Économie

Pendant le confinement, le marché des manoirs «à la Downton Abbey» explose

Temps de lecture : 2 min

Tout le monde n’a pas les mêmes problèmes.

À eux la vie de château. | Mike Smith via Unsplash
À eux la vie de château. | Mike Smith via Unsplash

Beaucoup a été écrit sur les envies de changement d’atmosphère provoquées par le confinement. Pour certains, une envie de se reconvertir, pour d’autres de quitter la ville ou d’aménager son bureau dans le jardin

Pour d'autres encore, cette envie de changement prend simplement la forme d’un manoir immense dans la campagne anglaise et d’un bataillon de domestiques, cuisiniers et jardiniers pour s’occuper de toutes les tâches ménagères.

Comme en France, où le marché des châteaux reprend des couleurs, les agences immobilières anglaises constatent que les super-riches se jettent sur les propriétés «type Downton Abbey» listées à plusieurs millions de livres. Avant la pandémie de COVID-19, ces manoirs n’avaient plus la cote, les millionnaires leur préférant des appartements dans de luxueux buildings ou des propriétés exotiques.

Mais maintenant que tout le monde doit rester cloitré chez soi, ces manoirs et ancien châteaux sont subitement redevenus désirables. L’agence immobilière Savills affirme au Guardian avoir vendu vingt-et-un manoirs valant 15 millions de livres (16,7 millions d’euros) ou plus depuis le premier confinement en mars. En 2019, elle n’en avait vendu qu’un.

Clientèle internationale

«Ils étaient toujours entre deux avions, voyageant dans le monde entier pour les affaires et n’avaient pas besoin de maison de campagne. Mais ils ont réalisé qu’ils peuvent aussi se poser, et qu’ils aiment ça», explique Crispin Holborow, un cadre de Savills.

Ces propriétés n’attirent pas que de riches Britanniques. Selon Holborow, la moitié des acheteurs sont étrangers. «Des rois et reines d’Angleterre ont dormi dans ces maisons. C’est un point important pour certaines nationalités… les Américains adorent ça par exemple».

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Au prix des bâtisses, entre 15 et 100 millions de livres, il faut ajouter le coût des domestiques: gouvernantes et jardiniers, du monde pour s’occuper des étables, ainsi qu’un garde-chasse si l’on veut s’adonner au tir.

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