bon destinataire. Surtout que le montant d'une telle cargaison vaudrait environ 80 millions de dollars, soit plus du tiers du PIB du pays.

Ce n'est pas non plus la première fois que de la drogue s'échoue sur les rivages des Îles Marshall, explique le média RNZ, même si une telle quantité est inédite. Le hasard des courants océaniques font que lorsqu'un bateau part à la dérive depuis l'Amérique centrale ou l'Amérique du Sud, à une dizaine de milliers de kilomètres de là, il échoue souvent dans les Îles Marshall.

En 2014, un pêcheur salvadorien du nom de Jose Alvarenga était ainsi arrivé vivant sur l'atoll d'Ebon, après avoir dérivé quatorze mois depuis les côtes mexicaines.

Inscrivez-vous à la newsletter de SlateInscrivez-vous à la newsletter de Slate

Lorsque des dealers jettent leur cargaison à l'eau, il n'est donc pas rare qu'elle finisse son parcours en Micronésie un an ou deux après, et même qu'elle soit revendu par des Marshallais tombés dessus.

Newsletters

Pandémie forestière: l'espoir renaît dans les forêts tchèques

Pandémie forestière: l'espoir renaît dans les forêts tchèques

Les journalistes afghans se masquent en solidarité avec leurs consœurs

Les journalistes afghans se masquent en solidarité avec leurs consœurs

Les talibans exigent désormais que les journalistes femmes se dissimulent le visage.

«La fin du soviétisme, le début des problèmes»: en Moldavie, les Roms sont pro-Poutine

«La fin du soviétisme, le début des problèmes»: en Moldavie, les Roms sont pro-Poutine

La population rom est victime de la guerre en Ukraine comme aucune autre. Pour elle, l'ennemi est partout et le refuge nulle part.

Podcasts Grands Formats Séries
Slate Studio