Monde

Le PP espagnol dans des histoires de gros sous

Slate.fr, mis à jour le 09.04.2010 à 14 h 33

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«Caso Gürtel». Le plus gros scandale de corruption agite le Parti Populaire (PP) espagnol, dans l'opposition depuis 2004. Menée par le juge Garzon –hypermédiatique pour avoir ordonné l'arrestation d'Augusto Pinochet en 1998–, l'affaire Gürtel, du nom du principal impliqué, Francisco Correa (ceinture en français, gurt en allemand) secoue le monde politique espagnol depuis février 2009.

L'affaire surgit en 2007 et l'investigation du juge Garzon révèle au fil des années la machination  menée principalement par Correa et trois de ses hommes de confiance. Le quatuor aurait mis en place un conglomérat d'entreprises qui aspiraient des fonds publics en obtenant la corruption de fonctionnaires et d'autorités. Principales concernées: les communautés autonomes de Madrid et de Valence, dirigées par le PP, mais près de 50 personnes seraient impliquées.

Si le scandale fait vendredi la une des journaux en Espagne et ailleurs dans le monde c'est que le sénateur et trésorier du parti conservateur, Luis Barcenas, vient de démissionner. Safari, maisons, tableaux... pour El Mundo, rien n'était trop gros pour blanchir les 1,3 million d'euros qu'aurait perçu celui qui fût trésorier du parti pendant un an mais lié à ses dépenses depuis plus de 25 ans.

Mais face au scandale, le quotidien argentin Pagina/12 juge le Parti populaire «tiède». «En atteste la situation confuse qui règne après la démission de Barcenas. Jeudi, Rajoy (président du PP) a supporté que les journalistes lui demandent trois fois s'il allait continuer à payer Barcenas en tant qu'avocat et il n'a jamais répondu clairement.» De même, la situation du président de la Communauté autonome valencienne, Francisco Camps, reste floue : bien qu'il soit avéré que ce dernier a reçu des cadeaux de personnalités aujourd'hui en prison, «celui-ci n'envisage pas une seconde de démissionner».

Ami de Correa et Premier ministre lorsque le jeune chef d'entreprise organisait les meetings du PP, José Maria Aznar s'est vu dans l'obligation de réagir.«Le Parti populaire est et doit continuer d'être un parti incompatible avec la corruption», a-t-il déclaré lors d'une cérémonie officielle, comme le rapporte El Pais.

[Lire les articles d'El Pais ici et , ceux d'El Mundo ici et , et celui de Pagina/12]

Photo: Billets/1suisse, via Flickr CC License by

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