Culture

«The Crown», saison 4: ce qui est vrai, ce qui est faux

Temps de lecture : 12 min

La dernière saison des aventures de la famille royale est tirée de faits réels. Mais pas que.

La princesse Diana acclamée dans une scène de la saison 4 de «The Crown». | Capture d'écran via YouTube
La princesse Diana acclamée dans une scène de la saison 4 de «The Crown». | Capture d'écran via YouTube

La saison 4 de The Crown raconte l'histoire de trois reines: Elizabeth, celle qui trône pour de vrai; la Première ministre Margaret Thatcher, reine des abeilles du parti conservateur, et Diana, la «reine de cœur» des médias.

La nouvelle saison explore à la fois la dissension entre la reine et sa Première ministre alors que Thatcher, libre-échangiste convaincue, réduit le filet de sécurité social de la Grande-Bretagne à la portion congrue dans les années 1980, et entre Charles, prince de Galles, et sa nouvelle épouse. Elle continue de développer le thème qui sous-tend toute la série: la détermination à préserver l'institution monarchique, quoi qu'il en coûte au bonheur individuel des membres de la famille royale, au moment où Diana fait son entrée en scène.

Selon Annie Sulzberger, directrice des recherches de la série, ce ne sont pas des scénaristes qui occupent la writers' room, la pièce où sont écrits les scripts de chaque épisode, mais une équipe de chercheurs. Les faits semblent pourtant principalement là pour fournir une toile de fond à ce qui intéresse vraiment Peter Morgan, le créateur de la série: les conversations privées qui se tiennent entre les événements publics.

Par exemple, qu'a dit Diana à Charles après la séance photo de leurs fiançailles où, lorsqu'on lui a demandé s'il était amoureux, le prince a répondu «si amoureux veut dire quelque chose»? Qu'a vraiment pensé la reine de l'effondrement du secteur industriel britannique causé par les politiques thatchériennes et le chômage massif qui s'est ensuivi?

Morgan a de toute évidence tenté d'imaginer de façon cohérente ces interactions personnelles et nous ne connaîtrons peut-être jamais leur degré d'exactitude. Mais quid des événements qui ponctuent ces rencontres, et dont certains semblent avoir été forcément inventés dans un but sensationnaliste? Détail.

Intrusion au palais

Dans l'épisode 5, un peintre décorateur au chômage réussit à traverser la cour de Buckingham Palace sans être repéré, à se hisser sur une gouttière, à forcer une fenêtre de l'étage et à trouver son chemin jusqu'à la chambre à coucher de la reine endormie.

Heureusement pour Elizabeth, l'intrus n'a pas de mauvaises intentions, il est seulement un peu instable émotionnellement et au bout du rouleau à cause de son chômage prolongé, de son épouse éprise d'un autre homme et du fait qu'il ne puisse plus voir ses enfants après qu'il a agressé le nouveau petit ami de leur mère devant eux. Ce qu'il veut, c'est lui expliquer à quoi ressemble vraiment la vie de ceux qui n'ont rien afin qu'elle puisse demander des comptes à Thatcher à la prochaine audience de la Première ministre. Sa grande habitude de rencontrer de parfaits inconnus est d'une grande aide à la reine qui, malgré son effroi, lui prête une oreille attentive si bien que lorsque la police finit par faire irruption, il part sans faire de vagues. Cet incident ne fait qu'alimenter le malaise d'Elizabeth vis-à-vis des politiques de Thatcher.

Ce qui est vrai, c'est qu'il avait déjà fait le coup un mois auparavant.

Si cette intrusion s'est réellement produite, son auteur, Michael Fagan, a confié à un journaliste britannique en 2012 que loin d'avoir papoté pendant dix minutes avec lui, la reine «m'est passé devant et s'est précipitée hors de la pièce, ses petits pieds nus courant sur le plancher». Et c'est un valet de pied sans arme qui l'a retenu en attendant l'arrivée de la police.

Ce qui est vrai c'est qu'aussi incroyable que cela paraisse, il avait déjà fait le coup un mois auparavant et avait vraiment eu le temps de descendre une demi-bouteille de vin avant de s'échapper sans se faire remarquer. Mais il semble que Fagan n'était pas ce Monsieur Tout-le-monde malchanceux que décrit la série, et qu'il n'avait pas non plus d'idée politique derrière la tête. «Je ne sais pas ce qui m'a pris, il s'est juste passé un truc dans ma tête, a-t-il raconté. J'y suis retourné parce que je me suis dit “C'est osé, c'est osé de pouvoir me balader là-dedans.”»

Fagan met ses actes sur le compte d'un excès de champignons hallucinogènes consommés cinq mois auparavant, et a déclaré: «Deux ans plus tard, j'étais encore en train de redescendre. J'ai été défoncé au champignons pendant très, très longtemps.»

