Monde

Les Allemands partent en guerre contre Facebook

Slate.fr, mis à jour le 13.04.2010 à 15 h 35

La ministre de la Consommation allemande, Ilse Aigner, a réagi fortement à l'annonce de Facebook de modifier les règles de confidentialité. Elle menace de fermer son compte Facebook.

Début avril, le réseau social aux 450 millions d'utilisateurs a en effet annoncé que pour «offrir une expérience sociale de Facebook, nous devons occasionnellement fournir des informations générales à propos de vous à des sites web et à des applications pré-approuvés».

Cette annonce a peu ému en France, mais a provoqué la colère de la ministre allemande de la Consommation. Dans une lettre ouverte, Ilse Aigner a exprimé son mécontentement à Mark Zuckerberg, le patron de Facebook. Elle menace même de fermer son compte personnel en signe de protestation.

Le Spiegel Online rapporte la réponse de Richard Allan, responsable de la politique publique de Facebook en Europe:

Pour Facebook, la protection des données personnelles, comme celles de la ministre, est fondamentale.

Le responsable assure que les sites auxquels Facebook fournira des données seront triés sur le volet et que des tests seront effectués avant la mise en application du système.

La ministre persiste pourtant rapporte die Welt. Après sa lettre, elle a officiellement invité les dirigeants de Facebook en Allemagne pour discuter en face-à-face des problèmes de protection des données personnelles.

Elle est soutenue dans son combat par la Fédération des associations de consommateurs allemandes qui a publié un communiqué:

Pour le moment, nous pouvons seulement conseiller aux utilisateurs de chercher en commun avec leurs amis un nouveau réseau social, s'ils considèrent que la protection de leurs données personnelles est importante.

La réaction de la ministre est très critiquée par die Zeit, qui la compare à une chamaillerie d'enfants:

Dans une cour d'école, on peut peut-être résoudre les problèmes sur le modèle: «Tu m'énerve! Je ne veux plus rien avoir à faire avec toi!» Est-ce cependant, vraiment, un moyen éprouvé pour faire revenir à la raison une entreprise américaine?

[Lire les articles sur le Spiegel, die Zeit, die Welt]

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Photo : Capture d'écran

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