La reine Elizabeth II et Margaret Thatcher le 6 septembre 1984 au palais de Buckingham, avec les dirigeants du sommet économique. | Dominique Faget / AFP

La mort de Mountbatten

Lord Mountbatten, père de substitution à la fois du prince Philip et du prince Charles (qui l'appelle son «grand-père à titre honorifique»), téléphone à Charles parti pêcher en Islande et le presse d'oublier Camilla Parker Bowles. Ils se disputent et Charles raccroche violemment. Mountbatten écrit une lettre au jeune prince avant de participer à une expédition de pêche au homard en famille.

Il y a une explosion et Mountbatten est tué. L'IRA (Irish Republican Army) revendique l'attentat, qu'elle qualifie d'acte politique, même si un des petits-fils de Mountbatten, la belle-mère de sa fille et l'adolescent qui travaillait sur le bateau ont également perdu la vie. Quelques semaines plus tard, Charles en deuil reçoit la lettre de Mountbatten où il lui conseille vivement d'oublier celle qui est la femme d'un autre et d'épouser à la place une «jeune fille douce et innocente, sans passé.»

Lord Louis Mountbatten (à gauche) à côté de la reine Elizabeth II et de son neveu le prince Philip, en 1970. | UPI / AFP

Lord Louis Mountbatten, arrière-petit-fils de la reine Victoria et oncle du prince Philip, était en effet une figure paternelle à la fois pour Charles et Philip, qu'il avait guidé lors de son arrivée en Grande-Bretagne à l'âge de 18 ans et dont il avait largement orchestré les rencontres avec la jeune princesse Elizabeth. Mountbatten avait poursuivi ses activités d'entremetteur en présentant Charles à sa petite-fille, Amanda Knatchbull, qui avait décliné sa demande en mariage. Il n'y a pas eu de lettre posthume où il recommande au jeune prince d'épouser une fille sans passé; mais en 1974 Mountbatten lui a bien envoyé une lettre où il lui disait:

«Pour son épouse, (un homme) doit choisir une fille convenable, jolie et douce de caractère avant qu'elle n'ait le temps de rencontrer quelqu'un d'autre dont elle puisse tomber amoureuse.»

Ce qui ne manquait pas d'ironie dans la mesure où dans cette même lettre, Mountbatten incitait le timide et sensible Charles à «faire les quatre cents coups» et lorsqu'on sait qu'il avait joué un grand rôle dans l'introduction du prince dans l'univers bambocheur des joueurs de polo internationaux.

Margaret Thatcher se fâche avec la reine

Au départ, Margaret Thatcher, la nouvelle Première ministre conservatrice, semblait plutôt bien s'entendre avec la reine. Toutes deux partageaient un même sens du devoir envers leur pays, une solide déontologie, une certaine intolérance vis-à-vis de la complaisance envers soi-même, un faible pour un fils trop gâté et un penchant pour les sacs à main rigides de chez Launer.

Mais dans l'épisode 8, c'est la rupture lorsque Thatcher refuse de signer un document qui engage le Commonwealth (l'organisation des anciens et actuels territoires et colonies britanniques, formée après la Seconde Guerre mondiale et qu'Elizabeth considère comme la réussite emblématique de sa monarchie) à imposer des sanctions à l'Afrique du Sud tant qu'elle continue de pratiquer l'apartheid, et bientôt elles se regardent en chien de faïence devant leurs tasses en porcelaine. Pire encore, la presse entend parler de leur différend et la crise constitutionnelle menace.

Margaret Thatcher (à gauche) et la reine Elizabeth II à la conférence du Commonwealth le 1er août 1979 à Lusaka. | UPI / AFP

Selon des dossiers déclassifiés par le gouvernement irlandais en 2017, c'est exactement ce qui s'est produit et la reine était tellement en colère qu'elle avait envisagé de renoncer à l'audience hebdomadaire. «Il est également largement admis que la reine est furieuse contre madame Thatcher suite à sa gestion de la question des sanctions», selon un diplomate irlandais basé à l'ambassade de son pays à Londres.

Il est également vrai que Mark Thatcher s'est perdu pendant le Paris-Dakar de 1982 après avoir surestimé ses capacités de navigation.

Morgan laisse entendre que Thatcher a pu être influencée par les intérêts commerciaux de son fils Mark en Afrique du Sud; si c'est difficile à confirmer, en 1996, Mark Thatcher s'est en effet installé en Afrique du Sud où il a lancé une société qui fit l'objet d'une enquête en 1998 pour octroi de prêts usuraires. Et il est également vrai, comme on le voit dans l'épisode 4, qu'il s'est perdu pendant le Paris-Dakar de 1982 après avoir surestimé ses capacités de navigation, ce qui a conduit à une chasse à l'homme à très grande échelle.

Mark Thatcher effectuant le contrôle technique préalable au départ du Paris-Dakar, le 30 décembre 1981. | Dominique Faget / AFP

Les cousines cachées

Reprise d'un thème de la saison 3, la princesse Margaret cherche désespérément à donner un sens à sa vie en se chargeant de tâches royales plus officielles, d'autant que des problèmes de santé l'obligent à tirer un trait sur la bamboche. Mais à présent que les princes Edward et Andrew ont dépassé les 21 ans, elle a été rétrogradée sur l'échelle hiérarchique et apprend qu'elle a fort peu de chances de jouer les substituts de la reine.

De plus en plus déprimée, Margaret finit par accepter de voir un psychothérapeute, par le biais duquel elle va découvrir que deux cousines germaines de sa mère ont été internées. Bien que Burke's Peerage –le Wikipédia de l'aristocratie britannique– affirme que ses cousines, Nerissa et Katherine Bowes-Lyon, sont mortes depuis plusieurs années, Margaret décide de mener l'enquête et découvre que non seulement elles sont bien vivantes (et handicapées mentales), mais que trois autres de ses cousines sont placées dans la même institution. Margaret demande des comptes à la reine mère qui justifie l'internement de ses nièces en soulignant qu'étant donné la difficulté à justifier le principe héréditaire, toute suggestion que la lignée royale puisse être génétiquement dysfonctionnelle mettrait tout l'édifice monarchique par terre.

Le Royal Earlswood Hospital en 1854. | Edmund Evans via Wikimedia Commons

Katherine et Nerissa Bowes-Lyon sont de vraies personnes, atteintes d'un grave handicap mental, internées au Royal Earlswood Hospital en 1941 à l'âge de 15 et 22 ans. Selon le Guardian, rien ne prouve que les deux sœurs aient reçu des visites de leur famille mais la nièce de Katherine et Nerissa, Lady Elizabeth Anson, a déclaré en 2011 que «la famille s'est toujours occupée des sœurs» et que leur mère, Fenella Bowes-Lyon, belle-sœur de la reine mère, leur avait rendu visite jusqu'à sa mort en 1966.

Quoi qu'il en soit, une tragique ironie soulevée par The Crown s'avère tout à fait exacte: le gène était transmis par la famille de Fenella, et non par celle des Bowes-Lyon, les filles ont donc été enfermées alors qu'elles ne représentaient aucune menace pour ce qui était perçu comme la pureté de la lignée génétique de la famille royale.

La petite amie d'Andrew

L'arrivée du prince Andrew au château de Windsor pour un tête-à-tête à cœur ouvert avec la reine le pose directement comme un homme plein de style et d'arrogance et à qui tout est dû (contrairement à Charles, à qui tout est certainement dû mais qui est loin d'être arrogant). L'hélicoptère de la Royal Navy d'Andrew fait trembler les vitres du palais au moment où il touche la pelouse, et en entrant à grandes enjambées dans l'entrée comme en terrain conquis il jette son casque sans même regarder où il tombe tant il est persuadé qu'il y aura forcément un valet pour le récupérer.

Lorsque le sujet de sa vie amoureuse est abordé au cours de la conversation, Andrew mentionne une actrice qu'il fréquente et se met à décrire l'intrigue de son dernier film, The Awakening of Emily, dans lequel celle-ci incarne une jeune fille de 17 ans jetée dans les bras de vieux prédateurs pervers. La reine est relativement contrariée d'apprendre qu'il s'agit d'un film «de charme» (comprendre cochon).

Andrew a en effet fréquenté une actrice américaine appelée Koo Stark au début des années 1980. Ils avaient été présentés l'un à l'autre par des amis communs en 1982 alors qu'elle travaillait un rôle de doublure pour une production du National Theatre de Qui a peur de Virginia Woolf?, et leur relation était devenue assez sérieuse pour qu'elle rencontre la mère d'Andrew et lui la sienne lors d'un séjour dans la villa de la princesse Margaret à l'île Moustique.

Le prince Andrew et Koo Stark, lors de l'ouverture de la Canon Photographic Gallery au Victoria & Albert Museum de Londres, 19 mai 1998. | John Stillwell / POOL / AFP

Six ans avant sa rencontre avec Andrew, Koo Stark avait joué dans un film érotique (devenu simplement Emily aujourd'hui), dans lequel «les nettes distinctions sociales de la société britannique sont brouillées par la nature universelle du désir sexuel» et qui comporte une scène où Koo Stark est nue sous la douche, pain bénit pour tabloïds. Anecdote intéressante, Henry Herbert, le réalisateur du film, menait une double vie en tant que 17e comte de Pembroke, ce qui fait que Koo Stark (elle-même issue du gratin new-yorkais) évoluait déjà dans des sphères aristocratiques.

Nous n'avons aucun moyen de savoir si Andrew a eu cette discussion hautement improbable avec sa mère ou si elle a été incluse à cause de l'actuelle implication du prince dans le scandale Jeffrey Epstein mais il semble que la reine n'ait pas émis d'objection dans la vraie vie car l'actrice rendit de fréquentes visites à Buckingham Palace pendant leur relation. Koo Stark s'est avérée être une femme pleine de classe qui ne publia jamais la moindre révélation malgré une pléthore d'offres toutes aussi lucratives les unes que les autres.

Diana et le «Fantôme de l'opéra»

En 1985, le couple de Charles et Diana se délite, leur différence d'âge («davantage un gouffre qu'un écart d'âge» observe la princesse Anne), d'intérêts et de caractères (sans parler du fait que Charles est profondément amoureux de quelqu'un d'autre) s'avérant être des obstacles insurmontables.

Nous voyons à quel point la solitude et le manque de soutien exacerbent les problèmes émotionnels et la boulimie de Diana, ce dont elle s'était publiquement ouverte au cours de son interview accordée à Martin Bashir sur la BBC en 1995. Dans le même temps, le délicat amour-propre de Charles est constamment menacé par l'ampleur de la popularité de Diana, bien supérieure à la sienne.

Charles est tranquillement en train de profiter d'une représentation de gala d'opéra et de danse classique en l'honneur de son 37e anniversaire à Covent Garden lorsque Diana fait une apparition surprise sur scène, un duo avec un danseur classique sur la chanson «Uptown Girl» de Billy Joel. Le public ravi fait une standing ovation à la princesse mais Charles, une nouvelle fois éclipsé par sa femme, est furieux et la tance vertement sur le chemin du retour en lui reprochant cette «exhibition terriblement gênante». Puis il la dépose au palais et file rejoindre Camilla.

Diana a réellement participé à un duo avec Wayne Sleep lors d'une représentation de gala.

Diana, délaissée, commence à fréquenter son «professeur d'équitation» James Hewitt, et chacun vit ouvertement sa vie de son côté jusqu'à ce que la reine ait vent de la situation et leur ordonne de recoller les morceaux parce que «le mariage de l'héritier ne peut se permettre d'être un échec».

Diana veut bien essayer et quitte Hewitt, mais lorsqu'il frôle la mort à la suite d'une avalanche, Charles comprend que la vie est trop courte pour ne pas la passer avec la femme qu'il aime réellement et il veut divorcer. Le couple commence à se réconcilier quand même et Diana se rend à Highgrove, la maison de campagne de Charles, pour un dîner d'anniversaire de mariage romantique, où elle lui offre une VHS. Sur la cassette se trouve un enregistrement laborieux de la princesse en train de chanter une chanson d'amour cucul (chacun ses goûts), extraite de la comédie musicale Le Fantôme de l'opéra, sur la scène d'un théâtre du West End, avec costume, orchestre et tout le toutim. Charles s'oblige à sourire mais il confiera plus tard à Camilla qu'il déteste la musique (Andrew Lloyd Webber n'est clairement pas un compositeur pour intello) et sa façon de chanter.

Diana a réellement participé à un duo avec Wayne Sleep, soliste du Royal Ballet, lors d'une représentation de gala, mais qui était destinée à célébrer les mécènes du Royal Ballet et non l'anniversaire de Charles –et ce fut un immense succès, avec huit rappels. Diana adorait danser et elle avait approché Sleep début 1985 pour prendre des cours, ce qui finalement ne s'était pas fait, avant de le recontacter pour ce gala.

«Charles serait dans le public et elle voulait lui faire la surprise, tout cela était absolument secret, confia Sleep au Guardian. La chorégraphie avait un peu de tout: du jazz, de la danse classique, même du cancan. [...] Elle a adoré, mais elle était surtout aux anges de n'en avoir rien dit à Charles et que les paparazzis soient passés à côté de nos répétitions.»

Il est également vrai que Charles n'avait pas franchement été enthousiasmé et Richard Kay, la meilleure source de fuites au sujet de Diana, confie dans un documentaire réalisé en 2017: «Elle a fait ça en l'honneur de Charles. Charles n'a pas du tout été impressionné. Pour lui, elle voulait simplement se mettre en avant.»

Sulzberger a défendu sa représentation de «All I Ask of You» dans une interview accordé au Telegraph et déclaré que «l'histoire du Fantôme est vraie» en citant des coupures de presse rapportant que Diana était allée voir les décors du Fantôme de l'opéra dans le West End. Mais il n'existe aucune preuve que Diana ait chanté et dansé devant la caméra, excepté un article du Washington Post datant d'août 1988 qui suggère qu'elle y avait été dirigée par Gillian Lynne, la chorégraphe du Fantôme, en personne.

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